Méfions-nous quand la confiance règne

Cécité, aveuglement, ou simple détournement des yeux ? l’affaire Wirecard qui secoue l’Allemagne de la finance est maintenant qualifiée de « catastrophe totale » par le président du régulateur, le BaFin, mais il va falloir expliquer comment elle en est arrivée là et que cette escroquerie a pu passer inaperçue.

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Il est possible de s’en lasser

L’Europe continue à se tenir en équilibre sur une seule jambe, sa banque centrale, car la seconde fait toujours défaut. Le dernier Sommet s’est défaussé sur la Commission en lui donnant la consigne de préparer un plan de relance, et elle peine à la tâche. N’y croyant plus, les investisseurs font pression sur la BCE pour qu’elle agisse, quitte à sortir sans le dire du cadre de sa mission.

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Premiers craquements dans la digue

Comment opérer le tournant  devant les besoins de financement et répondre à la question qui va devenir lancinante : comment régler l’addition finale ? Elle n’est pas posée ouvertement encore, mais le mur des idées convenues se lézarde.

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Les subprimes, le retour…

Le marché des titres adossés à des crédits hypothécaires subprimes repart sur le marché américain. Ils sont incorrigibles !

Standard & Poor’s, trois ans après avoir payé une amende de 1,4 milliards de dollars pour notation avantageuse de ces titres est à nouveau sur le marché. « Le risque est contenu selon nous », a déclaré l’un de leurs analystes.

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EN ROUTE POUR DE NOUVELLES GRANDES AVENTURES ! par François Leclerc

Billet invité

Après avoir fait les gros titres sur le thème « plus jamais cela », la régulation est désormais la grande oubliée d’une Europe ayant d’autres gros soucis. Les lobbies bancaires enterrent des mesures restant à l’étude et les États-Unis apparaissant à la pointe des réformes, tout étant relatif ! Les dirigeants européens ont d’autres réformes en tête, qui sont au contraire pro-business. Embourbés dans une politique ne produisant pas les effets annoncés, ils s’entêtent et pratiquent la fuite en avant. Jusqu’à quand ?

Lors de leur rendez-vous à Jackson Hole, les banquiers centraux n’étaient pas si à l’aise, faisant de leur pragmatisme une vertu, faute de posséder la recette permettant de revenir sans encombres sur leurs mesures d’assistance au système financier. C’est avec de multiples précautions que la Fed et la Banque d’Angleterre cherchent à relever leurs taux proches de zéro, grâce auxquels le crédit est quasi-gratuit pour les établissements financiers ayant accès à leurs guichets. Elles craignent les effets d’enchainement sur les taux du sevrage qu’elles voudraient administrer, avec comme choix d’assumer ce risque ou de voir des bulles d’actifs continuer à gonfler.

Plus généralement, la question est posée : le système financier est-il en mesure de se passer de l’assistance des banques centrales ? La ferveur que manifestent au sein de la zone euro les marchés à l’idée que la BCE pourrait à contretemps de ses consœurs démarrer la planche à billets montre que la réponse n’est pas évidente.

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L'actualité de demain : AVOIR LE "AAA" OU PAS, par François Leclerc

Billet invité.

C’est une histoire bien dans l’air du temps. Les États sont notés par des agences dont c’est l’activité commerciale, comme le sont les entreprises et les actifs financiers en général. Faute d’être en mesure de calculer le risque afférent à un investissement, il est fait appel à des spécialistes dont les notes font référence et déclenchent même parfois automatiquement des ventes, notamment dans le cas des fonds de pension. Même les banques centrales en tiennent compte pour déterminer les actifs qu’elles acceptent en garantie. Tout le monde est ainsi censé disposer de la même information afin d’assurer un fonctionnement du marché en conformité avec la théorie selon laquelle elle doit être « symétrique ».

L’affaire devient plus scabreuse quand il s’agit de la notation des États, car une baisse de leur notation a un sérieux impact sur le coût de leur dette, la dette souveraine étant par ailleurs un des piliers du système financier. Il faut des circonstances exceptionnelles, comme celles que nous connaissons, pour que des États dont la note est baissée – les États-Unis, la France – n’enregistrent pas de hausse de leurs taux obligataires. Le gouvernement américain craint cependant qu’une nouvelle crise liée au déplafonnement de la dette ne suscite une dégradation, comme la fois précédente, car il ne faut pas tenter le diable.

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L'actualité de la crise : QUAND LES MACHOIRES SE REFERMENT…, par François Leclerc

Billet invité.

« Un moment fondateur » dans la construction de la zone euro, c’est ainsi que Christine Lagarde, ministre française de l’économie et des finances, a qualifié la réunion de ce jour des chefs d’Etat et de gouvernement des 17. Une manière comme une autre de présenter l’état des discussions en cours et l’absence de tout accord. Puisque l’on commence, on ne peut pas terminer, irréfutable !

Car ce qui a finalement prévalu au cours de la préparation du sommet, c’est la conception qu’il fallait être d’accord sur tout, sinon on ne l’était sur rien, or on en est loin. C’est en tout cas ce qui a résulté de la posture prise par la chancelière Angela Merkel, qu’elle a elle-même résumé en expliquant que tout était de l’ordre du donnant-donnant dans ces négociations .

Mais le tableau serait imparfaitement dressé, s’il n’était pas également évoqué la deuxième mâchoire de la tenaille qui est en train de se refermer, sous la forme des dégradations de note des agences de notation qui viennent opportunément d’intervenir. Vigiles des investisseurs, les agences expriment les intérêts des marchés et ont fait savoir à la veille du sommet que le temps était venu de prendre des décisions.

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L'actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

Billet invité.

Fort à propos, la chancelière Angela Merkel vient d’avouer être impliquée dans « une multitude de discussions pour pouvoir envoyer un signal fort le 11 mars ». Une manière de décrire la situation de grande confusion qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est pas prête de se résorber, amenant la Banque centrale européenne (BCE) a passer à l’offensive.

Constatant que les gouvernements ne parviennent pas ou ne se résignent pas à assez serrer les boulons, et à faire prendre en charge le payement de l’addition par les contribuables comme elle l’estime primordial – ce n’est pas faute de l’avoir souligné – elle entend désormais peser de tout son poids pour les amener à résipiscence. Disons-le simplement, elle sort de son mandat officiel – la lutte contre l’inflation – pour défendre les intérêts du système financier envers et contre tout. Voici comment.

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L'actualité de la crise: des paradoxes qui prennent tout leur sens, par François Leclerc

Billet invité.

DES PARADOXES QUI PRENNENT TOUT LEUR SENS

Une nouvelle tenant d’un fort paradoxe attire aujourd’hui particulièrement l’attention, dont l’agence de notation Moody’s est à l’origine.

Elle s’était tout dernièrement fait remarquer en annonçant que les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se « rapprochaient du moment » où elles allaient perdre leur note AAA, en raison de leurs difficultés budgétaires. Osant remettre en cause ce qui était jusqu’alors un tabou, que la baisse de la notation des dettes espagnole, portugaise, grecque et irlandaise – toutes déjà intervenues – n’avait pas encore brisé. L’amenant à être accusée de jeter de l’huile sur le feu.

Dans son étude semestrielle sur l’Europe, elle vient de préciser ce qu’elle entendait dire en tenant de tels propos hétérodoxes. « Compte tenu de la nécessité de s’en tenir à des mesures d’économies strictes pour plusieurs années, Moody’s estime que les craintes sur la croissance économique constituent un risque pour la notation des Etats. Ceci est particulièrement vrai en Europe, où la croissance devrait être moins élevée que dans le reste du monde »

En conclusion de son document, l’agence annonce qu’elle va attentivement surveiller « les voies choisies par les gouvernements et leur potentiel à générer de la croissance ». Une analyse qui peut plonger les analystes dans une certaine perplexité. Car les mesures de rigueur qui sont prises en Europe ont eu pour justification de répondre à l’attente des marchés, afin précisément d’éviter que ceux-ci enchérissent le coût de la dette obligataire. Or ce sont ces mêmes mesures qui sont dorénavant estimées pouvoir y aboutir, conséquence inévitable d’une dégradation de la notation de la dette souveraine si elle devait intervenir. Impliquant de faire en même temps une chose et son contraire, si l’on s’inscrit dans cette logique.

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L'actualité de la crise : le vif du sujet, par François Leclerc

Billet invité.

LE VIF DU SUJET

Les décisions du Comité de politique monétaire de la Fed sont aujourd’hui saluées par une chute générale des marchés boursiers. Soit, est-il expliqué par certains, parce que les mesures adoptées confirment le retour prochain de la récession, soit parce qu’elles sont considérées comme trop timorées et insuffisantes pour la prévenir, expliquent d’autres. A lire les commentaires des traders, les marchés semblent craindre tout et son contraire.

Aux Etats-Unis, l’installation d’un chômage structurel, la faiblesse de la demande qui en résulte (dont l’origine est aussi à trouver dans la pression qui s’exerce sur les salaires), ainsi que l’impossibilité de procéder à une relance budgétaire contribuent à dresser une toile de fond inquiétante, qui est maintenant installée. Les milieux d’affaires, comme le panel du Wall Street Journal vient de le mettre en évidence, en sont venus à considérer que la déflation était désormais l’ennemi public n°1, le danger du retour de l’inflation passant au second plan. C’est bien une époque, décidément, qui s’achève. D’autant que tous les commentaires reconnaissent que la déflation sera plus difficile à vaincre que l’inflation, et de s’en inquiéter.

On commence à envisager sérieusement que la Fed pourrait se trouver à court de munitions. Que la question n’est pas tant qu’elle aille prochainement, ou non, au-delà de ce qu’elle vient de décider, en se réengageant dans une politique de création monétaire à grande échelle, que tout le monde semble considérer comme une éventualité vraisemblable. Mais que l’effet de cette politique est tout simplement incertain. Les instruments monétaires ont leurs limites, qui pourraient avoir été trouvées. La relance du crédit bancaire grâce à l’injection de nouvelles liquidités pourrait-elle réellement, dans ces conditions, être en mesure d’éviter – et même de combattre – la récession qui s’annonce ? Rien n’est moins certain.

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