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Brouillards persistants et prévisions au doigt mouillé
Le trou d’air est conséquent, la chute de la croissance se confirme, pas seulement en Europe. Les prévisions sont aléatoires faute de pouvoir estimer l’étendue des dégâts, car l’impact économique et financier de la pandémie, doublé de ses incertitudes, reste une inconnue.
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L’avènement incertain d’un nouveau « grand bond en avant »
Sous une apparence se voulant pleine de bon sens, les expressions s’imposent sans que l’on y prenne toujours garde, ce qui ne les empêchent pas d’être significatives. La préoccupation dominante du moment est de favoriser « la relance », tout en annonçant une « réduction » de la dépendance à la mondialisation. Ni l’une ni l’autre ne sont satisfaisantes.
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Il n’est pas interdit d’anticiper
Il est établi que le déconfinement sera progressif et déjà perçu que le processus sera lent, complexe et de gestion difficile. Il va en être de même pour la relance de l’économie. Une fois entré dans des territoires inconnus, on en sort pas si facilement.
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La contagion n’est pas que sanitaire
Pas encore reconnue par l’OMS, qui retarde le moment où il faudra bien l’admettre officiellement, la pandémie du coronavirus est un bon révélateur des faiblesses de la mondialisation de l’économie – telle qu’elle a été conçue – et de la fragilité du système financier parasitaire. Une véritable leçon de choses nous est administrée.
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La mondialisation n’a pas été ce que l’on en dit
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) fête sans flonflons ses 25 ans, en plein désarroi apprenons-nous dans le journal Les Échos. À se demander, toutefois, si ce malaise n’est pas d’abord éprouvé par tous ceux qui pleurent ce qu’elle a été et n’est plus, incapables de percevoir qu’une autre globalisation est possible.