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Les risques-presque-tout de la finance
Plus le système financier grossit et se complexifie, plus il se fragilise, il n’y a pas de mystère. Et la régulation financière qui a pour objet de le renforcer ne fait pas le poids, ignorant des secteurs entiers de celui-ci. Mais on ne peut s’en tenir à l’évidence de cette constatation, car c’est par nature…
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« Green business », le doute se renforce
Un article publié par le Financial Times (*) fait fort involontairement douter de l’engagement déterminant du monde des affaires dans la réduction des émissions du carbone, qui est pour l’occasion opposé à la proposition du FMI, considérée insoutenable, de la fixation du prix de la tonne carbone à 75 dollars. Des pistes sont certes identifiées…
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De mauvaises cuisines bancaires se préparent
Il s’en prépare de belles dans le système bancaire européen, où le mot d’ordre est consolidation, c’est à dire concentration ! Afin d’améliorer leur faible rentabilité (comparé aux banques américaines), les banques n’ont pas trente-six solutions : diminuer leurs coûts ou grossir grâce à des acquisitions. Le premier exercice a ses limites, de nombreuses suppressions…
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Le risque porté par les mégas fonds d’investissement
Le risque est partout, à condition de savoir le dénicher, puis le calculer. S’il n’existait pas, comment le rémunérer font remarquer les bons esprits. Pour les régulateurs, une autre question se pose, la valorisation des actifs qui en découle afin de définir les règles prudentielles permettant d’amortir le choc lorsque le risque se concrétise.
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Les taux négatifs ennemis banquiers numéro 1
Les banquiers ne désespèrent pas d’obtenir de la BCE qu’elle aligne son taux sur celui de la Fed en le remontant. À Davos, dans des lieux sans contradicteurs de poids, ils ont déployé toute leur argumentation en instruisant à charge le dossier des taux négatifs. Finiront-ils par convaincre le monde politique de la justesse de…
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Mondialisation, tout le monde descend
L’exportation n’est plus la recette miracle dont l’Allemagne était la référence obligée. La guerre commerciale engagée par Donald Trump a donné un coup d’arrêt au développement des échanges commerciaux mondiaux, une page est tournée, mais les esprits conformistes se refusent à l’admettre, étonnant, non ?
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Entre gens de bonne compagnie, on s’arrange toujours
L’échéance de l’application de nouvelles réglementations se rapprochant dangereusement à leur goût, les banques et autres gestionnaires d’actifs européens se rebiffent. En France, ils ont trouvé l’appui de députés menés par Eric Woerth, un ancien ministre du Budget, qui réclament la clémence à propos du renforcement des fonds propres des banques qui les attend. Mais…
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Entre les deux, leurs cœurs balancent
Profiter des taux bas actuels pour investir à crédit ? n’y pensez pas ! Les farouches opposants à cette politique évoquent le moment où les taux vont immanquablement augmenter et étrangler les finances publiques lors du refinancement de la dette.
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Les envies rentrées du monde bancaire
Manger ou être mangées, tel est le dilemme devant lequel, à les entendre, les grandes banques européennes seraient placées. Certes, elles ne font pas le poids devant les mastodontes américains qui font la loi sur les marchés, ni en terme de capitalisation boursière, ni de retour sur capitaux propres (ROE). Mais la concentration qu’elles voient…