Une offensive allemande très défensive

Les autorités allemandes n’ont pas lésiné pour rappeler à l’ordre Mario Draghi et Christine Lagarde. La pilule des dernières mesures adoptées sous les auspices du premier a été dure à avaler et il ne faudrait pas que la seconde persévère dans la même voie comme cela se présente.

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Le moment de la sainte frousse

L’accroissement des inégalités sociales et le « populisme » montant qui l’accompagne font réfléchir dans les hautes sphères de l’économie et des finances. Sous ses différentes formes, la crise politique dérange la bonne marche du business, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe.

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Conseils d’amis à Christine

Que va donc pouvoir faire Christine Lagarde à la tête de la BCE ? Il faut s’attendre à ce que les conseils ne manquent pas, et cela avait déjà commencé alors même qu’elle n’était pas encore nommée.

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L’avenir incertain de nos chères banques centrales

Les banques centrales ont bien travaillé, mais leur mission devrait être élargie dans l’avenir. Ce n’est encore qu’une petite musique, car l’heure est au désengagement, mais cette interrogation se fraye lentement un chemin.

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La magie monétaire va-t-elle frapper en Suisse ?

Le rôle à venir des banques centrales, sujet de réflexions académiques hétérodoxes de longue date, n’est plus destiné à un public versé en la matière. Dimanche prochain, les Suisses vont voter à l’occasion d’un référendum portant sur un texte intitulé « Initiative Monnaie Pleine ». S’il en était décidé ainsi, celui-ci accroitrait singulièrement les missions de la banque centrale suisse.

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CROISSANCE ET ENDETTEMENT, UN COUPLE INFERNAL, par François Leclerc

Billet invité.

Coller le nez à la fenêtre afin de ne pas perdre une miette des lancinantes péripéties de la crise européenne en ferait presque oublier l’essentiel : de 2008 à 2011, le ratio de la dette publique et privée des pays avancés est passé de 208% à 236% de leur PIB. Conduisant les auteurs du dernier Rapport de Genève à titrer celui-ci : « Le désendettement, quel désendettement ? ».

Ce n’est cependant pas cette impressionnante progression qui doit prioritairement retenir l’attention, mais son point de départ. Celui-ci illustre ce que la croissance des pays avancés doit à leur endettement. Avec comme corollaire que cette dernière s’affaiblit fortement lorsqu’il est contenu comme actuellement, perturbant sa résorption. Le mystère d’une croissance introuvable n’est pas à chercher ailleurs : croissance et dette font un couple infernal.

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L'actualité de demain : LE BAL DES HYPOCRITES, par François Leclerc

Billet invité.

Ouvert à propos de la parité de l’euro, le débat sur une intervention de la BCE est fermé par Mario Draghi, tandis qu’au Japon le premier ministre tance à nouveau la Banque du Japon pour ne pas intervenir avec assez de vigueur afin de faire monter l’inflation (et baisser le yen). Shinzo Abe renouvelle ses menaces de réformer son statut et de lui faire perdre son indépendance, appelant à une création monétaire massive qui ne vient pas, dernier espoir de briser le sortilège de la déflation. Plus le temps passe et le déficit de l’ État japonais augmente, plus la question devient insoluble.

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L'actualité de demain : PARJURES ET GROSSES CACHOTTERIES, par François Leclerc

Billet invité.

Réalisé en douce, le sauvetage du sauvetage de l’Irlande a nécessité une restructuration de la dette de l’État Irlandais envers sa banque centrale nationale ayant toute les apparences d’une monétisation qui ne dit pas son nom, la BCE en prenant note distraitement comme si elle avait regardé ailleurs.

Le plan qui va devoir être adopté d’ici la fin mars pour tirer d’affaire Chypre va bousculer d’autres tabous. Car Jörg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE, vient de l’affirmer : il est hors de question d’attendre que le cap du 22 septembre des prochaines élections allemandes soit passé, car cela reviendrait à mettre en question « les progrès accomplis l’année passée pour surmonter la crise de l’euro ».

Les ministres des finances de l’eurozone vont devoir plancher sur plusieurs scénarios qui leur sont proposés, selon le Financial Times qui en donne tous les détails. Ils ne prévoient que de véritables horreurs : suivant les options, une nouvelle restructuration de la dette souveraine grecque, la participation des créanciers des banques dans le cadre d’un bail-in (une recapitalisation sans injection de capitaux), et même une ponction sur les dépôts. Une mesure susceptible de déclencher leur retrait précipité, puisqu’elle est désormais connue comme étant envisagée, aggravant encore la situation des banques chypriotes.

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L'actualité de la crise: les banques centrales, dernier ressort, par François Leclerc

Billet invité.

LES BANQUES CENTRALES, DERNIER RESSORT

La BCE a fait ce qu’il fallait jeudi dernier pour que le remboursement des 442 milliards d’euros qu’elle attendait se passe au mieux. Elle a offert en substitution de nouvelles facilités à trois mois, afin de permettre aux banques de rouler leur dette, et si possible de l’éteindre progressivement. Il a en effet été discrètement annoncé que ces émissions illimitées de liquidités à plus court terme allaient se succéder sans interruption d’ici à la fin de l’année. On respire.

Il n’y avait donc pas de quoi s’alarmer, mais ce non événement donne matière à analyse. Une fois constaté que, dans le cours de cette crise, les catastrophes n’arrivent jamais où et quand on les attend. A croire même, cette fois-ci, que l’alerte était feinte pour mieux triompher.

Si l’on raisonne en net, en effet, un remboursement partiel de la BCE est tout de même intervenu au final. Ce qui tendrait à prouver, encore une fois, que c’est avant tout une crise de solvabilité – et non de liquidité – que le système bancaire connaît : sinon, il se serait intégralement refinancé. Suite à l’assèchement partiel des liquidités qui en a résulté, les tensions sur l’Euribor (le taux en vigueur sur le marché interbancaire) ont encore augmenté, sans atteindre les sommets de 2008. Ce qui démontre, sans discussion possible, que c’est la confiance qui fait d’abord défaut. La sous-capitalisation notoire des banques européennes aggravant leur cas.

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L'actualité de la crise: le temps des expédients va venir, par François Leclerc

Billet invité.

LE TEMPS DES EXPÉDIENTS VA VENIR

Le monde financier n’est plus ce qu’il était. Il fait preuve désormais d’un alarmisme permanent, après s’être si longtemps réfugié derrière une impassibilité de façade. Voire une morgue sans égal dont la justification fait plus que jamais défaut. Un comble pour des financiers.

Un jour, c’est l’échéance du remboursement à la BCE de 442 milliards d’euros par les banques de la zone euro qui est fébrilement attendue, son dénouement n’apportant aucun soulagement sur le marché interbancaire qui continue depuis à se tendre.

Immédiatement après, ce sont les nouvelles du marché obligataire, où se présente l’Espagne dont la notation risque d’être dégradée par Moody’s, qui sont redoutées. Ainsi que l’annonce, sans attendre, du retour de la Grèce sur ce même marché plus tard dans le mois.

En toile de fond, les mauvais indices qui se multiplient aux Etats-Unis lui font surtout beaucoup douter de la reprise américaine, et craindre une prochaine récession qui, additionnée à celle qui est attendue en Europe, ne pardonnerait pas. Même en Chine, des indices font état d’une baisse de la production manufacturière.

Cela n’en finit plus.

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