Le système porte en lui sa caricature

Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor américain, veille au grain auprès de Donald Trump pour le compte de Wall Street. Sur le pont, il maintient des rapports de coopération avec l’opposition démocrate majoritaire au Congrès afin d’obtenir l’adoption de programmes gouvernementaux massifs à rallonge qui totalisent déjà 2.700 milliards de dollars.

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Le capitalisme financier, son meilleur ennemi…

Donald Trump a l’œil rivé sur la balance commerciale et ne se soucie pas de la progression de la dette américaine. Selon le Bureau du budget du Congrès (CBO), le déficit budgétaire va déraper sévèrement, dépassant les 800 milliards de dollars cette année, puis les 1.000 milliards en 2020. Le président américain incrimine le déficit commercial, dont ce serait la conséquence, mais pour le CBO la réforme fiscale de la fin de l’année dernière, qui va diminuer les recettes budgétaires, et la relance des dépenses publiques en sont les responsables.

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La problématique mutation de la Banque centrale européenne

L’Union européenne et la zone euro peuvent-elles prétendre à la viabilité si la BCE n’y apporte pas sa contribution dans le futur, dans la continuité de ce qu’elle a engagé et éprouvé ?

L’attention est aujourd’hui focalisée sur le rythme et les étapes de la diminution de ses achats obligataires et l’accroissement de son taux directeur, mais une autre question est ignorée : la BCE doit-elle ou non arrêter totalement ses mesures non conventionnelles ? doit-elle réduire la taille de son bilan – qui a atteint 4.371 milliards d’euros en novembre dernier, devançant la Fed – à ce qu’il était avant ou n’y procéder que partiellement et lentement ?

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Réunions de Washington : ILS LAISSENT À TRUMP L’INITIATIVE, par François Leclerc

Billet invité.

Première contorsion d’une série qui s’annonce, le communiqué de l’assemblée de printemps du FMI passe à la trappe sa rituelle dénonciation du protectionnisme pour lui substituer une mise garde contre des mesures de « repli économique ». Selon Augustin Carnets, le président du Comité monétaire et financier du FMI, « le mot protectionnisme est ambigu  ». Sa dénonciation est en réalité rejetée par l’administration Trump. Avec la nouvelle formulation, les apparences sont sauves et l’unanimité sans gloire prévaut.

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LE MÉCANISME DE LA DÉRÉGULATION FINANCIÈRE SE PRÉCISE, par François Leclerc

Billet invité.

Entre la remise en cause de la régulation financière annoncée par Donald Trump et les futures négociations relatives au Brexit, il va y avoir beaucoup de grain à moudre. Les deux vont être d’excellents prétextes que les banques européennes ne vont pas manquer de saisir pour revenir en arrière.

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DÉRÉGULATION FINANCIÈRE, EN ARRIÈRE TOUTE ! par François Leclerc

Billet invité.

On n’oubliera pas le mois de décembre 2014 : le virage est engagé, la priorité est désormais donnée à la libération du marché et à la suppression des entraves réglementaires qui se sont multipliées ! Des deux côtés de l’Atlantique, les banques ont fini par avoir gain de cause et obtenu simultanément l’abandon des réformes sur le sujet emblématique et très sensible de la séparation de certaines de leurs activités spéculatives sur fonds propres.

En dépit de l’opposition farouche d’un large secteur des élus démocrates, Barack Obama a obtenu au forcing le vote par le Congrès d’un amendement à la loi Dodd-Frank de 2010 qui abrogeait cette disposition, en particulier pour les Credit default swaps (CDS). Préludant à son abandon, la reculade sur ce même dossier du nouveau commissaire européen aux affaires financières, Jonathan Hill, n’est pas passée inaperçue dans les milieux bancaires qui ont salué avec un grand soupir de soulagement cette éclaircie.

Sous le titre « La pause, enfin ? » l’éditorial de l’hebdomadaire financier français l’AGEFI mérite à cet égard d’être cité : « les banques sont assainies, leur supervision contrôlée et la stabilité financière consolidée. Mais le trop-plein de régulation, l’instabilité de son cadre même, ont sérieusement mis à mal le financement de l’économie, en faisant fi d’un principe de base. Il existe des fondamentaux dans l’équilibre économique des banques : à trop renforcer leur niveau de capital, on met en danger leurs métiers essentiels que sont le crédit ou la tenue de marché ».

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