L’Allemagne paiera-t-elle

Portant la principale responsabilité de la politique budgétaire européenne, l’Allemagne est au centre de l’attention. Les autorités allemandes pourraient-elles prochainement concéder son assouplissement ? Dans les faits, rien ne permet aujourd’hui d’y croire.

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Sœur Anne, ne vois-tu rien venir

Le chamboulement de la géographie politique allemande est destiné à se poursuivre, dans le contexte de la poursuite de la dégradation de la situation économique. Mais que peut-on en attendre au niveau Européen ?

Les deux partis de la Grande Coalition, CDU-CSU et SPD, sont déjà inscrits comme les grands perdants. Celle-ci ne doit sa survie qu’aux risques provenant de la tenue d’une nouvelle élection, que leurs dirigeants ne veulent pas prendre. Ils s’accrochent à un pouvoir qu’ils vont néanmoins devoir tôt ou tard quitter dans sa forme actuelle, le SPD pour rentrer dans l’opposition, et la CDU-CSU pour former une coalition avec de nouveaux partenaires. Dans l’immédiat, cela n’a pas empêché les présidents des groupes parlementaires de la CDU, de la CSU et du SPD, de célébrer tous trois réunis leur « harmonie » et leur « succès », exprimant ainsi leur intention de retarder le plus possible l’échéance en forçant le trait.
 
Les Verts et l’AfD d’extrême-droite sont annoncés dans les sondages comme allant connaitre une forte progression lors des trois prochaines élections régionales de l’automne dans les territoires de l’ancienne Allemagne de l’Est. Dans la Saxe et le Brandebourg, où la Grande Coalition est au pouvoir, et dans la Thuringe, le seul État fédéré où Die Linke (la gauche) détient le poste de premier ministre à la tête d’une coalition avec le SPD et les Verts.

Partout, les coalitions en place pourraient ne pas survivre à un nouveau scrutin. Les cartes sont brouillées et, première illustration, l’AfD vient de manquer de peu de conquérir sa première mairie dans la Saxe. Parallèlement, la progression des Verts dans cet État où ils sont au coude à coude avec le SPD, laisse présager des difficultés lorsqu’il faudra reconduire la coalition, ce qui permet d’en prévoir d’analogues lors de la constitution d’une coalition nationale.

Aucun signal annonçant une évolution de la politique européenne allemande n’est jusqu’à maintenant enregistré. Ce n’est en tout cas pas la dernière réunion de l’Eurogroupe qui l’aura donné. Les statuts du Mécanisme européen de stabilité, le dispositif anti-crise, y ont été approuvés afin d’être présentés au prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement du 21 juin. La formalisation de la procédure pour déficit excessif de l’Italie y a été repoussée et, en dépit des dimensions devenues symboliques du fonds d’investissement de la zone euro, il n’aura pas été possible de l’adopter en raison de dissensions. C’est dire le blocage qui sévit et le poids du FMI qui au contraire le soutient ! L’enterrement est de première classe, ne laissant plus aux dirigeants français qu’à y voir un démarrage !

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L’Allemagne vire à droite

Une crise politique profonde continue de couver en Allemagne. Le quatrième mandat d’Angela Merkel, qui sera le dernier, n’est pas parti pour ressembler aux précédents. Il devient secondaire de spéculer sur ses marges de manœuvre, la chancelière préférant dorénavant substituer aux compromis européens l’affirmation prioritaire des intérêts allemands devant l’agression de Donald Trump. Raison pour laquelle elle entend monter en puissance à Bruxelles afin de tout verrouiller.

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