UN COÛT DU CAPITAL PAS DANS NOS MOYENS, par François Leclerc

Billet invité.

L’affaire est entendue : le coût du travail doit être diminué afin de renouer avec la compétitivité. Sur son blog d’Alternatives économiques, Christian Chavagneux aboutit a une constatation qui vient déranger cette évidence : après étude des comptes des entreprises de l’indice CAC 40, le montant des dividendes distribués aux actionnaires a augmenté de 6 % en 2013, alors que leurs bénéfices ont chuté de 8 %. D’un montant de 39 milliards d’euros, ces dividendes représentent un peu plus de 80 % des bénéfices et expriment un coût faisant partie d’une sorte de domaine réservé : celui du capital. Remontant dans le temps, Christian Chavagneux montre également que la part des bénéfices consacrée au versement de dividendes est croissante depuis les années 80, où elle n’était que 30 %.

Le monde n’est pas toujours si compliqué que cela !

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L'actualité de la crise : HARO SUR LE COÛT DU TRAVAIL ! VIVE LE CHOC D'OFFRE ! par François Leclerc

Billet invité

Une nouvelle notion fait florès, le coût du travail, dont on n’a pas fini d’entendre parler. Et si l’on en parle tant, c’est parce que bien évidemment il va falloir le diminuer. Pourquoi ? Parce qu’il faut améliorer la compétitivité des entreprises. Comment ? En diminuant les charges sociales (patronales) et en augmentant en contre-partie la CSG, par exemple.

Il s’agit donc d’un transfert de charge du travail au revenu (ou à la consommation, si la TVA est augmentée), qui paraît difficilement destiné à accroître la consommation intérieure, on s’en doute, mais à aider les entreprises à affronter le marché international avec des prix plus bas. A moins qu’elles n’augmentent tout simplement leurs marges, ou que cela ne crée un « choc d’offre » sur le marché intérieur (une autre notion qui va faire fureur, voir plus loin).

Comment est calculé le coût du travail ? Là, cela se complique, car tout le monde n’intègre pas les mêmes données. La base du calcul résulte de l’addition des salaires et charges sociales et impôts, en soustrayant les subventions publiques. Mais il peut y être ajouté, selon les cas, les coûts de recrutement, de formation et de licenciement. Les comparaisons n’en ressortent pas facilitées… Mais alors, le coût du travail est-il particulièrement élevé en France ? Selon une étude de l’Insee portant sur la période 1966-2008, il est équivalent à celui de l’Allemagne, ce qui tendrait à montrer que là n’est peut-être pas la question, mais qu’importe !

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L'actualité de la crise : LES "CHOCS D’OFFRE" DÉBARQUENT ! par François Leclerc

Billet invité

Si vous n’avez jamais entendu parler des chocs d’offre, il est temps de vous mettre à la page, car l’expression devrait faire fureur. Chez les bons économistes – l’équivalent des bons auteurs – cela va être le tube de l’été. Et ils savent comment le susciter : n’ayant rien pour étayer l’hypothèse d’une subite avancée technologique propulsant la productivité, ils se rabattent sur la diminution du coût du travail.

Le coût du travail, encore une notion à définir, car celui-ci peut être calculé différemment, selon que l’on ajoute ou non aux salaires, primes de toutes natures et charges sociales, les coûts de recrutement, de formation et… de licenciement. Gare aux comparaisons ! Un choc d’offre, qui sonne comme le remède à un arrêt du cœur, est une perturbation exogène qui affecte le prix de vente d’un produit. Il y a bien entendu des chocs d’offre négatifs, comme il y a une croissance négative (plus vulgairement appelée récession). L’augmentation du prix de l’énergie est un choc d’offre négatif parfaitement identifié.

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