Quelle nouvelle mission pour les banques centrales ?

Curieux mélange de rigueur doctrinale et de pragmatisme, le petit monde des grandes banques centrales occidentales est à l’image du reste : il ne brille pas par ses certitudes. L’adoption d’une politique concertée n’étant pas de saison, le chacun pour soi domine.

Continuer la lecture de Quelle nouvelle mission pour les banques centrales ?

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’avenir incertain de nos chères banques centrales

Les banques centrales ont bien travaillé, mais leur mission devrait être élargie dans l’avenir. Ce n’est encore qu’une petite musique, car l’heure est au désengagement, mais cette interrogation se fraye lentement un chemin.

Continuer la lecture de L’avenir incertain de nos chères banques centrales

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Titrisation : RIEN NE LES ARRÊTERA ! par François Leclerc

Billet invité.

La dernière trouvaille de nos banquiers centraux européens, Mark Carney pour la Banque d’Angleterre et Mario Draghi pour la BCE, est de cosigner une véritable pétition réclamant la baisse des barrières réglementaires qui font obstacle à la relance de la titrisation de créances. Une initiative d’autant plus marquante que Mark Carney est également le président du FSB (Conseil de stabilité financière), l’organisme international chargé de chapeauter tous les acteurs de la régulation. Nous étions habitués à ce que les règlementations soient assouplies sous la pression des lobbies financiers, mais nous n’avions pas encore vu le responsable suprême de la régulation proposer de revenir sur celle-ci !

L’objectif affiché est de donner le coup de pouce final aux multiples efforts déjà entrepris afin de relancer le crédit aux entreprises et de favoriser la croissance. Avec comme justification à cette remise en cause de certaines dispositions de Bâle III (pour les banques) et de Solvency II (pour les assureurs) qu’il faut distinguer la titrisation dangereuse de l’innocente – à laquelle est attribuée « une valeur sociale de long terme » – en se référant aux propositions de l’EIOPA, le régulateur européen des compagnie d’assurance. La titrisation n’a pas connu en Europe les errements américains et il ne faudrait pas la pénaliser par des règles adaptées au seul marché américain (où elle se relance au demeurant). Le tour ensuite serait joué, les émetteurs des nouveaux titres allégeant leurs bilans et pouvant accorder de nouveaux crédits, les acquéreurs de ces titres pouvant les utiliser comme collatéral pour garantir leurs transactions. À se demander, vu la menace de pénurie de telles garanties, si toute l’opération n’aurait pas comme réel objectif d’y remédier…

Continuer la lecture de Titrisation : RIEN NE LES ARRÊTERA ! par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

La saga des banques : AU ROYAUME DES MANIPULATEURS, par François Leclerc

Billet invité.

La saga des banques est un succès qui ne se dément pas et dont les épisodes ne lassent pas, bien que la cause soit entendue. Non sans conséquences, à en croire les résultats d’une étude mondiale effectuée par Ernst & Young dans 43 pays auprès de 32.642 clients de banques de détail, interrogés entre juillet et octobre 2013. Il en ressort parmi une multitude d’enseignements que seuls 32% des Européens interrogés font « complément confiance » à leur banque.

L’actualité éclaire peut-être les motivations des autres deux tiers d’entre eux, risquant d’en accroître encore la proportion. On a en effet vu dans la même journée de jeudi BNP Paribas et Bank of America suspendre leur responsable du courtage des devises au comptant à Londres. Rappelant à notre bon souvenir que Barclays, Crédit Suisse, Citigroup, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan, RBS, Société générale et UBS sont également dans la ligne de mire d’enquêtes qui se poursuivent depuis le printemps dernier. Des noms devenus familiers de la chronique des amendes et des condamnations.

Continuer la lecture de La saga des banques : AU ROYAUME DES MANIPULATEURS, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité de demain : ET C'EST AINSI QUE LE MONDE TOURNE MAL…, par François Leclerc

Billet invité

Comment sauver le sauvetage de l’Irlande et faire une démonstration biaisée de la réussite d’une stratégie en déroute en Grèce ? C’est une affaire compliquée et loin d’être résolue, qui va imposer de procéder par étapes, la première d’entre elles venant d’être franchie en faisant rouler une partie de la dette irlandaise.

30,6 milliards d’euros de la dette publique viennent d’être restructurés dans des conditions rocambolesques, à la faveur d’un échange entre billets à ordre à 7 et 8 ans du gouvernement et obligations d’une maturité moyenne de 34 ans, avec un taux diminué de 8 à 3 %. Ceux-ci avaient été signés à l’occasion d’un montage complexe et précipité, afin d’être utilisés par l’Anglo Irish Bank comme collatéral auprès de la Banque d’Irlande, lui permettant de prêter des fonds au titre des ELA (Emergency Liquidity Assistance – Assistance de liquidité exceptionnelle) prévus au sein de l’Eurosystème. Mais la charge annuelle de remboursement étant de 3,1 milliards d’euros, égale cette année aux coupes budgétaires qu’elle annulait, elle faisait obstacle au retour sur le marché, le but recherché. Il fallait donc restructurer.

Continuer la lecture de L'actualité de demain : ET C'EST AINSI QUE LE MONDE TOURNE MAL…, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité de la crise : LA VAINE COURSE À LA DÉVALUATION COMPÉTITIVE S’ACCENTUE, par François Leclerc

Billet invité

Shinzō Abe, le nouveau premier ministre japonais, n’est pas pleinement satisfait de la décision de la Banque du Japon d’augmenter de l’équivalent de 100 milliards d’euros ses achats d’obligations souveraines, et de reporter à sa réunion de janvier l’éventuelle adoption d’une nouvelle cible de 2 % pour l’inflation (se contentant de l’accroître à 1 %). « Il faut abandonner les vieilles méthodes, qui n’ont pas réussi à combattre la déflation depuis plus d’une décennie » a-t-il martelé, menaçant de faire adopter une loi remettant en cause l’indépendance de la Banque si elle n’obtempérait pas.

Le financement d’un programme de grands travaux assuré, le premier ministre veut aussi favoriser la dévaluation du yen pour relancer les exportations japonaises. Le Japon, première victime de la dévaluation compétitive du dollar qui résulte de l’adoption d’un taux de 0 % par la Fed, s’engage dans la même voie pour y résister. En favorisant un dollar faible, la Fed cherche également à doper les exportations américaines, quitte à ce que les monnaies des pays émergents asiatiques et latino-américains en subissent le contrecoup, affectant les exportations de ces pays. Ce que le gouvernement brésilien a qualifié à de nombreuses reprises de « guerre des devises ».

Continuer la lecture de L'actualité de la crise : LA VAINE COURSE À LA DÉVALUATION COMPÉTITIVE S’ACCENTUE, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité des banques : "LE PAUVRE HOMME…", par François Leclerc

Billet invité.

Les banques, encore et toujours les banques ! On ne s’en lasse pas ! À nouveau, on en apprend de belles à leur sujet. Objet de toutes les attentions des gouvernements et des banques centrales, il leur est en retour demandé de soutenir l’économie pour favoriser une relance qui aiderait les États à se désendetter. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. Au Royaume-Uni, tirant sans doute les leçons de l’échec des injections massives de liquidité de la BCE dans le système financier, dont c’était l’objectif avoué, la Banque d’Angleterre (BoE) a lancé un programme de soutien aux banques en le conditionnant à des objectifs d’accroissement de leurs prêts aux entreprises. Et cela a marché ?

Pas plus ! Les banques britanniques ont multiplié les opérations de rachat de leur propre dette en profitant des conditions de taux plus avantageuses de la BoE. Avec comme objectif d’améliorer leur rentabilité en diminuant leurs coûts de financement, et détendre les taux sur le marché de la dette senior (une réussite qui s’annonce). Les Britanniques n’ont pas été les seuls à s’engager sur cette voie, les banques de la zone euro disposant pour leur part des facilités de la BCE. La Deutsche Bank estime ainsi que 46 milliards d’euros de dette senior émises par les banques européennes auront été rachetées par elles-mêmes cette année, un montant en nette augmentation par rapport aux années précédentes.

Continuer la lecture de L'actualité des banques : "LE PAUVRE HOMME…", par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail