Les banques centrales à l’heure de la monnaie numérique

Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, avait tiré le premier en proposant que les banques centrales se dotent d’une monnaie numérique publique. Désormais, les projets fleurissent, celui de la Chine étant très avancé. Avec un peu de retard, la BCE s’y met à son tour et les dirigeants européens mettent des bâtons dans les roues à la Libra de Facebook.

Continuer la lecture de Les banques centrales à l’heure de la monnaie numérique

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Le vif du sujet derrière la Libra de Facebook

Le destin de ceux qui font preuve d’arrogance est de devoir en rabattre comme l’a reconnu Tim Cook, le PDG d’Apple qui se pose en médiateur entre les GAFAM et les États. Facebook est désormais dans la ligne de mire de ces derniers et accumule les mises en cause. Mais cela va bien plus loin.

Continuer la lecture de Le vif du sujet derrière la Libra de Facebook

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Et pourtant, il tourne…

Le système financier continue de tourner, mais d’une façon assez déconcertante. Après les obligations souveraines à taux négatifs, voici venu le temps pour celles des grandes entreprises de bénéficier du même traitement. C’est déjà le cas de près de 500 milliards d’euros de titres, et ce n’est pas fini.

Continuer la lecture de Et pourtant, il tourne…

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

La BCE sur des sables mouvants

La théorie monétaire moderne (TMM) est en vogue au sein de la gauche des démocrates américains, et l’intérêt qu’elle suscite a traversé l’Atlantique, conduisant deux pontes de la BCE, Peter Praet et Benoît Cœuré, à la rejeter afin de prévenir toute contagion car son adoption ouvrirait la porte à l’horreur de la monétisation de la dette…

Continuer la lecture de La BCE sur des sables mouvants

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Les enfants de chœur des banques centrales

« Il n’y a aucune raison pour que l’économie ne continue pas de croître » a déclaré dimanche dernier le président de la Fed, Jay Powell, lors de l’émission « Sixty minutes » sur CBS. Comme si, pour lui, l’inconcevable ne pouvait arriver.

Continuer la lecture de Les enfants de chœur des banques centrales

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

La BCE prolonge sa nouvelle mission d’assistance

En ces temps de lourde incertitude sur la croissance et de déconvenue sur l’inflation, la BCE marche sur des œufs. Elle a mis un terme à ses rachats nets d’actifs, se contentant de remplacer ceux qui arrivent à maturité, mais a prudemment annoncé qu’elle maintiendrait ses taux d’intérêt « au moins jusqu’à l’été 2019 », se gardant les mains libres pour après.

Continuer la lecture de La BCE prolonge sa nouvelle mission d’assistance

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’avenir préoccupant des banques centrales

Les grandes banques centrales ne marchent pas du même pas, ce n’est pas nouveau mais est-ce tenable ? La Fed et la BCE ont entamé un resserrement monétaire, chacune à leur manière. Et pour la Banque du Japon (BoJ), c’est une toute autre histoire.

Continuer la lecture de L’avenir préoccupant des banques centrales

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

GROS SOUCIS PRATIQUES ET THÉORIQUES À LA BCE, par François Leclerc

Billet invité.

La lecture des minutes de la réunion de juin de la BCE rend compte des incertitudes qui y règnent, et de sa prudence en conséquence. Les investisseurs sur le marché obligataire sont pour leur part aux aguets, venant d’exprimer leur nervosité en réagissant au débat interne portant sur la suppression de la promesse d’augmenter les achats de titres si besoin, qu’il a été décidé de maintenir ! Ce n’était pourtant pas la mer à boire, mais les taux ont immédiatement remonté, témoignage de leur forte sensibilité.

Continuer la lecture de GROS SOUCIS PRATIQUES ET THÉORIQUES À LA BCE, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

VA-TOUT À HAUT-RISQUE DES CRÉANCIERS, par François Leclerc

Billet invité.

L’équipe de Syriza et les créanciers de la Grèce ont joué chacun leur va-tout. La première en appelant les Grecs à se prononcer sur un accord qu’elle a refusé de signer, les seconds en faisant succéder un chantage à la sortie de la Grèce de l’euro à leur ultimatum. Les dirigeants de Syriza ne faisant jamais les choses comme leurs pairs, Alexis Tsipras a confirmé que le gouvernement respecterait la décision des Grecs, et qu’il n’était pas rivé à son poste.

Continuer la lecture de VA-TOUT À HAUT-RISQUE DES CRÉANCIERS, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

IL NE MANQUERAIT PLUS QUE LES BANQUES CENTRALES PERDENT LA MAIN ! par François Leclerc

Billet invité.

Reconnaitre son impuissance est pour une banque centrale un art difficile, car l’exercice écorne sa toute puissance présumée. C’est la situation dans laquelle se trouve la Banque du Japon, qu’elle essaye de masquer. Son programme de création monétaire de l’équivalent de 620 milliards d’euros n’est pas parvenu en deux ans a faire croitre l’inflation que de 0,2%, une fois soustraite l’augmentation de la TVA de 2%. En dépit d’un taux de chômage orienté à la baisse de 3,4% en mars, ainsi que des promesses d’augmentation des grandes entreprises en réponse aux injonctions gouvernementales – en attendant leur confirmation – la demande intérieure continue à reculer de mois en mois. Un mystère de même nature que celui qui aux États-Unis dépasse Jack Lew, le secrétaire au Trésor. Pour justifier la léthargie des prix, la Banque du Japon invoque la baisse de celui du pétrole et revoit à la baisse ses prévisions de relance de l’inflation. Mais, devant le risque d’une rechute, elle évoque la possibilité « d’ajustements », c’est à dire d’une extension de son programme de création monétaire.

La main de la Fed n’est pas plus assurée lorsqu’en direction opposée elle en vient au resserrement de sa politique monétaire. Avec une croissance de 0,2%, les performances de l’économie américaine sont inférieures aux attentes. La rigueur de l’hiver est mise à contribution pour l’expliquer, ainsi qu’une grève prolongée des dockers et à nouveau la baisse du prix du pétrole (mais cette fois en raison de la chute de l’extraction), mais la prudence est de rigueur pour la suite, et l’inflation est toujours très en dessous de sa cible d’objectif. Le début de normalisation de sa politique, que représenterait une hausse des taux, suscite également des craintes en raison des pertes que les investisseurs pourraient encourir suite à la baisse qui en résulterait de la valeur des obligations dont leurs portefeuilles sont abondamment garnis. Les fonds d’investissement et les ETF (Exchange Traded Funds), qui sont si prisés, seraient particulièrement vulnérables à des sorties massives de capitaux, désormais considérés à eux deux comme les points faibles du système financier. Car, afin de respecter leurs obligations de fonds propres, les banques ne sont plus en mesure de se porter acquéreuses des obligations que les fonds et les gestionnaires d’ETF devraient massivement vendre pour rembourser les investisseurs, ce qui pourrait entraîner un écroulement du marché assorti de pertes en conséquence. Il n’est pas besoin de se pencher beaucoup pour décrire des scénarios catastrophes pouvant survenir.

Continuer la lecture de IL NE MANQUERAIT PLUS QUE LES BANQUES CENTRALES PERDENT LA MAIN ! par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail