Les objets connectés : DEMAIN, ON SURVEILLERA POUR UN RIEN, par François Leclerc

Billet invité.

25 ans ont déjà passé depuis la conception par le britannique Tim Berners-Lee du World Wide Web, et Julian Assange vient nous gâcher la fête depuis sa résidence forcée de Londres ! Dans notre naïveté, nous croyions que le Web était un espace de liberté et de gratuité – certes de plus en plus encombré par le business – mais il s’avère que selon lui cet espace civil est devenu un « outil de surveillance totalitaire » qui est « sous occupation militaire », alors que « le Web s’est à tel point rapproché du monde réel que les deux sont désormais liés ». La référence aux révélations d’Edward Snowden est implicite, permettant à Julian Assange d’avertir que « l’avancée des technologies annonce la fin de la vie privée ».

Ce n’est pourtant pas ce que l’on entend de partout, des miracles étant au contraire promis, issus de la convergence des « objets connectés et du « Big Data », dans le cadre du « M2M » (Machine to Machine), c’est à dire du transfert de données entre objets de toute nature, dont la liste s’allonge comme un inventaire à la Prévert : un réfrigérateur, une montre, des lunettes, un costume trois-pièces, une brosse à dent, un parapluie (et un raton laveur)… Il en résultera une « datification » (création de données) nécessitant la mise en œuvre de gigantesques capacités de stockage, certaines données destinées à être actualisées en temps réel, impliquant également de disposer de capacités de traitement adéquates. Tel est l’univers annoncé comme prometteur du « Big Data ».

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