De moins en moins rond

La pratique des taux obligataires négatifs s’est déjà installée, qui revient à faire payer les investisseurs qui prêtent de l’argent aux États et même à de grandes entreprises. Auparavant, les banques centrales avaient innové en distribuant avec prodigalité des liquidités quasi-gratuites. Mais voilà encore du nouveau !

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Il faut s’y faire : le capitalisme est devenu assisté, par François Leclerc

Billet invité.

La question est dans toutes les têtes : quel est le prochain domino qui va tomber ? Certains verraient bien à l’origine d’une réaction en chaîne dans ce rôle, le spectaculaire éclatement de la bulle immobilière britannique qui a commencé de manière impétueuse. D’autres manifestent leur préférence pour l’effondrement du système bancaire italien au caractère systémique prononcé. Les deux, peut-on remarquer, ne sont ni certains, ni incompatibles. Quoi qu’il en soit, ce doute est significatif  : les épisodes de la crise se succèdent, toujours aussi peu prévisibles. D’une manière générale, on s’attend au pire et les Cassandre ne font plus recette, n’ayant plus rien à annoncer qui ne soit déjà redouté.

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LA BLOCKCHAIN POUR LA FINANCE, CHICHE ! par François Leclerc

Billet invité.

Une frénésie d’innovations s’est emparée d’un monde financier connu pour être plus compassé. On ne reviendra pas sur l’Helicopter Money, dont le succès éditorial ne tarit pas à défaut d’avoir encore décollé, ni sur ces taux négatifs hier impensables qui paraissent promis à un avenir durable. Car il y a plus prometteur à venir !

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Santé financière du secteur bancaire : CEUX QUI RUENT DANS LES BRANCARDS, par François Leclerc

Billet invité.

La chute des valeurs bancaires ayant largement contribué à celle des Bourses qui vient d’intervenir, les banques sont à nouveau sur la sellette. Établissant la liste sans fin de ce qui les atteint, Martin Wolf en conclut dans le Financial Times qu’elles sont « exposées à à peu près tout », depuis la baisse brutale de la croissance chinoise jusqu’à celle du prix des matières premières. Dans la chaîne économique, les banques sont selon lui « le point faible », qualifiées « d’énormes, extrêmement complexes et opaques mastodontes aux effets de levier élevés ».

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LES DESSOUS DE LA DEUTSCHE BANK, par François Leclerc

Billet invité.

Les journaux allemands parlaient hier de « tremblement de terre bancaire », bien placés pour observer l’ébranlement de la Deutsche Bank, ce colosse qui a trempé dans toutes les manipulations des marchés et dont il se révèle qu’il a des pieds d’argile. Son avenir n’est pas assuré et son renflouement serait problématique vu sa taille : 1.626 milliards d’euros d’actifs sont inscrits à son bilan. La crainte que cette perspective se réalise est à l’origine de la chute brutale des valeurs bancaires, car elle conduirait les banques droit dans l’inconnu, et pas seulement en Europe, car elles sont contreparties entre elles à l’échelle mondiale. Elle mettrait également à mal la politique européenne de l’union bancaire.

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LE TEMPS DE LA DÉRÉGULATION BANCAIRE EST VENU ! par François Leclerc

Billet invité.

Tout allait bien et patatras ! les Bourses étaient hier revenues sur la chute des valeurs bancaires, aussi vite qu’elles les avaient fait plonger, mais cela n’a été qu’un feu de paille. La Deutsche Bank par qui le malheur arrivait a endossé le rôle du sauveur, mais cela ne pouvait en rester là. Ces valeurs replongent à nouveau ce matin.

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LE RÉGLEMENT TRÈS POLITIQUE D’UN MONDE CACHÉ DERRIÈRE LES MARCHÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Visible comme le nez au milieu de la figure, mais jusqu’à maintenant superbement ignorée, une question aux fortes implications fait l’objet d’une discrète réflexion : les titres de la dette souveraine peuvent-ils ou non continuer à être considérés sans risque et traités comme tels par la régulation financière ?

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LA CRISE DES BANQUES RATTRAPE MATTEO RENZI, par François Leclerc

Billet invité.

La situation du système bancaire italien apparaît progressivement dans toute l’étendue de son horreur, voilà pourquoi. Il se révèle que les banques italiennes ont changé leur fusil d’épaule pour se financer en 2011, lors de la crise de l’euro, n’ayant plus accès aux marchés financiers à court terme, leurs dépôts étant largement insuffisants par rapport aux crédits engagés.

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L'actualité de demain : RENTRÉE, LA COLÈRE MONTE ET LE REJET S’ACCENTUE, par François Leclerc

Billet invité

Des révélations du quotidien d’El Pais mettent en cause Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, qui joue désormais sa survie, et la quasi totalité des responsables du Partido Popular, son parti. Des enveloppes sont brandies dans les manifestations spontanées de Madrid, symbolisant celles qui ont été reçues des années durant. La boucle est bouclée : des entreprises du BTP, financées par des banques arrosent des hommes politiques. Ensemble, ils laissent se constituer une bulle immobilière massive qui, lorsqu’elle crève, est subie par ceux qui subissent les effets de la rigueur du désendettement. Et l’on s’étonnera que la colère monte en Espagne : en trois jours, une pétition réclamant la démission de Mariano Rajoy a réuni plus de 800.000 signatures.

C’est en faisant référence à cette même colère, et en annonçant « nous n’allons pas répéter les erreurs du passé », que George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient de menacer les banques de durcir les nouvelles règles de fonctionnement les concernant. Selon lui, le régulateur et le Trésor pourraient obtenir du Parlement « le pouvoir d’opérer une séparation totale, et pas juste un cloisonnement » entre banque de détail et d’investissement en cas de manquement. Ce qui fait désordre en Europe, au moment où les gouvernements allemand et français empruntent un chemin radicalement opposé, mais fait penser que les banques britanniques voulaient bénéficier de la même complaisance. Pierre Moscovi, le ministre français, vient de croire bon de préciser qu’il n’était pas « l’ami » des banques mais « leur partenaire », au cas où une ambiguïté se serait installée.

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L'actualité de demain : LA GUÉRISON IMAGINAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Comment les banques se portent-elles réellement ? La BCE ouvrant le guichet du remboursement de sa première opération de prêt à trois ans (LTRO), le montant qui un an après allait être remboursé par anticipation faisait l’objet de spéculations. La BCE a aujourd’hui révélé que 278 banques vont rembourser 137 milliards sur les 486 milliards d’euros empruntés en décembre 2011. Mais l’on ne sait toujours pas qui a emprunté et qui a remboursé parmi les 800 banques qui ont bénéficié du LTRO, sauf quand elles l’annoncent elles-mêmes.

Comment l’interpréter ? Certains y voient la manifestation de l’amélioration de la situation des banques, bien que seulement plus d’un gros quart des fonds empruntés soit remboursé, d’autres s’inquiètent de la stigmatisation qui pourrait en résulter pour toutes celles qui ne s’y engagent pas. En tout état de cause, cela met en évidence que le secteur n’est pas homogène – ce qui n’est pas une nouveauté – et que seules les banques réputées les plus solides ont retrouvé un accès au marché interbancaire à de meilleures conditions, en raison des nouvelles initiatives prises par la BCE entre-temps. Vu l’étroite dépendance des banques entre elles, cela ne donne pas l’image d’un système bancaire en sortant renforcé…

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