Et pourtant, il tourne…

Le système financier continue de tourner, mais d’une façon assez déconcertante. Après les obligations souveraines à taux négatifs, voici venu le temps pour celles des grandes entreprises de bénéficier du même traitement. C’est déjà le cas de près de 500 milliards d’euros de titres, et ce n’est pas fini.

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La BCE sur des sables mouvants

La théorie monétaire moderne (TMM) est en vogue au sein de la gauche des démocrates américains, et l’intérêt qu’elle suscite a traversé l’Atlantique, conduisant deux pontes de la BCE, Peter Praet et Benoît Cœuré, à la rejeter afin de prévenir toute contagion car son adoption ouvrirait la porte à l’horreur de la monétisation de la dette…

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Les enfants de chœur des banques centrales

« Il n’y a aucune raison pour que l’économie ne continue pas de croître » a déclaré dimanche dernier le président de la Fed, Jay Powell, lors de l’émission « Sixty minutes » sur CBS. Comme si, pour lui, l’inconcevable ne pouvait arriver.

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La BCE prolonge sa nouvelle mission d’assistance

En ces temps de lourde incertitude sur la croissance et de déconvenue sur l’inflation, la BCE marche sur des œufs. Elle a mis un terme à ses rachats nets d’actifs, se contentant de remplacer ceux qui arrivent à maturité, mais a prudemment annoncé qu’elle maintiendrait ses taux d’intérêt « au moins jusqu’à l’été 2019 », se gardant les mains libres pour après.

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L’avenir préoccupant des banques centrales

Les grandes banques centrales ne marchent pas du même pas, ce n’est pas nouveau mais est-ce tenable ? La Fed et la BCE ont entamé un resserrement monétaire, chacune à leur manière. Et pour la Banque du Japon (BoJ), c’est une toute autre histoire.

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GROS SOUCIS PRATIQUES ET THÉORIQUES À LA BCE, par François Leclerc

Billet invité.

La lecture des minutes de la réunion de juin de la BCE rend compte des incertitudes qui y règnent, et de sa prudence en conséquence. Les investisseurs sur le marché obligataire sont pour leur part aux aguets, venant d’exprimer leur nervosité en réagissant au débat interne portant sur la suppression de la promesse d’augmenter les achats de titres si besoin, qu’il a été décidé de maintenir ! Ce n’était pourtant pas la mer à boire, mais les taux ont immédiatement remonté, témoignage de leur forte sensibilité.

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VA-TOUT À HAUT-RISQUE DES CRÉANCIERS, par François Leclerc

Billet invité.

L’équipe de Syriza et les créanciers de la Grèce ont joué chacun leur va-tout. La première en appelant les Grecs à se prononcer sur un accord qu’elle a refusé de signer, les seconds en faisant succéder un chantage à la sortie de la Grèce de l’euro à leur ultimatum. Les dirigeants de Syriza ne faisant jamais les choses comme leurs pairs, Alexis Tsipras a confirmé que le gouvernement respecterait la décision des Grecs, et qu’il n’était pas rivé à son poste.

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IL NE MANQUERAIT PLUS QUE LES BANQUES CENTRALES PERDENT LA MAIN ! par François Leclerc

Billet invité.

Reconnaitre son impuissance est pour une banque centrale un art difficile, car l’exercice écorne sa toute puissance présumée. C’est la situation dans laquelle se trouve la Banque du Japon, qu’elle essaye de masquer. Son programme de création monétaire de l’équivalent de 620 milliards d’euros n’est pas parvenu en deux ans a faire croitre l’inflation que de 0,2%, une fois soustraite l’augmentation de la TVA de 2%. En dépit d’un taux de chômage orienté à la baisse de 3,4% en mars, ainsi que des promesses d’augmentation des grandes entreprises en réponse aux injonctions gouvernementales – en attendant leur confirmation – la demande intérieure continue à reculer de mois en mois. Un mystère de même nature que celui qui aux États-Unis dépasse Jack Lew, le secrétaire au Trésor. Pour justifier la léthargie des prix, la Banque du Japon invoque la baisse de celui du pétrole et revoit à la baisse ses prévisions de relance de l’inflation. Mais, devant le risque d’une rechute, elle évoque la possibilité « d’ajustements », c’est à dire d’une extension de son programme de création monétaire.

La main de la Fed n’est pas plus assurée lorsqu’en direction opposée elle en vient au resserrement de sa politique monétaire. Avec une croissance de 0,2%, les performances de l’économie américaine sont inférieures aux attentes. La rigueur de l’hiver est mise à contribution pour l’expliquer, ainsi qu’une grève prolongée des dockers et à nouveau la baisse du prix du pétrole (mais cette fois en raison de la chute de l’extraction), mais la prudence est de rigueur pour la suite, et l’inflation est toujours très en dessous de sa cible d’objectif. Le début de normalisation de sa politique, que représenterait une hausse des taux, suscite également des craintes en raison des pertes que les investisseurs pourraient encourir suite à la baisse qui en résulterait de la valeur des obligations dont leurs portefeuilles sont abondamment garnis. Les fonds d’investissement et les ETF (Exchange Traded Funds), qui sont si prisés, seraient particulièrement vulnérables à des sorties massives de capitaux, désormais considérés à eux deux comme les points faibles du système financier. Car, afin de respecter leurs obligations de fonds propres, les banques ne sont plus en mesure de se porter acquéreuses des obligations que les fonds et les gestionnaires d’ETF devraient massivement vendre pour rembourser les investisseurs, ce qui pourrait entraîner un écroulement du marché assorti de pertes en conséquence. Il n’est pas besoin de se pencher beaucoup pour décrire des scénarios catastrophes pouvant survenir.

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LA BCE A FOIRÉ, LES BANQUES ONT PARLÉ ! par François Leclerc

Billet invité.

Selon la rumeur, il a fallu donner un petit coup de pouce pour que la première vague du T-LTRO, ce nouveau programme de la BCE destiné à relancer le crédit aux entreprises, ne tourne pas à la déconfiture. Seuls, 82,6 milliards d’euros ont été empruntés par 255 banques, soit un cinquième du potentiel de 400 milliards estimé en raison de ses modalités, malgré le taux proposé de 0,15%. Ce sont dix banques italiennes, avec en tête la grande malade UniCredit, qui ont emprunté 28% des fonds, et les grecques supposées les plus demanderesses n’y ont contribué que pour 6,2%.

Il se confirme que le marché croule sous les liquidités et que le goulot d’étranglement est au niveau de la demande de crédit, expression la plus indubitable des effets récessifs de la politique de désendettement poursuivie. L’ère des diagnostics erronés et arrangeants n’est pas finie : rappelons nous que l’absence de liquidité avait été invoquée pour toute explication de la crise bancaire, afin de contrer l’idée que les banques rencontraient un problème majeur de solvabilité… Les croyants ne s’embarrassent pas des faits, ils les transforment pour les besoins de leur démonstration.

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L'actualité de demain : NOUVEAU DÉCOR, MÊME SCÉNARIO, par François Leclerc

Billet invité

Avec l’émergence de désaccords publics au sein de la Troïka, cet assemblage de circonstance, ainsi qu’entre le gouvernement allemand et la Commission européenne, le fond du prochain décor est mis en place. D’un côté le FMI prend de plus en plus ses distances avec la stratégie de désendettement poursuivie – et l’on apprend par Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, qu’il ne participerait pas à de nouveaux plans de sauvetage – de l’autre la Commission tente sans succès d’imposer une vision de l’union bancaire mutualisant le financement des futurs renflouements bancaires (et la plaçant au centre du dispositif) rejetée par le gouvernement allemand.

Le FMI a utilisé l’exemple de la Grèce pour préconiser une nouvelle restructuration de sa dette, après avoir évalué sa solvabilité et conclu qu’un remboursement n’était pas réaliste. Mais cette même analyse ne serait-elle pas également valable pour le Portugal ? Si les chiffres portugais de la dette publique donnent moins le vertige que ceux de la Grèce, ils illustrent cependant la même impasse financière. Les épisodes en cours de la crise politique portugaise anticipent d’ailleurs le retour sur le marché du pays au printemps prochain en conduisant le président de la République à appeler par précaution à des élections anticipées dès le lendemain et à la constitution d’un gouvernement de salut national. Toutefois, dans les deux cas, la même solution se profile qui va éluder toute remise de peine sur la dette et privilégier un allongement du calendrier de son remboursement à la faveur d’une restructuration qui ne dira pas son nom (bien que cela en soit une également). Cela ne fera qu’allonger la durée de la peine pour ne pas trancher, selon un schéma si l’on peut dire éprouvé, et s’inscrira naturellement dans ce qui a été déjà annoncé : au doigt mouillé, une décennie de désendettement et de récession plus ou moins larvée pour l’Europe.

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