Les manipulations téléguidées du marché obligataire

L’anonymat du marché est une convenance bien utile qui permet de ne pas identifier les acteurs de tel ou tel événement financier important à propos duquel la discrétion s’impose. Notamment lorsque le marché – ou les marchés, au choix – tonne de sa grosse voix pour punir les récalcitrants à une politique de désendettement appelant à être courageux. Précision qui a son importance : font preuve de courage ceux qui imposent cette politique et non pas ceux qui en subissent les effets.

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Les banques ne craignent pas la banalité

Serait-ce dans leur seconde ou même dans leur première nature ? Quatre banques sont suspectées de manipulation de marché, rappelant le précédent scandale de l’Euribor ainsi que d’autres épisodes du même tabac, affectant notamment le prix des métaux.

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Santé financière du secteur bancaire : CEUX QUI RUENT DANS LES BRANCARDS, par François Leclerc

Billet invité.

La chute des valeurs bancaires ayant largement contribué à celle des Bourses qui vient d’intervenir, les banques sont à nouveau sur la sellette. Établissant la liste sans fin de ce qui les atteint, Martin Wolf en conclut dans le Financial Times qu’elles sont « exposées à à peu près tout », depuis la baisse brutale de la croissance chinoise jusqu’à celle du prix des matières premières. Dans la chaîne économique, les banques sont selon lui « le point faible », qualifiées « d’énormes, extrêmement complexes et opaques mastodontes aux effets de levier élevés ».

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Espirito Santo : UN ADMINISTRATEUR BIEN MAL INFORMÉ ? par François Leclerc

Billet invité.

Contrairement à ce qui était avancé par le journal portugais « i » et répercuté par nos soins, c’était bien avec sa casquette de représentant de l’actionnaire Crédit Agricole que Xavier Musca a opéré entre le 21 et le 26 mai les quatre ventes de titres successives de la BES, dont il est administrateur, avant qu’il ne soit décidé de ne pas suivre son augmentation de capital de juin dernier. Plus de six longues semaines auront toutefois été nécessaires pour venir à bout d’une « panne technique de transmission », selon les termes du démenti qui nous été opposé, au terme desquelles la BES (et non le Crédit Agricole comme affirmé par le démenti) aura pu remplir avec un grand retard ses obligations d’information du marché via la CMVM portugaise, l’autorité des marchés. Pour mémoire, le dimanche 3 août avant l’ouverture de ceux-ci, la Banque du Portugal informait de la restructuration de la BES (et de son effondrement), après avoir auparavant assuré de sa solidité. La providentielle panne technique a pu éviter de perturber l’augmentation de capital de la BES de juin, car les transactions auraient dû être rendues publiques lorsqu’elle est intervenue, conduisant des investisseurs à y participer pour perdre leur mise depuis. C’est en tout cas ce que la séquence des évènements pourrait suggérer.

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Espirito Santo : UN ADMINISTRATEUR DU CRÉDIT AGRICOLE S'EST-IL COINCÉ LES DOIGTS DANS LA PORTE ? par François Leclerc

Billet invité.

Se souvient-on de Xavier Musca et de son pedigree prestigieux dans la fonction publique ? Sa brillante carrière de haut fonctionnaire spécialisé dans les questions économiques et financières culmina en 2011 au poste de secrétaire général de la Présidence, sous Nicolas Sarkozy, après avoir été nommé à la direction générale du Trésor en 2007, et avoir auparavant présidé le Club de Paris et représenté la France dans les négociations avec le FMI et la Banque Mondiale. Après la victoire de François Hollande, il a rejoint en juillet 2012 le Crédit agricole, où il est nommé directeur général délégué, non sans remous pour cause de pantouflage. À l’Élysée, il a été étroitement impliqué dans la coordination du sauvetage des banques avec ses collègues européens.

L’histoire ne s’arrête bien entendu pas là. Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, Xavier Musca a été nommé administrateur de la BES et de la Bespa, la société détenant la majorité des parts de la BES et associant ses deux principaux actionnaires, Espirito Santo Financial Group (27,36%) et le Crédit agricole (20,12%).

Jusque là, tout va bien. Mais il s’avère, d’après la presse portugaise qui se réfère aux informations de la Commission du Marché des Valeurs Mobilières (CMVM), qu’une infraction au Code des Valeurs Mobilières aurait pu être commise par ses soins. Ce n’est que le 15 juillet dernier qu’il aurait en effet communiqué la vente en son nom de 35,8 millions d’actions de la BES, pour une valeur totale de 32,6 millions d’euros, en quatre opérations successives échelonnées entre les 21 et 26 mai.

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