L'actualité de demain : QUAND LE SYMBOLIQUE RATTRAPE LE LITTÉRAL, par François Leclerc

Billet invité.

Une mesure symbolique a été adoptée après dix mois d’intenses négociations : les bonus des banquiers vont être limités en Europe, une mesure contre laquelle les autorités britanniques et La City se sont farouchement leveés. Pour elles une question de principe, une atteinte à leur liberté !

L’accord intervenu entre le Parlement européen et l’Union européenne, représentée par sa présidence irlandaise, doit encore être formellement adopté par l’Ecofin qui rassemble les ministres des finances de l’U.E. Le chemin est cependant tracé pour que l’adoption de la nouvelle réglementation bancaire connue sous le nom de Bâle III commence a être appliquée en Europe… fin 2018. Aux États-Unis, le calendrier reste une totale inconnue.

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L'actualité de la crise: quand vient le moment de présenter la douloureuse, par François Leclerc

Billet invité.

QUAND VIENT LE MOMENT DE PRESENTER LA DOULOUREUSE

Alors que le montant de l’addition de la crise n’est pas encore connu – car pendant les travaux, les dépenses continuent – la question de la facture qu’il va devoir falloir d’une manière ou d’une autre payer commence à devenir lancinante. Qui va la régler et comment ?

Il est pour l’instant encore considéré de mauvais goût de trop insister à ce propos, étant donné le caractère délicat de la chose, mais l’on y vient. Alors que les esprits sont déjà échauffés par l’attitude des managers des banques, qui s’apprêtent à nouveau à annoncer de nouvelles largesses extravagantes (à l’intention exclusive de leur management et de leurs traders). Nous amenant à nous demander s’ils font preuve d’inconscience. De manque de sens politique, diraient ceux qui cherchent à en faire preuve et à qui cela complique la vie. Ou, plus simplement, s’ils se croient tout permis et sont sûrs de leur fait, ce que l’on hésite à admettre devant l’énormité de la chose, et pourtant… Considérant, somme toute, que c’est leur dû et qu’ils n’ont de compte à rendre qu’à eux-mêmes. Car même leurs actionnaires, dont les dividendes sont minorés d’autant, sont mis devant le fait accompli, au nom d’un talent et d’un mérite qui pourrait sembler un peu usurpé, vu les circonstances.

Afin de tenter de répondre à un ressentiment profond envers les banques, dont ils craignent la montée, les gouvernements occidentaux disposent d’un épouvantail, qu’ils agitent régulièrement afin d’attirer l’attention : la taxation des bonus. Tous s’y essayent, Barack Obama s’apprêtant, selon un haut responsable Américain ayant requis l’anonymat, à suivre dans ce domaine ses collègues européens. Des commentaires peu charitables faisant cependant remarquer, à propos de la Grande-Bretagne qui a été en pointe à ce sujet, que les banques préfèrent payer les taxes que diminuer les bonus, et qu’il n’a de toute façon jamais été envisagé de leur part de diminuer le montant des bonus pour augmenter les crédits à l’économie, ce qui était l’objectif proclamé de la taxation…

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L'actualité de la crise: des taxes très politiques aux résultats incertains, par François Leclerc

Billet invité.

DES TAXES TRES POLITIQUES AUX RESULTATS INCERTAINS

Il est soudainement beaucoup parlé de taxes en Europe – sur les bonus, ainsi que sur les transactions financières – tandis qu’aux Etats-Unis la loi instituant la réforme de la régulation financière subit les derniers assauts des membres de la Chambre des représentants, avant que les sénateurs ne prennent le relais, pour conclure à l’été 2010 sans doute. Les membres de la Chambre des représentants n’ayant pas – encore – la tête a discuter des taxes, le Sénat étant pour sa part en plein examen de la réforme de la santé.

Sans se décourager pour autant, reprenant son costume de franc-tireur, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a pris l’initiative, comme il l’avait précédemment fait en annonçant les mesures de sauvetage initiales des banques britanniques, avant le premier G20 de Londres. Il s’efforce, semble-t-il avec succès, d’entraîner dans un premier temps toute l’Union européenne derrière lui à propos de la taxation des bonus (et non plus d’un appel à leur limitation), bénéficiant du ralliement dans la foulée de Nicolas Sarkozy et de celui, mais encore du bout des lèvres, d’une Angela Merckel qui rencontre à tout bout de champ des obstacles au sein de sa coalition gouvernementale.

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