L’Arabie saoudite et le Panama blanchis du blanchiment

La liste noire contre le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme, qui comporte seize pays, est décidément un sujet très politique. Et ce ne sont pas les efforts de la Commission destinés à protéger le système financier de l’Union de « carences stratégiques » qui y remédieront.

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La confusion, mauvaise conseillère

Les auto-proclamés gilets jaunes, qui s’apprêtent à tenter de bloquer les routes le 17 novembre prochain afin d’obtenir l’annulation de la hausse du diesel, vont-ils succéder aux bonnets rouges qui avaient fait reculer François Hollande à propos de l’écotaxe il y a cinq ans ?

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Présidence de la Commission : UN CHOIX QUI FAIT SYMBOLE, par François Leclerc

Billet invité

Une cinquième colonne serait-elle à l’œuvre à Bruxelles ? Tandis que se poursuivent les préparatifs de l’élection par le Parlement de Jean-Claude Juncker, ancien premier ministre du Luxembourg, à la présidence de la Commission, la direction de la concurrence de celle-ci a officiellement demandé au gouvernement de ce paradis fiscal des informations à propos du régime accordé à Amazon, dans le but de vérifier que les règles européennes en matière de concurrence sont bien appliquées.

Ce biais a été trouvé pour engager trois enquêtes à propos de l’optimisation fiscale d’entreprises comme Apple, Starbucks et Fiat, respectivement en Irlande, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Parallèlement, la Commission a lancé une procédure d’infraction contre ce dernier pays, accusé d’avoir fourni « peu d’informations et de piètre qualité ».

Si le rapprochement s’impose, le symbole fait tâche. Mais comment se fait-il qu’il ne soit pas relevé ?

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L'actualité de demain : LA TRAGÉDIE EST EN QUATRE ACTES, par François Leclerc

Billet invité

La récession va se poursuivre et le chômage augmenter en 2012 et 2013, selon les dernières prévisions de l’OCDE. Comment pourrait-il en être autrement, vu la politique appliquée à l’instigation d’une Commission européenne qui persévère ?

Celle-ci vient d’accorder aux gouvernements des délais pour accomplir des objectifs – qui étaient inatteignables – de réduction du déficit, les assortissant à titre de contreparties de mesures visant les retraites et la réforme du travail. Là où elle devrait s’en tenir à des recommandations, le rapport de force qui s’est installé lui permet de formuler des exigences, mais il est un peu tard pour s’en offusquer après y avoir contribué ! On ne joue pas au plus fin avec la logique de contraintes budgétaires avalisées bien que sans fondements.

Sous couvert d’ajustement fiscal, la diminution du coût du travail et des retraites est au cœur de la politique préconisée par Bruxelles. C’est l’essence même de la dévaluation interne en cours, que l’on habille avec un discours péremptoire (mais particulièrement creux) sur les réformes structurelles. Celles-ci reviennent à échanger la promesse d’une hypothétique croissance future et de ses bienfaits avec l’adoption de mesures accroissant les inégalités de la distribution de la richesse. En attendant, l’essentiel du poids des sacrifices repose sur le travail (passé, présent et futur), ce qui donne un aperçu de ce qui peut être au final attendu.

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L'actualité de la crise: elles se rappellent à notre bon souvenir…, par François Leclerc

Billet invité.

ELLES SE RAPPELLENT A NOTRE BON SOUVENIR…

Est-il bien raisonnable de revenir sur la situation des banques européennes, à nouveau dans l’actualité, comme si la cause de leur malfaisance persistante n’était pas entendue ?

C’est encore une fois par le Comité de Bâle, chargé d’établir les nouvelles normes prudentielles de capitalisation des établissements bancaires, que le malheur arrive en quelque sorte. Il est réuni ce mardi, afin que tout soit prêt pour adoption par le G20 de novembre de Séoul, dont la préparation bat son plein. Pour faire simple, il pourrait être exigé un ratio de solvabilité de 6% de fonds propres par rapport aux engagements, auquel s’additionnerait un matelas de 2% de capitaux de réserves et 2% supplémentaires de capitaux « contra-cycliques ». Au total 10% . D’autres pourcentages plus élevés encore circulent, contribuant à une levée de boucliers des banques allemandes.

Ce dispositif s’appuie également sur une nouvelle définition, nettement plus restrictive, de ce qui est considéré comme fonds propres, au détriment de ce que l’on appelle les capitaux hybrides, des obligations comptabilisées actuellement comme fonds propres, car elles peuvent être transformées ainsi, si toutefois leurs détenteurs en sont d’accord.

Les banques allemandes, par la voie de la FdB, leur fédération, relayées par le gouvernement, ont fait savoir que l’introduction d’un tel ratio serait contre productif car cela les amènerait à réduire leurs activités de crédit et menacerait « la reprise économique et les développements positifs sur le marché du travail ». Demandant que soit créée une période « d’adaptation » de dix à douze ans avant qu’il ne soit pleinement obligatoire, le régulateur envisageant six à huit ans actuellement. C’est semble-t-il sur ce terrain qu’un assouplissement est recherché, ainsi que l’a annoncé Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, en demandant en particulier des délais plus longs pour l’aspect qualitatif (la nature des fonds propres), ce qui démontre bien l’importance de cette question.

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L'actualité de la crise: l'Europe prise en tenaille, par François Leclerc

Billet invité.

L’EUROPE PRISE EN TENAILLE

Au vent de panique qui eu pour effet l’adoption du plan de sauvetage européen succède désormais une nouvelle phase faite de sourde inquiétude sur l’avenir, qui s’annonce de longue durée, sauf rebondissement peu probable dans l’immédiat.

Une seule journée à été nécessaire pour que les commentaires passent de l’expression du soulagement au mode de l’interrogation : appliqué dans la précipitation, le plan européen est certes un pansement indispensable et probablement efficace, mais une politique économique cohérente à la hauteur de la situation va-t-elle en résulter, et si oui laquelle? Dans la bouche d’Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, cela a donné hier à Bruxelles : « Le paquet est crédible, a la bonne taille et va fournir le temps nécessaire pour examiner objectivement (la situation)».

Comme d’habitude, les marchés se sont révélés plus rapides, exprimant à leur manière leur profond doute à ce propos. Ni l’évolution des taux obligataires – ce marché étant maintenant largement sous le contrôle de la BCE, son premier acheteur, comme les émissions italienne et portugaise d’hier et d’aujourd’hui l’ont montré – ni le yoyo boursier, après avoir effectué une figure spectaculaire, ne sont en l’espèce les bons indicateurs.

Le cours de l’euro par rapport au dollar est en réalité plus illustratif : l’euro est reparti à la baisse après s’être un peu rétabli, entrant désormais dans une zone dangereuse. Celle où les investisseurs internationaux – dont l’euro n’est pas la devise – vont commencer à hésiter à son égard, car sa valeur risque de descendre encore et de les mettre en perte, étant donné la valeur moyenne à laquelle ils ont acquis les réserves en euro qu’ils possèdent déjà. D’après Bank of New York Mellon, rapporté par le Financial Times, celles-ci ont été constituées au cours moyen de 1,2877 dollar pour 1 euro. Mercredi après-midi, le taux de change était tombé à 1,2672.

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