La fête n’est pas finie en Algérie

« Nous sommes venus vous faire dégager ! » ont-ils repris pour la 52 ème fois. Les Algériennes et les Algériens sont massivement descendus dans la rue à l’occasion de l’anniversaire de leur soulèvement – un an déjà ! – démentant le président mal élu Abdelmadjid Tebboune qui prétendait que « les choses commencent à s’apaiser », confondant ses souhaits avec la réalité.

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Révolte algérienne, deuxième session

Les algériens ont apporté leur réponse à ceux qui tentent d’évaluer le répondant auquel le nouveau président peut prétendre auprès de la population. En 46ème semaine, une fois de plus, ceux-ci ont sans faiblir envahi les rues d’Alger pour lui exprimer défiance et rejet.

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En Algérie, le système a perdu sa tête

L’homme fort du système algérien n’a pas survécu à la mise en œuvre rejetée de sa politique et a subitement succombé à une crise cardiaque, d’après les autorités. Le général Ahmed Gaïd Salah laisse un vide qui va être devoir être comblé, son successeur à la tête de l’État-major allant être nommé par ses pairs dans l’opacité de rigueur, les délais ne l’étant par contre pas.

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Double pouvoir en Algérie

Il n’était pas question de tenir un deuxième tour de l’élection algérienne, un seul aura donc suffit pour que soit désigné un président. Il n’avait pas d’avantage été possible d’empêcher le rejet de ce simulacre dans les rues d’Alger, le jour même du vote.

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Les chefs militaires dans l’impasse en Algérie, danger

Dans toutes les grandes villes algériennes, la mobilisation a été historique en raison de son ampleur, célébrant à fois l’insurrection de 1954 et les manifestations du « hirak ». L’ambiance était festive, les algériennes et les algériens manifestant leur plaisir et leur joie de se retrouver si nombreux. Évoquer une marée ou une déferlante serait le plus approprié.

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Huitième mois de la lutte de libération algérienne

En Algérie, les mobilisations massives de rejet du « système » se succèdent depuis huit mois. Mais l’armée, qui en est le cœur et se trouve désormais en première ligne sans paravent civil pour se masquer, se refuse à passer la main comme exigé. Où va-t-on ?

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Le mur de la peur est tombé

Depuis Tamanrasset où il poursuivait sa tournée des casernes, Ahmed Gaïd Salah a tenté mardi dernier de dissuader les Algériens de manifester massivement pour le trente et unième vendredi consécutif, sans y parvenir. Avec comme ressource principale de dénoncer les « slogans tendancieux qui n’ont rien d’innocent » de « parties » dont l’objectif est « d’induire l’opinion nationale en erreur avec ces moyens trompeurs pour s’autoproclamer fallacieusement comme les porte-voix du peuple algérien. » Quel pathos !

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L’Algérie sans issue

Les manifestations massives du mardi et du vendredi, après avoir passé sans encombres le cap de l’été, continuent d’illustrer une mobilisation populaire qui ne se dément pas, à Alger et dans tout le pays. Hier mardi a eu lieu la 29ème manifestation des étudiants et vendredi dernier la 28ème plénière. La détermination et la persévérance des manifestants n’est plus à démontrer, de même que l’obstination des chefs militaires au pouvoir. C’est l’impasse.

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Coup d’arrêt à Alger

Le chef d’état-major de l’armée a apporté une fin de non-recevoir à la concrétisation des mesures préalables formulées par le panel de discussion. C’est non sur toute la ligne et augure fort mal de la suite. Qu’en sera-t-il demain de la promesse qu’il travaille en toute indépendance et comment peut-il être espéré que le hirak (mouvement) se reconnaisse dans ses travaux et conclusions ?

Il faudrait pour cela que les mesures d’apaisement soutenues par Abdelkader Bensalah, qui était jusqu’au 9 juillet président par intérim, connaissent au moins un commencement d’exécution. Cela prend le chemin contraire et met en évidence des lignes de conduite différentes au sein du système. L’avantage est cependant à Gaïd Salah, le chef d’état-major, du fait de sa main mise sur la hiérarchie de l’armée.

Elle exprime par sa voie son incapacité à évoluer, figée dans la défense inconditionnelle de ses privilèges et de son pouvoir. Quel sens a dans ces conditions un dialogue sous sa haute surveillance ?

La fragilité du dialogue engagé en Algérie

À quel jeu joue Abdelkader Bensalah, qui a perdu son mandat de président par intérim de l’Algérie le 9 juillet dernier ? Il est passé à l’acte après avoir lancé, juste avant cette échéance, l’idée d’un dialogue écartant les représentants de l’État et de l’armée. L’intention est de mettre au point dans ce cadre les modalités de la future élection présidentielle, cet objectif que les représentants du système cherchent à tout prix à concrétiser, sans y parvenir, afin de couper court à d’autres intentions comme la réunion d’une assemblée constituante.

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