-
L’armée algérienne en question
L’issue « constitutionnelle » dont se réclamait l’armée depuis la crise ouverte par la candidature avortée d’Abdelaziz Bouteflika a encore perdu du peu de sa substance avec la fin du mandat de 90 jours de la présidence intérimaire. Depuis le 9 juillet, Abdelkader Bensalah est néanmoins resté en fonction en dépit du vide constitutionnel sur…
-
L’armée algérienne souple comme un verre de lampe
Pour la vingt-et-unième fois consécutive, vendredi dernier, les foules algériennes sont descendues dans la rue à Alger et dans les grandes villes du pays. « Notre mouvement de protestation continuera ! » proclamaient certaines banderoles, d’autres continuant de marteler « nous voulons la démocratie et la liberté ! ».
-
L’enjeu algérien dépasse les frontières du pays
Les mots manquent pour qualifier les mobilisations d’hier. Il avait été souligné que ce vingtième vendredi de manifestations massives coïnciderait avec le 57ème anniversaire de l’Indépendance algérienne, et que cette date symbolique lui donnerait une dimension particulière. Au choix, ces manifestations ont donc mérité d’être qualifiées d’historiques ou de monstrueuses, ou bien des deux à…
-
Pacifisme, ténacité et cohésion
Pour la 18ème fois, les algériennes et les algériens ont vendredi massivement manifesté en faveur d’un profond changement. Ne se satisfaisant pas de ce qu’ils ont obtenu – vécu au contraire comme autant d’encouragements – et ne se lassant pas durant ces quatre derniers mois de revendiquer l’éradication de ce qu’ils qualifient de « système…
-
Une sortie de crise et de transition démocratique floue
La volonté de rester unis l’a emporté sur des désaccords placés au second plan. La 1ère Conférence nationale de la société civile, qui s’est tenue samedi à Alger, est parvenue à définir les conditions générales d’une « sortie de crise et de transition démocratique », une première depuis le démarrage du mouvement le 22 février.
-
Du nouveau à Alger
Pour le 17ème vendredi consécutif, les places et les rues d’Alger et de toutes les principales villes du pays, de Sétif à Constantine et de Sidi Bel Abbès à Mostaganem, ont été envahies par des marées de manifestants venus en famille, sans que leur nombre et leur tranquille détermination ne faiblissent.
-
En Algérie le système joue l’usure du mouvement
Comme il était prévisible, l’élection présidentielle du 4 juillet a été annulée faute de candidats. Deux inconnus avaient bien remis un dossier au Conseil constitutionnel, mais celui-ci les a retoqués. Aucun autre candidat ne s’est présenté sous la pression des manifestants qui ne veulent pas de cette élection. Ils récusent le président de la République…
-
L’armée algérienne sommée d’être responsable
Devenu l’homme fort du système, Ahmed Saïd Salah avance masqué. Des plans sont prêtés au chef d’état-major de l’armée, mais il se pourrait tout aussi bien qu’il improvise depuis des semaines. Après tout, la situation est totalement inédite et rien dans son expérience si particulière du pouvoir ne l’a préparé à y faire face.
-
L’armée marque le pas
Avec à sa tête son chef d’État-major, l’armée recule sur des positions qui ne sont pas préparées à l’avance. La réponse au test voulu par Ahmed Gaïd Salah est sans équivoque, les interventions policières n’intimident en rien les algériens, c’est trop tard, c’est raté ! Ou alors il faut s’y prendre en grand, en très…
-
Le temps des rêves est terminé
Forte de tout son poids dans la société algérienne, l’armée va garder un pouvoir qu’elle a toujours conservé entre ses mains depuis l’indépendance et démontrer que rien ne peut se faire sans elle, Mais dans quelles conditions va-t-elle y parvenir ? Au nom du respect de la constitution, et afin de couper court à tout…