Ce nouveau monde qui n’est pas celui de nos rêves

En dépit de toutes les nouveautés perturbantes, ainsi que des incertitudes qui ne manquent pas, une nouvelle donne du capitalisme est en cours. La mutation de l’économie est sur toutes les lèvres, celle de la finance est moins affichée mais est plus avancée.

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L'actualité de la crise : LES LIGNES SE BRISENT, par François Leclerc

Billet invité.

Le gouvernement espagnol est au bout de son rouleau et ne va pas pouvoir longtemps tenir son refus obstiné de toute aide financière. Ce matin le taux espagnol à 10 ans grimpait à 6,451%, le spread avec l’Allemagne dépasse les 509 points de base, et la prime d’assurance des CDS atteint 556 points de base. Le marché est vendeur et il n’y a pas d’acheteur !

L’action de Bankia a dévissé jusqu’à 29%, en dépit d’un sauvetage rocambolesque annoncé hier et de l’injection de 19 milliards d’euros reposant sur un expédient. Ne pouvant émettre de la monnaie, et le Fonds de garantie (Frob) n’étant plus en mesure d’emprunter sur les marchés, vu les taux demandés, l’État espagnol a annoncé vouloir émettre de la dette pour l’injecter dans BFA, la maison mère de Bankia, qui pourra ensuite l’échanger contre des liquidités auprès de la BCE…

S’appuyant sur une source gouvernementale non identifiée, le quotidien El Mundo se fait ce matin l’écho d’une demande de sauvetage imminente, qui pourrait être dirigée soit vers les autorités européennes, soit directement vers le FMI. L’État est en effet pris à la gorge par la situation de trois banques qu’il a placées en tutelle, qui réclament une injection de 30 milliards d’euros (CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia).

L’Italie a procédé ce matin à des émissions de dette à 2, 4 et 5 ans et a atteint son objectif de 4,5 milliards d’euros, mais elle a du concéder des taux à la hausse de 4,03% à 4,6%. Demain et après-demain, l’Italie procédera à des émissions à moyen et long terme…