Le capitalisme assisté nouvelle formule

Il va falloir déchanter, alors qu’ils n’en seront ce vendredi qu’à l’acte I de leurs tractations. Ni ce sommet, ni probablement celui de juillet qui se tiendra sous la présidence allemande ne pourront conclure. Le plan de relance européen va être discuté sous toutes les coutures.

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Les autorités allemandes à l’épreuve du feu

Les ministres des Finances de la zone euro vont-ils demain progresser et créer les conditions d’un prochain sommet permettant de sauver la face ? Les paris sont ouverts mais l’optimisme est mesuré.

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La stratégie des bouts de ficelle

Comment financer les mesures sanitaires destinées à faire face dans l’urgence et les conséquences économiques de la pandémie ? Les annonces se multiplient afin de sauver la face, mais sont-elles vraiment à la hauteur des besoins en raison de l’ampleur de la dépression dans laquelle nous entrons et de ses effets sur l’emploi ?

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N’en disposant pas, les autorités européennes prennent leur temps

Le Premier ministre portugais Antonio Costa n’aura pas fait pour rien sa virulente sortie en réaction aux propos du ministre hollandais Wopke Hoekstra. Parmi les dirigeants européens, l’heure des explications publiques a sonné et celle des compromis se rapproche.

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Défense et illustration des corona-obligations

Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe, a manifesté son « impatience » suite à l’échec de la réunion d’hier des ministres des Finances de la zone euro. Le blocage a été total et rien n’a pu être décidé, dans l’attente de la téléconférence de demain des patrons. On croise les doigts !

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L’esbroufe, ce mauvais pli qui ne s’efface pas

Il était déjà difficile d’accorder à la présidente de la Commission européenne le bénéfice du doute à propos de son plan Vert, mais cela devient chose impossible. Oubliant déjà ses proclamations en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, le Parlement européen vient en effet de soutenir à une large majorité le financement de grands projets de fracturation hydraulique par la Banque européenne d’investissement (BEI).

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C’EST À PEINE CROYABLE ! par François Leclerc

Billet invité.

Au fil des fuites, le mirifique plan d’investissement sur 5 ans de Jean-Claude Juncker se réduit comme une peau de chagrin. Sans attendre sa présentation au Parlement de demain, le chef du bureau du Financial Times à Bruxelles, toujours bien informé mais cette fois-ci prudent, en a donné les grandes lignes possibles. Il reposerait désormais sur l’octroi de 21 milliards d’euros de garanties de la Commission et de la Banque européenne d’investissement (BEI) à un fonds géré par cette dernière, en vue de lever sur les marchés 315 milliards d’euros auprès d’investisseurs privés. Cela représenterait un effet levier potentiel de 15, chiffre qui explique que l’objectif soit passé de 300 à 315 milliards, une fois fixé l’apport initial de 21 milliards d’euros. Derrière la magie des chiffres, l’arithmétique…

Depuis le début, il a été expliqué qu’il serait fait appel à des fonds privés aux côtés de fonds publics, mais l’on cherche en vain ces derniers dans ce montage financier – si ce n’est sous forme de garanties qui ne sont que des promesses – et l’on s’interroge sur les motivations des investisseurs à mettre au pot s’ils ne sont pas mieux et plus fortement prémunis contre les pertes, comme il en était question et comme cela pourrait revenir sur le tapis dans un second temps.

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