L’Union européenne pénètre sur une pente glissante

Sur la base d’un contrat de gouvernement de 40 pages et 22 points remanié en deux temps trois mouvements, le Mouvement des 5 étoiles et la Ligue s’apprêtent à accéder au pouvoir. La nouvelle version du document a évacué les éléments mettant explicitement en cause la politique européenne, mais laquelle de la nouvelle ou de l’ancienne exprime au mieux les véritables intentions des deux mouvements, nuances comprises ?

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L'actualité de demain : FRAGILES MARGES DE MANOEUVRE, par François Leclerc

Billet invité.

Faisons le point : tandis que Barack Obama propose un nouveau plan temporaire de réduction du déficit, afin d’éviter le couperet des coupes automatiques du 1er mars prochain, Shinzo Abe, le premier ministre japonais, tente une nouvelle fois de sortir son pays de la trappe à liquidité en faisant déverser par la Banque du Japon dans celle-ci… de nouvelles liquidités. De son côté, François Hollande voudrait obtenir de la BCE, sans pouvoir ni le dire ni l’obtenir, une action favorisant la baisse d’un euro fort subissant les effets de la guerre des monnaies et faisant obstacle aux exportations françaises, tandis que Mario Monti tente de sauver les maigres crédits européens d’une hypothétique relance dans le cadre d’une épineuse négociation budgétaire européenne. Tous recherchent des marges de manœuvre et tentent comme à l’accoutumée de gagner du temps. On a la stratégie des objectifs que l’on se donne, avec les résultats que l’on peut.

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L'actualité de demain : TOURS DE PASSE-PASSE EN ITALIE, par François Leclerc

Billet invité.

Va-t-on prochainement apprendre que les banques italiennes sont elles aussi en très mauvais état ? C’est ce que pourraient laisser supposer les révélations en cours, à l’initiative du journal Il Fatto Quotidiano. La Banca Monte dei Paschi di Siena aurait dissimulé en 2009 d’importantes pertes avec l’aide de la banque d’affaires japonaise Nomura, sous couvert d’une opération portant sur des produits dérivés et portant le nom prédestiné d’« Alexandria » (la citée dont la bibliothèque a été détruite). D’après Bloomberg, la Deutsche Bank aurait rendu le même service en 2008, qui rappelle les tours de passe-passe sur la dette publique grecque. La perte globale serait largement supérieure à 2 milliards d’euros, d’après le quotidien économique Il Sole 24 Ore. Une assemblée générale, prévue avant ces révélations, va se tenir vendredi afin de statuer sur une augmentation de capital de 4,5 milliards d’euros, afin de rembourser les aides de l’État, qui a précédemment souscrit à 3,9 milliards d’euros de « Monti bonds ». L’État pourrait être contraint d’entrer au capital de la banque en cas d’échec de l’opération.