RUMEURS BRUXELLOISES NON CONFIRMÉES POUR PUIGDEMONT, par François Leclerc

Billet invité.

Qu’est ce que Carles Puigdemont est allé faire à Bruxelles ? Il semble y être venu accompagné de cinq de ses conseillers (des ministres du gouvernement catalan). Circonstance particulière, il se serait rendu en voiture à Marseille pour y prendre l’avion, accréditant le caractère sensationnel de ce qui s’apparente par sa méthode à une exfiltration.

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CELA NE SE JOUE PAS QUE DANS LES SALLES DE MARCHÉ… par François Leclerc

Billet invité

Tandis que la stratégie de la tension bat son plein afin d’éviter l’accession au pouvoir de Syriza en Grèce, la Belgique est aujourd’hui entièrement paralysée par un mouvement de grève qualifié d’historique en raison de son ampleur. Une manifestation de 120.000 personnes avait eu lieu à Bruxelles le 6 novembre dernier, dans le contexte de l’arrivée au pouvoir d’une coalition intégrant la N-VA nationaliste flamande. L’Italie avait précédemment connu un important mouvement national vendredi dernier. Les deux grandes confédérations syndicales italiennes avaient organisé une grève de huit heures – la première depuis l’arrivée au pouvoir de Matteo Renzi – et les cortèges ont connu une grande affluence dans une cinquantaine de villes, dans le but de s’opposer à la réforme du marché du travail destinée à faciliter les licenciements et de dénoncer le projet de budget 2015. Sur un autre registre, le rouble poursuit sa descente aux enfers en Russie et a perdu depuis le début de l’année 40 % de sa valeur face à l’euro, et 45 % face au dollar, alors que 108,5 milliard de roubles de prêts en devises étrangères y sont dénombrés.

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L'actualité de la crise : "ON NE FAIT PAS ÇA EN PLEINE RUE…", par François Leclerc

Billet invité

Tout reste à faire. Après avoir affiché hier son unité de vue avec Nicolas Sarkozy, Angela Merkel a lâché le morceau dès ce samedi matin devant le congrès du CDU à Berlin. Réaffirmant plus que jamais la nécessité de contributions « substantielles » des banques, tout en reconnaissant désormais la nécessité qu’elles soient « volontaires », la chancelière a fait valoir que « on ne fait pas cela en pleine rue »…

Réclamant que les négociations nécessaires pour aboutir à la mise en oeuvre de cette solution devaient être menées dans l’ombre, elle n’a pas nécessairement contribué à détendre l’atmosphère ! D’autant qu’il n’existe aucun dispositif pour mener à bien cette négociation et qu’une foire d’empoigne s’annonce, chacun voulant protéger ses banques. Enfin, pour couper court aux faux-semblants, Wolfgang Schaüble, le ministre des finances, a exigé que les contributions des banques soient « quantifiables » et « sûres »… Derrière les mêmes mots, il n’y avait décidément pas nécessairement les mêmes sens, lors du sommet franco-allemand.

Deux questions doivent être résolues, qui vont demander du temps : quel pourcentage de la dette grecque détenue par les banques va pouvoir être roulé, et quelles contre-parties vont devoir leur être accordées ? Car elles peuvent sans trop de difficultés – les principales d’entre elles l’ont fait savoir publiquement, en faisant état de leur exposition devenue mesurée – assumer des pertes si elles sont limitées, à condition de se récupérer par ailleurs, ce qu’elles n’ont bien entendu pas explicité mais ont bien l’intention d’obtenir.

A y regarder de plus près, le seul sacrifice que les banques devront consentir sera d’augmenter leurs besoins de financement du même montant que celui de la dette qu’elles feront rouler, ce qui permet de comprendre sur quel terrain elles vont chercher des compensations. Or, on sait que le marché est très encombré et que les banques craignent des hausses des taux qui amoindriraient leurs marges et pèseraient sur leur rentabilité. C’est cela qu’elle vont vouloir améliorer par anticipation des difficultés à venir.

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L'actualité de la crise : TOURNANT EUROPÉEN, par François Leclerc

Billet invité.

Devant la perspective, les jours qui viennent, d’un tir groupé d’émissions obligataires – grecque, portugaise, espagnole, puis italienne – la crise européenne a été brutalement ravivée et va à nouveau mettre des gouvernements européens mal préparés dans l’obligation d’improviser.

Le déferlement de démentis apportés à l’information publiée par Der Spiegel, selon laquelle le Portugal allait demander de l’aide, n’est pas spécialement convaincant, apparaissant comme une répétition des deux précédents épisodes grecs et irlandais. Pis, le Portugal tombé, l’Espagne serait alors le prochain sur la liste. Imposant alors de revoir sans plus de cérémonie le dispositif provisoire de sauvetage actuel, qui ne pourrait y faire face. C’est pourquoi la BCE a repris ses acquisitions d’obligations, à une plus large échelle semble-t-il, afin que le Portugal puisse malgré tout passer l’échéance de cette semaine.

Une autre inconnue prend de plus en plus corps outre-Atlantique, à la suite des alarmes successivement lancées par Alan Greespan et John Lipsky, le numéro 2 du FMI, afin que les Etats-Unis commencent sans plus tarder à réduire leur déficit budgétaire. Les taux obligataires américains, qui restent bas en dépit de leurs progressions récentes, vont-ils longtemps pouvoir continuer à y rester ? La crise obligataire pourrait-elle gagner les Etats-Unis ?

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L'actualité de la crise : DEUX POIDS, DEUX MESURES, par François Leclerc

Billet invité

Réunis jeudi et vendredi prochains en Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement vont ramasser les copies pour adopter à l’unanimité un communiqué final avec pour objectif de stopper la cacophonie de ces derniers jours. Un projet de texte a déjà fuité auprès de la BBC, qui s’en tenait au minimum décent, mais les débats se sont depuis élargis à un nouveau sujet, une augmentation de capital de la BCE ayant entretemps été posée sur le tapis.

Rien toutefois ne présage – on s’en doute un peu – que les réponses qui vont être apportées en fin de semaine vont changer la face de l’Europe.

La crise part pourtant dans tous les sens. La nouveauté réside dans le développement de la protestation dans plusieurs pays : après le Portugal, la Grèce, l’Irlande, ce sont le Royaume-Uni et l’Italie qui connaissent leurs premières grandes manifestations, emmenées par les étudiants qui jouent leur traditionnel rôle d’éclaireurs. Si elles ont en commun de ne pas avoir de débouché politique revendiqué, la situation générale devrait être considérée comme inquiétante par ceux qui sont au pouvoir ou aspirent à y accéder.

En ce sens, la crise n’est pas devenue uniquement sociale, elle est également profondément politique, car mettant en évidence l’absence de répondant pouvant la canaliser. Les bonnes âmes parleront de montée du populisme et du danger des extrémismes, mais elles n’offriront pas pour autant d’alternatives, cloîtrées dans le cadre étroit de la rigueur – dont elles ne savent ni ne veulent sortir – avec des mots creux et des programmes timorés pour seule vaine promesse.

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L'actualité de la crise: l'Europe prise en tenaille, par François Leclerc

Billet invité.

L’EUROPE PRISE EN TENAILLE

Au vent de panique qui eu pour effet l’adoption du plan de sauvetage européen succède désormais une nouvelle phase faite de sourde inquiétude sur l’avenir, qui s’annonce de longue durée, sauf rebondissement peu probable dans l’immédiat.

Une seule journée à été nécessaire pour que les commentaires passent de l’expression du soulagement au mode de l’interrogation : appliqué dans la précipitation, le plan européen est certes un pansement indispensable et probablement efficace, mais une politique économique cohérente à la hauteur de la situation va-t-elle en résulter, et si oui laquelle? Dans la bouche d’Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, cela a donné hier à Bruxelles : « Le paquet est crédible, a la bonne taille et va fournir le temps nécessaire pour examiner objectivement (la situation)».

Comme d’habitude, les marchés se sont révélés plus rapides, exprimant à leur manière leur profond doute à ce propos. Ni l’évolution des taux obligataires – ce marché étant maintenant largement sous le contrôle de la BCE, son premier acheteur, comme les émissions italienne et portugaise d’hier et d’aujourd’hui l’ont montré – ni le yoyo boursier, après avoir effectué une figure spectaculaire, ne sont en l’espèce les bons indicateurs.

Le cours de l’euro par rapport au dollar est en réalité plus illustratif : l’euro est reparti à la baisse après s’être un peu rétabli, entrant désormais dans une zone dangereuse. Celle où les investisseurs internationaux – dont l’euro n’est pas la devise – vont commencer à hésiter à son égard, car sa valeur risque de descendre encore et de les mettre en perte, étant donné la valeur moyenne à laquelle ils ont acquis les réserves en euro qu’ils possèdent déjà. D’après Bank of New York Mellon, rapporté par le Financial Times, celles-ci ont été constituées au cours moyen de 1,2877 dollar pour 1 euro. Mercredi après-midi, le taux de change était tombé à 1,2672.

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