La BCE sur des sables mouvants

La théorie monétaire moderne (TMM) est en vogue au sein de la gauche des démocrates américains, et l’intérêt qu’elle suscite a traversé l’Atlantique, conduisant deux pontes de la BCE, Peter Praet et Benoît Cœuré, à la rejeter afin de prévenir toute contagion car son adoption ouvrirait la porte à l’horreur de la monétisation de la dette…

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LES BANQUES CENTRALES ONT-ELLES UNE MARCHE ARRIÈRE ? par François Leclerc

Billet invité.

La Fed est dans l’expectative avec l’arrivée d’un président dépensier qui pourrait changer la donne, si toutefois le Congrès à majorité républicaine s’y prête. Dans la perspective de la fin du mandat de Janet Yellen en février 2018, et la désignation d’un nouveau président de la Fed par Donald Trump, celui-ci se prépare à asseoir son influence en procédant également à des nominations au sein du Federal Open Market Committee (FOMC), sur le mode qui prévaut pour la Cour Suprême. Bénéficiant déjà d’une majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, il conforterait ainsi davantage ses pouvoirs.

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DÉBATS OUTRE-ATLANTIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Ben Bernanke et Larry Summers, l’ancien président de la Fed et l’ex-conseiller de Barack Obama, s’affrontent par blogs interposés aux États-Unis dans un débat stratosphérique afin de donner la clé de l’état actuel de l’économie mondiale. Le premier met l’accent sur la « surabondance d’épargne », et le second trace la perspective d’une « stagnation séculaire », faute de demande justifiant l’investissement. Dans un cas, la course aux dévaluations compétitives et aux manipulations de la monnaie qu’il faudrait cesser est en cause, dans l’autre cette tendance de longue durée implique des investissements publics dans les infrastructures. Faut-il cependant s’étonner, vu leurs personnalités, que le débat sur les conséquences de l’accroissement des inégalités de patrimoine et de revenu soit passé à l’as ? L’impact de la sortie du livre de Thomas Piketty aux États-Unis aurait pu faire penser que ce thème serait désormais incontournable, mais ce serait sans compter avec le caractère profondément académique de cette joute, que Steve Keen (*) n’a pas hésité à qualifier de « consanguine » dans un article pour le magazine Forbes. Il a rappelé que ses acteurs sont de cette même famille qui continue de tenir le haut du pavé, et qu’il y a peu de chances que ceux qui n’avaient pas vu venir la crise trouvent son explication.

Plus prosaïquement, les commentateurs en sont à évaluer le degré de patience dont la Fed va faire preuve avant d’engager l’augmentation de son taux toujours proche de zéro. Elle se fait toujours attendre bien que les communiqués de son Comité de politique monétaire ont cessé de faire référence à cette louable qualité. Mais la croissance américaine a enregistré un net accès de faiblesse au premier trimestre, et la Fed continue de se tâter. Il y a toujours quelque chose qui cloche, qui retarde le retour à une certaine normalité : un hiver particulièrement rude, un dollar qui est à la hausse, et surtout une grande inconnue que le secrétaire au Trésor Jack Lew a formulé en termes moins académiques, constatant que la chute du prix de l’essence n’a pas entraîné comme escompté une hausse significative de la consommation : « ce que font les consommateurs de cet argent est un peu une énigme pour l’instant ». Les temps seraient-ils incertains ?

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L'actualité de la crise : où sont les issues de secours ? par François Leclerc

Billet invité

OU SONT LES ISSUES DE SECOURS ?

A leur rythme et selon leur logique, les deux crises de la dette publique et privée se poursuivent en s’alimentant mutuellement. Telle une contagion croisée désormais durablement inscrite dans le paysage. Les issues de chacune d’entre elles sont bien recherchées, mais elles restent introuvables.

La réduction des déficits publics ne va pas aller sans accroître le mal existant, suscitant des effets secondaires très indésirables, tandis que le lent rétablissement par lui-même du système financier, toujours incapable de fonctionner sans le soutien massif des banques centrales, vient de trébucher en Europe à nouveau.

Echappée quelque temps, l’Europe est en passe d’être rejointe par le Japon, qui met à son tour l’accent sur la réduction prioritaire de son déficit public, tandis que les Américains continuent, mais ce ne peut être que provisoire, de temporiser. Devant le parlement, Naoto Kan, le nouveau premier ministre japonais, a placé son entrée en fonction sous le signe du « risque d’effondrement financier » qui résulterait à terme, selon lui, de la colossale dette du Japon, car « nos finances sont les pires des pays développés » (la dette y atteint 200% du PIB).

Toujours reculées, des mesures fiscales sont à l’étude, notamment une augmentation de la TVA. Elles pèseront sur la consommation intérieure et rendront le pays encore plus dépendant pour sa croissance de son commerce extérieur. Tout le contraire de ce qui est préconisé par les organisations internationales, au nom de la lutte contre un déséquilibre global qui au contraire s’amplifie. Les récentes statistiques américaines montrent que le déficit commercial avec la Chine continue de croître.

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L'actualité de la crise: la corde raide, par François Leclerc

Billet invité.

LA CORDE RAIDE

En première ligne dans une situation toute inconfortable, les gouvernements européens sont sur la corde raide et vont y demeurer. Divisés entre eux, ils tentent de préserver ce qui peut l’être d’une Europe dont ils ne peuvent plus économiquement se passer, tout en ne sachant plus vers où la diriger.

Repliés dans leurs frontières nationales, ils se sont trouvés un rôle – car il faut bien exister – en adoptant une posture de cost-killers, à l’image de ces bons gestionnaires à la réputation usurpée qui sévissent dans les entreprises. Mais ils savent en leur for intérieur qu’ils vont rapidement atteindre à ce jeu la limite de ce qui est politiquement et socialement tenable, et que les mesures d’austérité qu’ils engagent ou étudient encore ne feront pas le compte à l’arrivée.

Ce n’est pas encore clairement l’impasse qu’ils redoutent, mais c’est déjà une voie de garage.

Coincés entre des impératifs contradictoires, ils tâtonnent, exposés aux crises de toutes natures dont ils craignent le déclenchement inopiné. Avec, pour les plus lucides, la hantise de ces deux repoussoirs que sont les situations grecque et japonaise, comme le décrit dans sa dernière chronique du Financial Times Martin Wolf. D’un côté le risque d’un blocage sur le marché obligataire qui s’étendrait à d’autres pays, avec des conséquences en chaîne imprévisibles, de l’autre la profonde trappe à liquidités et la déflation qui l’accompagne.

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L'actualité de la crise: de conciliabules en bricolages et en tâtonnements, par François Leclerc

Billet invité.

DE CONCILIABULES EN BRICOLAGES ET EN TÂTONNEMENTS

Une nouvelle série de réunions internationales au plus haut niveau format G20 est en préparation dans les antichambres. Des ministres des finances et des présidents des banques centrales, en Corée du sud les 4 et 5 juin, puis des chefs d’Etat, à Toronto les 26 et 27 juin. A croire que la tenue de ces rencontres obéit à une loi étrange : moins elles aboutissent à des décisions pratiques, plus elles se multiplient. Comme si toute une énergie devait leur être dépensée, consacrée à la difficile rédaction d’un communiqué final aussitôt classé que publié.

De quoi sera faite l’unité de circonstance qui va être affichée ? Deux grands sujets vont former la trame publique de ces réunions : la quadrature du cercle d’une réduction des déficits publics n’affectant pas la croissance, toutes deux présentés comme salvatrices, et l’ajustement international des mesures de régulation financière, dont les chefs d’Etat ont besoin de se prévaloir, puisque les marchés sont par ailleurs les maîtres incontestés, voire même revendiqués. Un troisième sujet sera certainement évoqué, mais pas nécessairement depuis les tribunes : la fragilité toujours très grande du système financier et bancaire, comme la crise européenne vient de l’illustrer.

De toutes les voix qui commencent à s’exprimer à propos du danger que représenterait un arrêt brutal des aides publiques à la relance de l’économie, en raison de réductions budgétaires trop précoces au nom de la lutte contre les déficits, une mérite d’être mise en exergue. Celle de Wen Jiabao, le Premier ministre chinois. « Certains disent que l’économie mondiale est déjà repartie et que nous pourrions arrêter les mesures de soutien, mais je considère ce jugement trop hâtif », a-t-il estimé à Tokyo devant le patronat japonais. « La crise de la dette dans quelques pays européens pourrait entraver la reprise économique de l’Europe (…), le taux de chômage aux Etats-Unis ne baisse pas ». Prédisant que « Nous devons nous préparer à des difficultés », il a assuré que la Chine en tirait sans attendre les conséquences, faisant en sorte « de rester en alerte et de prendre des mesures avec calme (….) afin d’éviter une nouvelle baisse de la croissance ».

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L'actualité de la crise: ils ont inventé la crise perpétuelle…, par François Leclerc

Billet invité.

ILS ONT INVENTE LA CRISE PERPÉTUELLE…

Après la téléconférence des ministres des finances du G7 de la fin de la semaine dernière, présentée de la manière la plus anodine possible une fois révélée de Tokyo, ceux de l’Eurogroupe vont se retrouver une nouvelle fois à Bruxelles lundi matin. Avec une grosse question à l’ordre du jour : comment stopper la chute brutale de l’euro, qui a repris ?

Ils vont devoir faire face à une situation paradoxale : les marchés, après s’être inquiétés de l’ampleur des déficits publics et avoir réclamé des mesures énergiques pour les diminuer, craignent maintenant que ces mêmes mesures n’entravent la croissance économique…

Wolfgang Schäuble, le ministre allemand, vient de prévenir dans le Spiegel qu’il va plaider pour la mise en place d’un « programme concerté » de réduction des déficits budgétaires. Angela Merkel a appelé les membres de la zone euro à « mettre de l’ordre dans leurs finances publiques » et à « améliorer leur compétitivité ». Mais les Allemands sont en retard d’un train, une nouvelle fois.

Dénoncer la simple spéculation sans en chercher les raisons, comme ils s’y tentent, sans les combattre, c’est se résoudre à perdre d’avance la bataille qui est désormais engagée à l’échelon supérieur. Exit la Grèce, bonjour l’Europe. Crier au diable ne l’a jamais fait renoncer. C’est lui qui imprime sa marque aux événements, reléguant les gouvernements – à la tête des Etats – dans un rôle subalterne qu’ils cherchent à nier contre toute évidence.

Jean-Claude Trichet, président de la BCE, qui cultive le genre mesuré et ferme, vient de reconnaître que les marchés se trouvent « dans la situation la plus difficile depuis la deuxième guerre mondiale, voire depuis la première (…) Nous avons vécu et vivons des temps véritablement dramatiques » a-t-il poursuivi, révélant que, la semaine dernière, « les marchés ne fonctionnaient plus, c’est presque comme  au moment de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 ».

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L'actualité de la crise: un manège qui tourne à vide (partie III et fin), par François Leclerc

Billet invité.

UN MANEGE QUI TOURNE A VIDE (partie III et fin)

L’édifice de la régulation financière repose sur une idée toute simple, tandis que sa mise en oeuvre ne l’est par contre pas du tout : les crises sont inévitables (certains disent même qu’elles sont nécessaires), mais il faut éviter leur débordement incontrôlé, le désormais fameux risque systémique. En d’autres termes, ne pas s’attaquer aux racines mêmes de la crise, mais s’efforcer d’en circonscrire à l’avenir les effets, saupoudrant quelques mesures préventives pour la forme, pour se concentrer sur des actions curatives. Celles-ci sont aujourd’hui l’objet de débats aussi serrés que le sont ceux qui se déroulent à propos de Bâle III.

Devant l’ampleur des dégâts et des réactions de l’opinion publique qui s’en suivirent, il a été ajouté un volet à ce concept passablement défaitiste, afin d’accréditer la promesse que les futurs naufrages du système financier n’impliqueront pas à nouveau l’utilisation des fonds publics. A cette occasion, on a découvert qu’un redoutable aléa moral planait au-dessus de nos têtes et qu’il convenait de le domestiquer pour s’en prémunir. Un danger pour lequel cette anodine expression a été préférée à celle d’appel au meurtre, lorsque celui-ci est impuni d’avance. Un nouveau gang appelé les TBTF (too big to fail – trop gros pour faire faillite) étant suspecté de se préparer à le commettre.

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L'actualité de la crise: le fond de la rigueur, par François Leclerc

Billet invité.

LE FOND DE LA RIGUEUR

Ces derniers mois, la seule promesse qui pouvait encore être tenue dans les pays occidentaux était celle d’une croissance sans emplois, en application d’un nouveau concept de la science économique mal établi et que l’on hésitait encore à revendiquer.

Puis est brusquement survenu un mal qui répand la terreur, le déficit puisqu’il faut l’appeler par son nom, et qui a tout balayé ! De Tokyo à Bruxelles et de Washington à Londres, la dette publique est en peu de temps devenue l’ennemi public n°1. Reléguant à un second rôle le spectre de l’inflation et anéantissant par la même les velléités des banques centrales de fermer le robinet de leurs libéralités en faveur des banques, dont la poursuite est au contraire réaffirmée pour une longue période. Un nouveau spectre lui succédant, à ce point craint que son nom est le moins possible prononcé : la déflation. Une plaie dont on sait quand on y rentre et jamais comment on peut en sortir. Un mécanisme face auquel le danger de la dette publique devient secondaire et impose d’en trouver le financement pour jouer la relance.

L’Europe et la Grèce ont tenu ces dernières semaines le devant de la scène dans le grand drame de la dette, et l’on constate aujourd’hui que rien n’est toujours réglé, comme le démontre la remontée des taux sur les obligations souveraines grecques, qui viennent à nouveau de dépasser le seuil des 7% (taux à 10 ans). Un plan de sauvetage européen existe désormais, mais les conditions dans lequel il pourrait être activé restent floues, aussi politiques que ses principales mesures, dont on commence à douter qu’elles seront assez efficaces.

Espérant détourner les foudres qui les menacent, les Espagnols et les Portugais multiplient dans la précipitation les déclarations de bonne volonté, les premiers annonçant être prêts à tenir les objectifs de réduction de leur déficits à « n’importe quel prix », les seconds avoir de nouvelles mesures de rigueur en réserve. Il en faut plus pour impressionner les marchés, dont il se confirme, en fait de conjuration, qu’ils sont en ce qui concerne la dette souveraine européenne très bien représentés par les banques européennes.

D’autres signaux d’alerte retentissent plus lointains. Aux Etats-Unis, Ben Bernanke, président de la Fed, donne à nouveau de la voix et se fait de plus en plus insistant en entonnant l’air de la réduction du déficit. Au Japon, une dévaluation drastique du yen accompagnée d’amples mesures de création monétaire finançant la dette publique sont proposées par le parti social-démocrate au pouvoir.

Chacune à leur manière et dans des contextes économiques différents, les deux premières puissances mondiales recherchent comment elles vont bien pouvoir gérer au mieux les impératifs contradictoires d’une dette qu’il faudrait réduire d’un côté et amplifier de l’autre, afin de retrouver la croissance ou bien la conserver en soutenant l’économie. L’Europe reste en première ligne, mais le tour des Etats-Unis et du Japon se rapproche inéluctablement. L’un toujours protégé par le dollar, l’autre par son épargne intérieure qui fléchit.

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L'actualité de la crise: le pari stupide de la rigueur, par François Leclerc

Billet invité

LE PARI STUPIDE DE LA RIGUEUR

De réunion en réunion, les gouvernements de la zone euro ne sont toujours pas parvenus à lever le veto de l’Allemagne, dont l’objectif est de pousser la Grèce dans les bras du FMI, afin de ne pas être financièrement impliqué dans son sauvetage, et de défendre ce que l’on commence à appeler le deutscheuro.

Une téléconférence de l’Eurogroup doit avoir lieu ce dimanche à 14 heures, sans attendre la réunion des ministres du week-end prochain de Madrid, la situation réclamant qu’une décision soit prise sans tarder. C’est sans doute la réunion de la dernière chance, la Grèce n’ayant ensuite plus comme issue que de demander tôt ou tard l’intervention du FMI, dont les experts sont déjà à pied d’oeuvre.

Cette gestion calamiteuse de la première crise de la dette publique augure très mal de celles qui vont suivre. En Europe pour commencer. L’heure n’est plus à déplorer l’impéritie dont les gouvernements font preuve ou bien de tenter de décrypter leurs calculs. Peu importe, car le fait est là : la Grèce va être pour les Etats le signal que Lehman Brothers a été pour les banques, aussi résolument même si son effet va être plus progressif. L’affaire ne peut pas et ne va pas en rester là. De premiers Etats, les plus vulnérables, vont rejoindre les banques dans un même statut de sinistré. « Dans quoi nous entraînent-ils ? quelle démonstration veulent-ils faire? », nous commençons à la comprendre.

Si la crise grecque a mis en évidence une chose, c’est que l’effet domino (on dit systémique maintenant) est susceptible de fonctionner en Europe, non pas selon un seul mécanisme mais avec la combinaison de deux : une brutale et incontrôlable hausse des taux obligataires atteignant un nouveau pays – la liste des pré-sélectionnés est connue – les banques pouvant ensuite vite répandre le mal, comme le cas de la Grèce le montre en ce moment. Car les grandes banques européennes sont gavées d’obligations d’Etats, et un plan global de restructuration de la dette qui interviendrait à la faveur de la crise d’un pays européen, avec réduction de peine à la clé, pourrait générer en retour un rude choc pour certaines. Confirmation du fait que les secousses successives de la crise – dégonflement brutal puis très lent de la dette privée, gonflement irrésistible de la dette publique – influent l’une sur l’autre, ce qui n’arrange rien.

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