De quoi vont être faites les années à venir

Expression de la plus parfaite impuissance, l’essentiel des discussions du dernier G20 finances du 9 juin a porté sur la formulation du grand sujet d’inquiétude du moment, le danger que représente la poursuite de la guerre commerciale menée par Donald Trump. Une trentaine d’heures ont été nécessaires afin de la trouver et de préserver une unité de façade imposée par une convention bien établie. Censée témoigner de la force du G20, celle-ci exprime sa faiblesse.

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Saisissante absence de toute conduite rationnelle

Le FMI et la Banque Mondiale ne pouvaient trouver mieux que de choisir Bali pour la réunion qu’ils vont tenir conjointement dès mardi prochain. Non pas en raison de ses superbes plages mais de ses périls – séismes, éruptions volcaniques et autres tsunamis – qui sont de circonstance au vu ce qu’ils vont débattre.

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L’OCDE au stade du mea culpa

La mutation des banques centrales qui se sont données avec succès la nouvelle mission de stabilisation du système financier n’est pas la seule nouveauté de la crise. D’autant que le bilan ne pourra en être fait que lorsqu’elles seront revenues sur leur politique « accommodante ». De temps en temps, inattendues, des bouches s’ouvrent.

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AVIS DE GROSSE DÉPRESSION SUR WASHINGTON, par François Leclerc

Billet invité.

L’ambiance n’était pas à la joie cette semaine à Washington, où étaient réunies les plus hautes autorités mondiales à l’occasion du G20 finance et des assemblées générales du FMI et de la Banque Mondiale. Le FMI avait d’entrée de jeu fait un constat alarmiste : « Les pressions croissantes vers des mesures de repli constituent une menace exceptionnelle pour la croissance mondiale ». Il faut dire que la poursuite de la mondialisation est considérée comme la voie royale du retour de la croissance. Elle est même devenue la dernière cartouche, les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales ayant atteint leurs limites.

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ÇA VA MAL ! par François Leclerc

Billet invité.

L’année part sur des chapeaux de roue. Kaushik Basu, l’économiste en chef de la Banque mondiale, a mis en garde contre les effets de dangereux « mouvements de capitaux », rajoutant à l’inquiétude en faisant état de l’existence de « failles sous la surface » sans autre précision (faute d’être en mesure de les apporter).

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LES ÉMERGENTS PRIS À LEUR TOUR, par François Leclerc

Billet invité.

« La perspective d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et le ralentissement en Chine alimentent une incertitude et une plus forte volatilité des marchés », s’alarme Christine Lagarde en prélude de l’assemblée générale du FMI à Lima (en termes moins choisis : des masses de capitaux sont à la recherche d’affectation, sans se soucier des dégâts qu’ils commettent). La conjonction des deux phénomènes est également redoutée en raison de son impact sur une croissance des pays émergents, jugée « décevante » (traduire : démentant une fois de plus les prévisions), ainsi que sur la croissance mondiale. On a connu plus optimiste.

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L'actualité de demain : DANS NOS RÊVES LES PLUS FOUS… par François Leclerc

Billet invité.

Quand ce ne sont pas des miracles, ce sont des modèles à suivre qui nous sont opposés ! Souvenons-nous, dans la première catégorie figuraient il y a encore peu l’Irlande et l’Espagne, et l’Allemagne tient un rang incontesté dans la seconde. Tout cela relève plus du fantasme collectif que de l’analyse, bien entretenu surtout quand il est question de faire avaler un os. Mais en quoi l’Allemagne est-elle exemplaire ?

Selon Destatis, l’office fédéral des statistiques, la croissance a été sur une pente descendante en 2012, passant de +0,5% au premier trimestre à une contraction au dernier. Si le PIB a finalement augmenté de +0,7% pour l’année entière, ce résultat est en important recul par rapport aux années précédentes : +4,2% en 2010 et +3% en 2011. Les exportations ont certes progressé de +4,1% l’année passée, plus que les importations (+2,3%), mais la demande intérieure n’a augmenté que de +0,8% tandis que les investissements reculaient de -4,4%, signe d’incertitude prononcée. Pour 2013, le gouvernement allemand ne table que sur une progression de +0,4% en 2013, en baisse par rapport au +1% précédemment annoncé. Heureusement, en application d’une formule éprouvée, il prévoit une rassurante hausse de +1,6% en 2014. Il sera toujours temps de la revoir. En politique, la mémoire fait défaut et le temps est un précieux allié.

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L'actualité de la crise : une guerre partie pour durer, par François Leclerc

Billet invité

UNE GUERRE PARTIE POUR DURER

A Washington, on s’interroge sur la teneur d’un éventuel cessez-le-feu afin de tenter de stopper les hostilités. Les ministres des finances du G20 ont été réunis autour d’un petit déjeuner tardif, ceux du G7 le seront à l’occasion d’un dîner. Il n’est pas prévu de publication d’un communiqué officiel dans les deux cas.

La guerre des monnaies bat en effet son plein depuis quelques jours, atteignant les pays émergents jusque-là restés à la périphérie de la crise. Elle déborde désormais du cadre sino-américain de départ et de la parité entre le yuan et le dollar.

Les Brésiliens ont lancé un pavé dans la mare en parlant de la « guerre des monnaies », et le gouvernement indien, discret jusqu’à maintenant, vient d’en prendre acte. Pranab Mukherjee, le ministre indien des finances, a convoqué une conférence de presse à Washington et, après avoir considéré que l’économie mondiale était trop déséquilibrée pour continuer sur cette voie, il a déclaré : « pour une croissance et une stabilité durables, il faut s’attaquer au problème des déséquilibres structurels mondiaux aujourd’hui et non demain ». Sans dire comment.

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L'actualité de la crise : "Haro sur la Chine !", par François Leclerc

Billet invité.

« HARO SUR LA CHINE ! »

Où espèrent-ils en venir ? Une impressionnante levée de boucliers a lieu en Europe et aux États-Unis, en lever de rideau des réunions de ce weekend à Washington, où tout le monde qui compte sera réuni afin de tenir un G7 finances, puis les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

« Haro sur la Chine ! » s’exclament avec un bel ensemble les représentants des gouvernements occidentaux et du FMI, dans le but de forcer ses dirigeants à réévaluer le yuan. Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso ont joint leurs efforts en ce sens, en publiant un communiqué commun à la suite d’un sommet sino-européen de trois heures – toasts crispés compris  : « Nous avons souligné qu’il était important de rééquilibrer la croissance globale et de réduire les déséquilibres globaux ». On en reparlera les 11 et 12 novembre, au G20 de Séoul, vient d’annoncer de son côté Lee Myung-Bak, le président Sud-coréen.

Tout se présente comme si cette issue était la dernière porte de sortie dont disposaient ces gouvernements, qu’ils voulaient à tout prix forcer. Suscitant la résistance opiniâtre des Chinois, afin de ne pas déclencher dans leur pays la crise sociale qui ne manquerait pas selon eux d’en résulter. Un point de vue partagé par les connaisseurs du pays.

« Je prends très au sérieux la menace d’une guerre des monnaies, même larvée » a déclaré Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, après avoir pris dans un premier temps la chose à la légère. Il va falloir en dire plus pour la désamorcer ! Car les conséquences de cette guerre vont bien au-delà des frontières chinoises.

Cette offensive est à plusieurs titres douteuse, permettant à ceux qui la mènent de tout résumer à ce qui les exonère de leur responsabilité, en faisant porter la faute sur la Chine, pour déplorer sa rigidité s’ils n’obtiennent pas satisfaction. Elle prend les problèmes par le petit bout de la lorgnette, en vue d’une solution qui se révélera illusoire, au lieu de s’engager clairement sur le seul chemin qui tôt ou tard s’imposera : celui d’une réforme d’ensemble du système monétaire international.

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