Ce monde qui ne tourne pas bien du tout

Combien de temps les grandes négociations européennes en cours vont-elles durer et quel en sera l’épilogue ? Le Parlement européen fait sa mauvaise tête pour adopter le budget pluriannuel de l’Union et les pourparlers à propos du plan destiné à succéder aux accords de Dublin piétinent.

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Réfugiés : le bal des hypocrites est ouvert

La « question migratoire », selon les termes choisis du ministre de l’Intérieur français, attendra encore son règlement au niveau européen. Combien de temps le provisoire accepté par le HCR comme un pis-aller va-t-il durer, les réfugiés forcés à rejoindre leur nouveau camp en attendant de connaître leur sort ?

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À la Valette ils ont joué petit bras

Réunis à La Valette, les ministres de l’Intérieur de l’Allemagne, la France, l’Italie et de Malte ont conclu un accord qui sera soumis le 8 octobre à un Conseil européen, et dont on ne sait pas grand-chose. Quels seront au final les pays impliqués ? Qu’adviendra-t-il pour ceux qui s’y refuseront ?

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Ils n’en ont pas fini avec les ONG en Méditerranée

En trois années de campagne avant d’avoir été immobilisé pour avoir perdu son pavillon, l’Aquarius aura secouru 30.000 réfugiés en mer Méditerranée. Combien de temps le nouveau venu « Ocean-Viking » qui vient d’être annoncé tiendra-t-il ?

SOS Méditerranée a affrété avec Médecins sans frontières cet ancien navire de 69 mètres de long d’assistance aux plate-formes pétrolières, afin qu’il patrouille dans une vaste zone au large des côtes libyennes où 426 réfugiés ont trouvé la mort depuis le début de l’année. La nouvelle équipe va prendre le relais de celle de « Sea-Watch 3 », dont le navire est immobilisé dans le port italien de Lampedusa, et maintenir la présence symbolique et active des ONG.


Coïncidence, les autorités européennes se réunissent lundi avec les responsables de l’agence Frontex, du HCR et de l’OIM (l’Organisation internationale des migrations). Ils n’ont pas comme intention d’étudier la réforme des accords et du mécanisme de Dublin, qui est résolument au point mort, mais d’éviter la répétition des longues tractations menées aux fins de répartition des réfugiés pour qu’ils puissent être sans délais débarqués dans un port européen, une fois secourus en pleine mer. La détérioration de la situation en Libye, qui participe de la dénonciation de la carence actuelle a également favorisé cette initiative franco-allemande qui devrait aboutir à l’engagement d’une quinzaine de pays européens, est-il espéré.

Dans le projet d’accord-cadre, informe Le Monde, figure « une relocalisation rapide des arrivants dans d’autres pays que ceux où ils débarquent et une procédure accélérée de retour pour ceux qui ne peuvent prétendre au statut de réfugié. » L’intervention des navires des ONG est encadrée et il est question d’un nouveau renforcement des moyens en garde-côtes de la Libye, car tout doit être fait pour que les réfugiés soient interceptés avant qu’ils ne quittent ses eaux territoriales afin d’être reconduits dans des camps de détention où ils sont traités de manière indigne.

Ne voulant pas le voir, les autorités européennes tentent de se donner bonne conscience à peu de frais avec ce nouveau mécanisme qui ambitionne d’accueillir tout au plus quelques dizaines de réfugiés sauvés de la noyade et ayant échappé à l’interception des garde-côtes libyens. Après avoir tout fait pour les faire bloquer en Turquie, en Libye et au Niger. Mais cela ne donne pas toute la portée limitée d’engagements qui devraient n’être valables que jusqu’en octobre prochain, fin présumée de la période la plus propice aux départs clandestins…

L’immobilisme fait foi

Les élections européennes s’approchent, et avec elles l’impétueux besoin des gouvernements de montrer aux électeurs que sur un sujet monté en épingle, les migrations, ils font avancer les choses et n’en restent pas aux mots. Emmanuel Macron en aurait particulièrement besoin, pour l’avoir placé au cœur de sa stratégie. Mais cela ne marche pas comme voulu et ils ne sont pas au bout de leurs déconvenues.

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Europe, morne plaine

La politique européenne est devenue une véritable guerre de tranchée, car rien ne bouge. C’est de circonstance, une guerre de position s’est instaurée sur tous les thèmes agités. Le prochain sommet s’approche, en décembre.

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Des réfugiés à la détermination exemplaire

Les dirigeants européens se sont pris à leur propre piège pour avoir dénoncé une invasion de réfugiés. En mobilisant la peur, ils ont alimenté le rejet. Dans l’opinion, l’assimilation s’est faite entre un terrorisme se revendiquant de l’Islam et une vague de déshérités, au départ syriens, fuyant la guerre et venant chercher un refuge. Aujourd’hui divisés, ces mêmes dirigeants se révèlent incapables de formuler un dispositif succédant à des accords de Dublin n’ayant pas résisté à l’épreuve du feu.

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La taxe sur les services numériques, un destin exemplaire

Ce serait faire preuve de cruauté que de décompter les dossiers européens en instance prolongée, par exemple en exhumant celui de l’Union bancaire dont un des trois piliers est toujours porté manquant. Ou, plus présent dans l’actualité, l’adoption d’une politique migratoire, une fois constatée l’inadéquation criante des accords de Dublin auxquels les dirigeants se raccrochent. Faute de mieux, Emmanuel Macron tente de relancer son projet d’armée européenne afin d’être ainsi en phase avec un besoin de protection. Mais c’est accorder beaucoup de pouvoir aux mots quand le passage à l’acte sur ce projet comme sur tous les autres est soumis à tant de prévisibles embuches.

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