Elles font des bulles mais encore

On ne compte plus les effets des flots de liquidité gratuites ou à très bas prix qui inondent le système financier. Et ce n’est pas fini, la Fed et la BCE s’apprêtant à baisser à nouveau leur taux.

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Perspectives totalement inavouables

Dans les couloirs des institutions européennes, on entend parfois dire de drôles de choses qui n’ont pas vocation à être publiquement exprimées. De délicates questions sont posées mais laissées sans réponse : de combien faudrait-il diminuer la dette publique pour qu’elle devienne soutenable ? comment rendre sa réduction compatible avec les règles ? Et cela n’avance pas.

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Le capitalisme condamné à vivre d’expédients

Le livre des recettes macro-économiques disponibles est bien mince. On en revient toujours au même sempiternel remède de la croissance salvatrice, et la réunion annuelle du FMI à Bali n’y a pas dérogé.

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La dette privée, cette grande oubliée

Pour un peu, on oublierait le poids de la dette privée, à force de se focaliser sur la dette publique, cette source de tous les malheurs. Son accroissement contribue pourtant fortement à celui de l’endettement global, et l’on commence à se rendre compte de ses dangers.

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En toute oligarchie…

Les grandes entreprises américaines devraient consacrer cette année plus de mille milliards de dollars au rachat de leurs propres actions. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il connait une accélération due à l’allégement des taxes décidé par Donald Trump, qui les incite à rapatrier les capitaux parqués dans des pays fiscalement plus accueillants en leur accordant un taux d’imposition préférentiel de 15,5%. 300 milliards de dollars ont ainsi déjà été rapatriés au premier trimestre de cette année, presque un tiers de leurs fonds logés à l’étranger.

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La dette et ses contradictions

Comme nul ne peut l’ignorer, l’inexorable croissance de la dette publique fait problème. Sa soutenabilité est devenue la règle, quitte dans le cas de la Grèce à l’appuyer sur des prévisions de croissances délirantes.

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ÉCLAIRAGES SUR LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Comment réduire l’endettement public ? Cette lancinante question toujours pratiquement sans réponse ne va pas tarder à réapparaitre dans l’actualité à propos de la Grèce. Mais ceux qui ne veulent pas la prendre à bras le corps auront beau jeu dans ce cas de proposer de rallonger la période de grâce pour repousser à dans des dizaines d’années la constatation qu’elle n’est pas soutenable. Grosse inconnue : le FMI se laissera-t-il prendre ?

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L'actualité de la crise : DEUX POIDS, DEUX MESURES, par François Leclerc

Billet invité.

« Nous avons deux petits mois devant nous pour réussir » : voilà ce que doivent se dire les hauts fonctionnaires et sherpas qui négocient actuellement la préparation du Conseil européen des 23 et 24 mars prochains, par ailleurs veille d’une importante échéance électorale allemande dans le Bade Wurtemberg. Voilà le répit qu’ils souhaitent se voir accordé par les marchés, qui témoignent d’une relative expectative tant qu’ils croient possible une heureuse issue à cette échéance.

De quoi s’agit-il ? D’aboutir à un compromis conjuguant un renforcement du dispositif de sauvetage financier européen – qui suppose une implication allemande plus poussée – et une cohérence fiscale plus affirmée, nécessitant que le gouvernement français s’engage dans une rigueur que – fin politique – il a jusqu’à maintenant cherché à repousser à plus tard.

Ces deux mois vont être longs à tenir, le succès à l’arrivée n’étant pas garanti, les libéraux allemands du FDP tentant de se refaire une petite santé électorale en jouant la carte de l’intransigeance. Les marchés, à qui beaucoup a déjà été raconté, n’entendant pas cette fois s’en laisser conter. Aujourd’hui, ils viennent de donner deux signaux clairs, en se précipitant massivement pour souscrire à l’émission obligataire du fonds de stabilité et en retendant parallèlement les taux des pays de la zone des tempêtes. Favorables à des euro-obligations qui diminueraient leur risque, ils craignent que les Européens ne se mettent finalement pas d’accord. La signature de l’Europe est confortée, mais il reste à ce qu’elle soit apposée…

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L'actualité de la crise : PLUS ON AVANCE, MOINS ON SAIT QUOI FAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Tenir une simple liste des discussions entamées et laissées en suspens, pour ne pas parler des mises à jour de dossiers, est une tâche qui de jour en jour s’alourdit. Sans aller chercher jusqu’aux Etats-Unis, où la lancinante question de la réduction du déficit fédéral n’est pas près de trouver une réponse, imposant dans l’immédiat au Congrès de relever le plafond autorisé de la dette publique, l’Europe n’est pas mal pourvue sur ce chapitre.

Il en ressort, pour en faire la synthèse, que plus on avance, moins on sait quoi faire.

L’émission des euro-obligations, que l’on croyait pour un temps enterrée, a déjà rejailli à Paris, à l’occasion d’une visite jeudi de Georgios Papandréou, le premier ministre grec. Prudemment, il a avancé qu’il faut utiliser « tous les outils possibles de la boîte à outils », après avoir affirmé en décembre dernier vouloir contribuer à réunir un million de signatures d’Européens en sa faveur. Il s’inscrivait alors dans le cadre de L’initiative citoyenne européenne, qui permet selon le Traité de Lisbonne de saisir la Commission européenne. A l’occasion du démarrage de la présidence de l’Union européenne par la Hongrie, son ministre des finances György Matolcsy a immédiatement pris le relais depuis Budapest. Parlant des euro-obligations, il a pronostiqué : « Je l’exclurais aisément pour d’ici à la fin de l’année. Mais, d’ici à 2013 ou d’ici au milieu de la décennie, je suis très optimiste quant à l’issue finale : nous aurons certainement des nouveaux instruments financiers comme les euro-obligations ».

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L'actualité de la crise : LA DETTE N’EST PAS SOLUBLE DANS L’EAU, par François Leclerc

Billet invité.

Les voies de la crise ne sont pas impénétrables. Sans doute, le sauvetage de l’Irlande restera-t-il dans les livres d’histoire comme l’un de ses parfaits exemples, de la même manière que la fameuse tulipomanie sera à jamais une parfaite illustration de la spéculation.

Hier soir dimanche, un plan a été annoncé dans ses grandes lignes, qui va encore devoir être longuement mouliné nous est-il annoncé, sans que l’on comprenne bien ce qui justifie les délais invoqués. Sinon qu’il fallait sans attendre dire à tout prix quelque chose pour stopper la propagation de la crise, mais que des désaccords subsistent – la question de la taxation des bénéfices des entreprises, sujet de profonde discorde, n’est pas réglée – et qu’il faut du temps pour sonder le fonds du gouffre dans lequel les banques irlandaises se trouvent. Sans exclure que l’enveloppe de 80 à 90 milliards d’euros annoncé soit revue à la hausse à l’arrivée, quand l’examen de leurs bilans aura été mené à son terme. L’affaire, en tout cas, n’est pas bouclée et la colère monte.

Le cas de l’Irlande est donc un cas d’école. Deux raisons concourent à son sauvetage européen, lui-même justifié par la nécessité de protéger la zone euro. Et deux vecteurs possibles de contagion au sein de celle-ci ont été clairement mis en évidence. Le premier est l’interconnexion de l’endettement bancaire, le second celui du financement de la dette des Etats par les banques.

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