Le vif du sujet est atteint à Fukushima

Il a fallu sept ans pour que débutent les délicats travaux d’enlèvement du combustible nucléaire entreposé dans les piscines des trois réacteurs sinistrés. Une première opération de démantèlement qui n’est qu’un hors d’œuvre.

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Fukushima : LE DÉMANTÈLEMENT EN QUESTION, par François Leclerc

Billet invité.

Les ingénieurs japonais de Toshiba et de l’International Research Institute for Nuclear Decommissioning (IRID) rivalisent de prouesses dans la conception de robots, avec comme objectif immédiat de localiser et d’observer les trois coriums tapis au fond des réacteurs dévastés de la centrale de Fukushima. Ces robots doivent en effet être capables de résister au très haut niveau de radioactivité régnant dans les enceintes de confinement et de pouvoir se déplacer dans leur chaos interne.

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À FUKUSHIMA, LES ROBOTS MEURENT AUSSI, par François Leclerc

Billet invité.

Les comparatifs se sont installés dans nos habitudes en toutes occasions. Et cela fait longtemps que leur champ déborde nos centres d’intérêt de consommateurs, afin de nous aider à choisir notre voiture par exemple, et qu’ils prétendent nous diriger vers tel ou tel hôpital ou établissement d’enseignement en raison de leurs performances ! En comparant nos performances avec celles des robots, nous avons depuis franchi une nouvelle étape avec à l’horizon la singularité, ce moment décisif du développement de l’intelligence artificielle où le progrès lui sera exclusivement attribuable.

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FUKUSHIMA : IL FAUDRA PLUS D'UNE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

Quelle vision peut-on avoir aujourd’hui de la catastrophe de Fukushima, que l’on subodore promise à se poursuivre durant des décennies ? Certainement pas celle de sa maitrise, l’opérateur de la centrale continuant en permanence à improviser face à des évènements qu’il n’a pas anticipés et qui le dépassent, accumulant les tentatives et souvent les échecs. Tout au plus peut-il aujourd’hui revendiquer une certaine stabilisation vouée à être mise en cause sans que l’on sache ni quand ni comment. Le parallèle avec la crise financière se poursuit.

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VILLAGES POTEMKINE À FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

« Une prison à ciel ouvert de confinement dans les maisons et sur les routes » : c’est par cette description peu engageante que Greenpeace décrit le projet de retour des évacués de la région autour de la centrale de Fukushima qui est mené à grand train, normalisation oblige.

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LE DÉMANTÈLEMENT DE FUKUSHIMA N'EST PAS BIEN PARTI, par François Leclerc

Billet invité.

Le projet de démantèlement à long terme de la centrale de Fukushima, dans lequel les autorités japonaises et mondiales se sont engagés, suscite deux grandes interrogations qui ne sont pas prêtes de trouver une réponse satisfaisante : que faire de l’eau contaminée après refroidissement des réacteurs – dont le stockage précaire actuel est provisoire – et quelles solutions inventer pour récupérer et stocker les trois coriums dont la localisation n’est pas établie, qui représentent 250 tonnes de matière nucléaire hautement radioactive ?

Pour la première d’entre elles, l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui renvoie une mission sur le site de Fukushima du 17 au 21 avril, préconise faute d’autre solution un expédient : la rejeter à la mer après l’avoir autant que possible décontaminée. On n’en sera pas surpris, connaissant sa détermination à défendre l’énergie électronucléaire dont elle représente de facto les intérêts. Yukiya Amano, son directeur général, en a fait preuve la semaine dernière en réaffirmant à son propos que « malgré l’accident de Fukushima Daiichi, elle continue à jouer un rôle important dans le mix énergétique mondial ». L’AIEA participe activement à la normalisation en cours en apportant sa caution.

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Fukushima : UNE VULNÉRABILITÉ ACCRUE PAR LE SAUVETAGE ! par François Leclerc

Billet invité.

Plus de trois ans après la catastrophe, l’opérateur de la centrale de Fukushima est parvenu à au moins un résultat incontestable : le stockage dans des conditions de grande précarité révélée de quelques 350.000 tonnes d’eau contaminée. Et cela ne cesse de s’aggraver, l’installation de capacités de stockage de 800.000 tonnes d’eau contaminée étant pour l’instant prévue.

Les énormes réservoirs cylindriques qui s’étendent à perte de vue ont déjà connu à plusieurs reprises des fuites, mais celles-ci pourraient se révéler vénielles comparées au désastre qui résulterait des effets d’importantes secousses sismiques ou d’un cyclone les frappant de plein fouet. Le bilan est sévère : la vulnérabilité de Fukushima n’a pas été réduite mais s’est accrue.

Les installations de décontamination de l’eau connaissant panne sur panne – à tel point que l’on en vient à se demander si elles fonctionneront jamais – la centrale produit beaucoup plus d’eau contaminée qu’il n’est possible d’en traiter. Comme à chaque fois qu’il s’agit des déchets de l’industrie nucléaire, le sort qui sera réservée à l’eau contaminée reste problématique.

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Fukushima : UNE MACHINE À FABRIQUER DE L’EAU RADIOACTIVE À N'EN PLUS FINIR, par François Leclerc

Billet invité.

On s’attendait à ce que le démantèlement de la centrale de Fukushima finisse par être reconnu impossible en raison de la présence dans les sous-sols des réacteurs de trois coriums hautement radioactifs dont la localisation reste inconnue (ou non dévoilée), faute de moyens robotiques permettant de les en extraire. Mais c’est face à un autre problème que Tepco, l’opérateur de la centrale, se révèle dès à présent démuni : si celle-ci ne produit plus d’électricité depuis plus de trois ans, elle est depuis devenue une très performante machine à fabriquer de l’eau radioactive dont il ne sait pas quoi faire.

Une fois de plus à l’arrêt, les installations de décontamination de l’eau dont il était attendu la solution au problème, ne fonctionnent pas comme prévu. Dénommées ALPS, ces trois usines ne marchent que par intermittence, leur performance déclinant au fur et à mesure qu’elles sont en service sans que l’on sache pourquoi. Dans ces conditions, il est exclu de réutiliser l’eau de refroidissement en créant un circuit fermé ou de la déverser dans la mer : il n’y a pas d’autre solution que de poursuivre son stockage dans de gigantesques réservoirs qui s’alignent déjà à perte de vue sur le site de la centrale.

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Fukushima : L'ART DE DIRE LES CHOSES À SA CONVENANCE, par François Leclerc

Billet invité

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© Matthieu Ferrand

« Rendre le monde plus sûr ! », c’est sur ses paroles apaisantes et sans crainte de manier les paradoxes que Yukiya Amano, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a conclu hier sa conférence de presse de Tokyo. Il faut dire que l’organisation est née en 1957 sous l’égide de l’ONU, en pleine guerre froide, sous le slogan « Atom for Peace » (L’atome pour la paix) et n’a cessé depuis de promouvoir les applications civiles du nucléaire (tout en ayant comme mandat d’en limiter les développements militaires).

Prenant le taureau par les cornes devant son auditoire japonais, le haut fonctionnaire international venait auparavant d’aborder le sujet pour lequel il était venu, dans un pays où les centrales sont arrêtées avec comme enjeu leur relance. « La sécurité à 100 % n’existe pas », a-t-il expliqué pour appuyer le lobby de l’électronucléaire, en prenant pour preuve qu’une « catastrophe naturelle peut arriver n’importe où dans le monde », sans s’arrêter à un petit détail : dans le cas de l’électronucléaire, ce risque est créé de toutes pièces !

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QUAND LES CORIUMS DE FUKUSHIMA FONT REPARLER D'EUX, par François Leclerc

Billet invité.

Les trois coriums échappés de leur cuve d’acier de la centrale de Fukushima font enfin reparler d’eux. Non pas aux bons soins de Tepco, son opérateur, du gouvernement japonais ou des autorités de sûreté nucléaire, mais de ceux d’un laboratoire de l’Université de Tsukuba, plus particulièrement impliqué dans un domaine de recherche de pointe : le comportement des rayons cosmiques et plus spécialement des muons, ces particules de haute énergie et de charge négative. Celles-ci ont comme particularité de traverser à peu près tout ce qu’elles trouvent sur leur passage, à l’exception toutefois de substances à haute densité comme le combustible nucléaire. D’où l’idée de les utiliser afin de localiser les coriums dont la localisation reste inconnue. En traquant là où les muons sont bloqués grâce à la mesure de flux de muons entrants et sortants du réacteur de Tokaimura 2 qu’ils ont inspecté à titre de vérification expérimentale durant onze mois, les chercheurs ont fait apparaître en négatif une image du combustible.

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