Les banques s’opposent à leur régulation

Les mégabanques européennes font à nouveau parler d’elles, préférant ne pas monter en première ligne et laisser agir leurs lobbies. La Fédération bancaire français (FBF) n’y rechigne pas, les banques allemandes ne manquant pas d’autres préoccupations et se contentant de suivre.

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Avoir de l’argent à ne pas savoir qu’en faire…

En adoptant pour les dépôts des banques un taux négatif de -0,40%, la BCE faisait une entrée hasardeuse dans des territoires inconnus, là où elle n’avait jamais pénétré et ou la théorie n’était plus d’aucun secours (comme si elle ne l’avait jamais été d’ailleurs !). Aucune catastrophe particulière n’en a résulté, si ce n’est la poursuite de l’instabilité du système financier qui était déjà engagée, mais les conséquences n’en ont pas manqué.

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LA MAUVAISE MAIN DES RÉGULATEURS BANCAIRES, par François Leclerc

Billet invité.

La mise au point finale de Bâle III, ce nouvel ensemble réglementaire définissant les normes de fonds propres des banques édicté par le Comité du même nom, s’achemine lentement mais sans gloire. Les discussions finales traînent en longueur, marquées par une opposition entre Américains et Européens. Un compromis est recherché, avec le risque de ne pas aboutir au renforcement du montant plancher des fonds propres qui était recherché.

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LIQUIDITÉ DES MARCHÉS ET BRUSQUES RETOURNEMENTS, par François Leclerc

Billet invité.

Poursuivant leur cheminement chaotique, les marchés financiers ne sont plus ce qu’ils étaient, rendant leurs intervenants perplexes quand ils ne sonnent pas l’alarme à propos de la crise de liquidité qui se préciserait. Sous les auspices de William Dudley, le président de la Fed de New York, la Banque des règlements internationaux (BRI) rend public le fruit d’une étude qui tente sans grand succès de fouiller dans les profondeurs des marchés et porte sur « la tenue de marché et transactions sur fonds propres », tandis que Larry Fink, le Pdg de BlackRock (le plus important fond d’investissement mondial), s’alarme de la venue d’un « vrai accident de liquidité [qui] déstabilise le marché », lui qui prend rarement la parole.

Le marché ne serait plus liquide comme avant, les investisseurs peinant à trouver des contreparties afin d’acheter ou de vendre des actifs financiers et les temps d’attente s’allongeant, mais quelles en sont les causes ? Il est tentant, pour ceux que cela arrange, d’incriminer la régulation financière et en particulier les règles dites Bâle III de renforcement des fonds propres et de liquidité des banques. Jouant un rôle important de teneur de marché avec pour fonction d’assurer la liquidité, les lobbies des banques ne manquent pas de faire valoir qu’un assouplissement réglementaire s’impose pour remédier à la crise de liquidité montante, les banques ayant diminué leurs activités de teneur de marché en raison des nouvelles contraintes.

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EN ROUTE POUR DE NOUVELLES GRANDES AVENTURES ! par François Leclerc

Billet invité

Après avoir fait les gros titres sur le thème « plus jamais cela », la régulation est désormais la grande oubliée d’une Europe ayant d’autres gros soucis. Les lobbies bancaires enterrent des mesures restant à l’étude et les États-Unis apparaissant à la pointe des réformes, tout étant relatif ! Les dirigeants européens ont d’autres réformes en tête, qui sont au contraire pro-business. Embourbés dans une politique ne produisant pas les effets annoncés, ils s’entêtent et pratiquent la fuite en avant. Jusqu’à quand ?

Lors de leur rendez-vous à Jackson Hole, les banquiers centraux n’étaient pas si à l’aise, faisant de leur pragmatisme une vertu, faute de posséder la recette permettant de revenir sans encombres sur leurs mesures d’assistance au système financier. C’est avec de multiples précautions que la Fed et la Banque d’Angleterre cherchent à relever leurs taux proches de zéro, grâce auxquels le crédit est quasi-gratuit pour les établissements financiers ayant accès à leurs guichets. Elles craignent les effets d’enchainement sur les taux du sevrage qu’elles voudraient administrer, avec comme choix d’assumer ce risque ou de voir des bulles d’actifs continuer à gonfler.

Plus généralement, la question est posée : le système financier est-il en mesure de se passer de l’assistance des banques centrales ? La ferveur que manifestent au sein de la zone euro les marchés à l’idée que la BCE pourrait à contretemps de ses consœurs démarrer la planche à billets montre que la réponse n’est pas évidente.

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ESCAMOTÉ, L’ASSAINISSEMENT DES BANQUES EST TOUJOURS PRIORITAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Éclipsé par l’actualité politique, mais aussi par lassitude, le sujet lancinant parce qu’irrésolu des banques ne va pas tarder à réapparaître. Soit au chapitre des manipulations et tricheries, soit en raison de la nouvelle opération de communication de la BCE et de l’Autorité bancaire européenne, sur le thème « il n’y a rien à voir ! ». Mais les évolutions réglementaires les concernant vont également faire que l’on en reparle, quoique n’abordant toujours pas de front la problématique de leur assainissement, ce premier pas vers une véritable sortie de crise.

À l’initiative du vice-président de la FDIC (le fonds de garantie des banques américaines), Thomas Hoenig, il est de plus en plus question dans le petit monde des régulateurs de faire de l’effet de levier – le rapport entre actifs et fonds propres – le ratio principal régissant le niveau de capitalisation des banques, et non plus un simple filet de sécurité tendu sous les ratios de Bâle III. Car le calcul de ceux-ci repose sur la valorisation des actifs bancaires selon les modèles propres des banques et leur fiabilité est désormais en question, conduisant à prendre en considération le modèle de gestion du risque utilisé, un de plus !

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L'actualité de demain : LA CINQUIÈME COLONNE EN OPÉRATION, par François Leclerc

Billet invité.

Il y aurait une cinquième colonne au sein de nos institutions financières les plus prestigieuses, et l’on doit à quelques intrépides investigateurs – qui vu les circonstances ont préféré se réfugier dans l’anonymat – d’avoir découvert des indices significatifs de son travail de sape.

Si on les en croit, un certain Comité de la supervision bancaire de la Banque des règlements internationaux (BRI), plus communément dénommé le Comité de Bâle, serait noyauté par des agents, comme en témoignerait la publication d’un rapport qui est un véritable pavé dans la mare où pataugent les régulateurs. Celui-ci établit, chiffres à l’appui, que le calcul que les banques font du risque d’un même portefeuille-type d’actifs présente des écarts importants si on applique leurs différentes méthodes. Décrédibilisant du même coup les ratios de Bâle III, nec plus ultra du renforcement des fonds propres des banques qui s’appuient sur ce calcul. La rumeur du caractère arrangeant de ces valorisarions, qui s’amplifiait, vient insidieusement de trouver confirmation officielle…

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L'actualité de demain : UN ENTERREMENT DE DERNIÈRE CLASSE, par François Leclerc

Billet invité.

Ouf ! les dirigeants allemands et français se sont mis d’accord et l’Europe est sauvée. L’Europe des banques, s’entend. Michel Barnier, le commissaire chargé de la régulation financière, en a tiré la leçon. L’application du rapport Liikanen sur la séparation des activités des banques doit selon lui « préserver leur diversité ». L’étude de l’impact des mesures proposées se poursuit et le commissaire présentera ses conclusions dès cet été, sans tarder. « Je ne veux pas pénaliser le travail des banques quand elles travaillent au bénéfice de l’économie et de l’industrie », a-t-il déclaré à Davos devant un auditoire réceptif.

Quelques mauvais esprits n’ont pas manqué de remarquer que l’application des mesures du rapport aurait permis d’éviter le scandale de la Monte Paschi di Siena (MPS), qui enflamme la campagne électorale italienne et dont nul ne sait jusqu’où il va aller. D’autres que la Deutsche Bank, qui se trouve décidément impliquée dans toutes les plus belles affaires (*), dont celle-ci, ne sera pas avec d’autres mécontente du coup d’arrêt que Michel Barnier annonce. Le gouvernement français y avait contribué en adoptant un projet de loi – présenté aujourd’hui devant l’Assemblée nationale – ne tenant pas compte de ses préconisations, soutenu en cela par le gouvernement allemand.

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L'actualité de demain : CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS ! par François Leclerc

Billet invité.

Un vent de relance du crédit souffle-t-il ce matin depuis l’annonce de l’assouplissement des règles de renforcement des liquidités des banques par le Comité de Bâle ? Pas exactement, ce serait plutôt un courant d’air chaud qui fait monter les valeurs bancaires sur les places boursières déjà ouvertes. Le marché ne s’y est pas trompé, la rentabilité des banques était menacée, cela a été corrigé. Et l’économie ? on ne peut pas tout avoir à la fois, laissons les banques se refaire une santé et tout rentrera dans l’ordre, vous verrez !

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L'actualité de demain : BALE III (suite), par François Leclerc

Billet invité.

Comme déjà annoncé par Paul Jorion, le Comité de Bâle vient de décider d’élargir la liste des actifs que les banques pourront détenir au sein du coussin de liquidités qu’elles devront constituer afin de tenir le coup jusqu’à un mois si elles devaient perdre accès au marché et/ou en cas d’importantes sorties de fond. Seuls le cash, les réserves auprès de la banque centrale et les obligations souveraines étaient initialement acceptés ; des obligations d’entreprises suivant leur notation, certaines actions et des emprunts hypothécaire titrisés (RMBS) notés AA et au-dessus sont désormais inclus dans le calcul du ratio. Une décote pourra être appliquée et ces nouveaux actifs ne pourront dépasser la limite de 15% du total des actifs du coussin de liquidités.

Là où une règle simple existait, un cocktail compliqué est venu se substituer, porteur d’incertitudes accrues, fragilisant un dispositif qui sera en plus graduellement mis en place à partir de 2015 pour être finalisé en 2019. La présence de prêts immobiliers titrisés est la grande nouveauté, qui vise à relancer ce marché déserté et à soulager ainsi les banques. L’autre objectif poursuivi est de moins peser sur leur rentabilité, ce qui est traduit par « ne réduire en rien les capacités du système bancaire mondial à financer la reprise » dans le communiqué publié par Mervyn King, au nom du groupe des Gouverneurs et responsables de la supervision.

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