AU FMI, UN VER DANS LE FRUIT, par François Leclerc

Billet invité.

Une cinquième colonne dormante aurait-elle été réveillée au sein du FMI ? Trois de ses économistes, dont le directeur adjoint de son service d’études, viennent de poser une mine à mèche lente sur le site officiel du Fonds.

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L'actualité de demain : APRÈS LA GRÈCE, LE PORTUGAL ? par François Leclerc

Billet invité.

En attendant le tour de la Grèce, retardé le plus possible parce qu’encore plus dérangeant, le Portugal est de retour sur la sellette, n’ayant comme perspective que de suivre la même pente après avoir été longtemps présenté comme le bon élève de la classe. La Troïka a entamé sur place un nouvel examen des résultats du programme de rigueur, reporté étant donné la crise politique, tandis que le vice-premier ministre en charge du dossier, Paulo Portas, réclame un assouplissement de 4% à 4,5% des objectifs de réduction du déficit fin 2014, déjà demandé mais pas obtenu après deux assouplissements successifs, en septembre de l’année passée et mars dernier. « Il faudra qu’on nous explique comment on va pouvoir passer d’un déficit de 5,5% en 2013 à un déficit de 4% en 2014 » s’est interrogé Antonio Saraiva, le patron des patrons portugais. Tenir l’objectif de fin d’année de 5,5% n’est même pas garanti.

Anibal Cavaco Silva, le président, est intervenu de manière inaccoutumée pour demander à la Troïka de « faire preuve de bon sens ». A la clé, le déblocage d’une tranche de crédit de 5,5 milliards d’euros. Le retour sur le marché du pays, prévu pour juin 2014, apparaît de plus en plus compromis, le taux à 10 ans de la dette du pays atteignant un insoutenable 7,4%, se rapprochant de son niveau de juillet dernier au plus fort de la crise politique. Comment, dans ces conditions, se présenter sur le marché pour emprunter afin de commencer à rembourser les 78 milliards d’euros d’aide au total accordées par l’Union européenne et le FMI, les banquiers publics du pays ? Afin d’éviter l’affichage politique désastreux que représenterait un nouveau plan de sauvetage, un habillage pourrait être trouvé sous la forme d’une ligne de crédit.

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L'actualité de la crise : LE REJET ET LA COLÈRE, par François Leclerc

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Les manifestations d’Athènes de ce week-end ne doivent pas occulter celles qui viennent de se dérouler au Portugal et en Espagne, où la tension sociale continue de monter. Partout, rien ne garantit que la résignation l’emportera sur une révolte de moins en moins contenue, alors que la situation de l’emploi et le niveau de vie continuent de se détériorer, précipitant dans la pauvreté des couches entières de la société. Parmi les paris qui sont tenus, celui-ci n’est pas le moindre.

Venant par cars entiers de tout le pays, des dizaines de milliers de manifestants – 300.000, selon la CGTP, la plus grande centrale syndicale – sont venus protester dans les rues de Lisbonne, afin de « pouvoir respirer, vivre et travailler », selon Armenio Alves Carlos, son secrétaire général. Une nouvelle journée d’action est prévue pour le 29 février prochain, alors qu’est annoncée la venue des représentants de la Troïka pour effectuer un bilan des mesures de rigueur prises par le gouvernement Passos Coelho : hausses d’impôts, baisse de prestations sociales, augmentation du tarif des transports et révision du code du travail.

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L'actualité de la crise : LA STRATÉGIE DU BRICOLAGE, par François Leclerc

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Les trois piliers de la stratégie européenne de gestion de la crise se précisent. Ils ont pour nom austérité, discipline budgétaire et régulation financière. L’avantage est qu’ils vont finir par pouvoir être revendiqués, l’inconvénient est qu’ils présentent dès à présent des défauts de construction.

On n’a pas fini de gloser sur le compromis franco-allemand de Deauville. Non seulement en raison des multiples réactions qu’il suscite, étant ressenti comme un fait accompli par Bruxelles, le Parlement européen et de nombreux autres pays de l’Union européenne. Ainsi qu’une capitulation par les partisans de sanctions « automatiques » en cas de non respect par un pays des ratios de dette et d’endettement. Mais aussi en raison de ses grandes imprécisions. Rappelant de ce point de vue les discussions qui ont précédé la mise sur pied sur fonds de stabilité européen (EFSF).

Tonnant du haut de son magistère et outrepassant les termes de son mandat, Jean-Claude Trichet a signifié son désaccord avec une formule préconisant des sanctions prises à la majorité qualifiée des états membres de la zone euro. Y voyant le reniement de la stricte discipline budgétaire dont il s’est toujours fait l’apôtre. Le deuxième volet d’une politique dont la cohérence – et la limite tout à la fois – repose sur le sauvetage prioritaire des banques, quitte à donner un coup de pouce aux pays qui pourraient en causer la chute en sombrant dans la crise.

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