Pourquoi ils toussent

Les pertes affichées par les grands groupes français atteignent des milliards d’euros, l’unité de compte qui désormais prévaut en tous domaines en ces temps de gigantisme. Cela va-t-il si mal après quelques semaines d’une forte baisse de l’activité économique suivies d’une reprise durablement poussive ? Le tissu économique serait-il à ce point fragile ? C’est une hypothèse à sérieusement envisager.

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Si on aidait les masques à tomber

Dans l’improvisation, les plans se succèdent et s’additionnent, et ce n’est pas fini ! Les banques centrales et les gouvernements tentent de faire face à ce qui est désormais comparé à la Grande dépression, devant même la surpasser. Les suicides des financiers en moins, les morts du coronavirus et tout ce qui s’en suit en plus. L’économie plonge et des craquements se sont entendre dans le système financier, dont on découvre qu’ils sont tous deux systémiques. La pire des propriétés, celle devant laquelle ils sont désarmés.

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Ruée des grandes entreprises vers le cash

Les levées de fonds des grandes entreprises explosent, mais toutes n’en profitent pas. Seules les plus grandes et mieux notées peuvent sauter sur l’occasion tant que les marchés ne sont pas fermés et leur réservent bon accueil.

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Drôle de terrible époque

Heureusement, des valeurs sacrées sont sauvegardées dans ce monde ou tout fout le camp ! S’exprimant lors d’une conférence de presse, un haut fonctionnaire de Bercy a exprimé un véritable cri du cœur quand il a justifié le versement de dividendes aux actionnaires par les entreprises qui « doivent payer leurs fournisseurs. Et les actionnaires sont des fournisseurs de capitaux ». Une analogie singulière qui souligne combien il est coulé dans le moule.

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Le partage, ce très vilain gros mot

L’énormité de la rémunération des grands patrons soulève chaque fois qu’elle est dévoilée un grand vent d’indignation. Est-ce vraiment la récompense de leur mérite ? Qui peut souscrire à cette fadaise ?

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LES BANQUES, PLANCHES DE SALUT OU PLANCHES POURRIES ?, par François Leclerc

Billet invité.

C’est le printemps, les projets de plans de sauvetage des banques fleurissent ! Le gouvernement italien tient enfin un projet complexe à plusieurs étages, dénommé Atlante, qui est destiné à assainir son système bancaire, l’étape préalable à toute reconfiguration. Reste à obtenir l’accord de la Commission, étant donné que les finances publiques sont mises à contribution dans un montage qui prévoit la titrisation des prêts non performants (NPL) que personne ne veut acheter, bien qu’ils aient été dépréciés d’environ 45% par les banques qui les détiennent.

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VOUS LES CROYEZ ENCORE, VOUS ? par François Leclerc

Billet invité.

En application d’un calendrier parfait, Angela Merkel rend aujourd’hui visite à Antonis Samaras, le premier ministre grec, afin de conforter l’idée que le pire est passé et dans le but de distancer Syriza aux élections municipales et européennes à venir. Un geste calculé qui éclaire l’émission obligataire d’hier, dont la vocation était de permettre d’affirmer le retour de la confiance des marchés. Les Grecs sont pauvres mais sauvés !

Mais les résultats de cette émission à cinq ans sont inquiétants plus qu’autre chose, précisément en raison de leur succès mirobolant. Plus de 21 milliards d’euros de demandes auraient été enregistrés par les banques pour cette émission syndiquée de finalement 3 milliards d’euros : cela a été la ruée, l’opération ayant été bien orchestrée ! D’où provient cependant cet appétit glouton pour la dette d’un pays dont le montant représente 175% du PIB et dont on ne voit pas comment il échappera à une nouvelle restructuration ? Les marchés ne cherchaient-ils tout simplement pas à réaliser une bonne affaire dans l’immédiat ? Dans une situation de faible inflation, le coupon de 4,75% est des plus attrayants, surtout s’il est imprudemment parié que la BCE va mettre en œuvre le programme d’achats de titres qu’elle a déclaré tenir prêt, ce qui permettrait de lui céder ensuite les obligations achetées.

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