TOUT SE JOUE MAINTENANT, par François Leclerc

Billet invité.

Des tractations décisives sont en cours en vue de la validation d’une liste des mesures proposées par le gouvernement grec pour application dans les quatre mois à venir, avant qu’elle ne soit soumise pour accord à une nouvelle réunion de l’Eurogroupe demain mardi.

Ne disposant que d’une étroite marge de manœuvre, l’équipe de Syriza tente de préserver ce qu’elle peut de ses intentions, soumise à un contrôle pointilleux qui n’est pas appelé à désarmer. Afin de ne pas appliquer les baisses des retraites ou hausse de la TVA que la Troïka exigeait auparavant, le gouvernement grec doit trouver d’autres mesures destinées à rapporter un montant équivalent. Ces nouvelles recettes devraient également financer les dépenses du plan humanitaire pour les plus démunis et l’augmentation progressive du Smic, s’ils sont sauvés. Il va aussi falloir obtenir de rétablir les négociations salariales collectives dans le droit du travail, une opération financièrement neutre. Enfin, le programme de privatisation va devoir reprendre.

Afin de respecter cet équilibre financier, le gouvernement grec va aligner un programme de recouvrement partiel des énormes dettes fiscales des entreprises et des particuliers, l’imposition des grandes fortunes, ainsi que la lutte contre les trafics d’essence et de cigarettes. Mais il va falloir rendre crédible aux yeux des censeurs européens ce paquet de mesures, ce qui ne va pas aller sans de probables renoncements par ailleurs. D’autant que la situation des banques grecques est devenue très précaire à force de retraits des dépôts. Continuer la lecture de TOUT SE JOUE MAINTENANT, par François Leclerc

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ILS NE VONT PAS S’EN TIRER À SI BON COMPTE, par François Leclerc

Billet invité.

Lorsqu’elle a éclaté, la crise a été marquée par un déni majeur dont l’on continue à payer les effets, et un autre s’est depuis institué. Soi-disant, les banques ne connaissaient qu’une crise de liquidité – et non de solvabilité – et les gardiens du Temple s’en tiennent aujourd’hui mordicus à la fiction de la soutenabilité de la dette, tandis que les banques centrales continuent de lutter pour stabiliser un système financier sous-assistance.

La Grèce illustre de manière particulièrement criante que cela n’est pas le cas, et cela va être l’enjeu du nouveau round de négociations, si celui qui est en cours n’aboutit pas à un clash. Que faire, va-t-on alors devoir s’interroger, une fois révolus les quatre mois de l’extension du plan de sauvetage en négociation acquis ?

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QUATRE MOIS DE GAGNÉS… par François Leclerc

Billet invité.

Le gouvernement grec a obtenu à l’arraché, et avec des résultats limités, un accord d’extension du plan de sauvetage menant seulement jusqu’à juin. Il reste sous surveillance des « institutions », et non plus formellement de la Troïka, et va proposer un plan de réformes lundi prochain, pour approbation d’ici fin avril. Sera alors débloquée, si tout se passe bien, la dernière tranche du plan de sauvetage. Mais pour apprécier le degré de liberté effectif qui va être octroyé, il faut encore attendre de connaître le document de lundi prochain, en attendant l’échéance d’avril. De nouvelles négociations devront être immédiatement engagées pour trouver le financement du remboursement en deux versements de 6,7 milliards d’euros à la BCE cet été.

Il est admis une certaine flexibilité pour l’objectif d’excédent budgétaire primaire 2015, maintenu à 3% du PIB au lieu des 1,5% demandé par le gouvernement grec. Mais rien n’est dit à propos des années suivantes, alors qu’il a été précédemment fixé à 4,5% pour 2016. Pour mémoire, 5 milliards d’euros devront être remboursés en 2016 et 7 milliards en 2017.

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QUATRIÈME REBONDISSEMENT, par François Leclerc

Billet invité.

La réunion de l’Eurogroupe encore retardée, la médiation se poursuit avec pour objectif de parvenir à un document éclaircissant certains points de la lettre du gouvernement grec considérés équivoques par les négociateurs allemands. Yanis Varoufakis aurait été amené à faire de nouvelles concessions, sans que l’on sache lesquelles.

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DEUXIÈME REBONDISSEMENT, par François Leclerc

Billet invité.

Le terrain maintenant dégagé, François Hollande n’a pas hésité a affirmer que « la Grèce est dans la zone euro, elle doit rester dans la zone euro », tandis que le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a déclaré « nous sommes confiants dans le fait qu’un accord est possible dans un futur proche si tout le monde se montre raisonnable », ce qui s’adresse à Wolfgang Schäuble si on ne trahit pas sa pensée… Le début de la réunion de l’Eurogroupe a été retardé d’une heure et demie.

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UN PREMIER REBONDISSEMENT, par François Leclerc

Billet invité.

La demande grecque serait désormais « un point de départ » acceptable pour les autorités allemandes. Le commissaire allemand Günther Oettinger évoque la tenue d’un nouveau sommet des chefs d’État et de gouvernement la semaine prochaine, éventualité qu’Angela Merkel n’exclut pas. Des informations à confirmer ont fait état d’un projet de document établi hier sur la base du courrier grec au sein de l’Eurogroup Working Group, qui a préparé la réunion d’aujourd’hui de l’Eurogroupe.

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LES RAISONS DE L'INTRANSIGEANCE, par François Leclerc

Billet invité.

À quoi va tenir le sort des Grecs ? Après s’être cassés les dents devant l’intransigeance du gouvernement allemand, qui veut le faire plier pour l’exemple, leur gouvernement est acculé dans ses derniers retranchements. Il ne peut plus compter que sur d’hypothétiques promesses de médiation là où il faudrait des soutiens qui se sont fait attendre, après y avoir mis beaucoup du sien en vain.

Pour expliquer le refus de tout semblant d’assouplissement, une image vient d’Allemagne, celle d’une Grèce comparée à une jambe atteinte de gangrène et qu’il faut couper. Comme si le danger de la contagion grecque l’emportait sur toute autre considération. En espérant que le gouvernement grec plie, et en prenant le risque aux conséquences que d’aucuns estiment désormais limitées d’une sortie de l’euro.

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INCERTITUDE FINALE par François Leclerc

Billet invité.

Que se passe-t-il dans la coulisse ? La préparation de la réunion de demain de l’Eurogroupe donne lieu à des tractations, qui ont déjà commencé depuis plusieurs jours, Alexis Tsipras multipliant les contacts à la recherche d’appuis. Elles se multiplient depuis qu’est connue la demande grecque à Jeroen Dijsselbloem.

Le vice-chancelier social-démocrate a entrouvert la porte auparavant fermée par Martin Jäger, le porte-parole de Wolfgang Schäuble, qui avait déclaré que « le courrier ne remplit pas les critères définis lundi par l’Eurogroupe ». Selon Sigmar Gabriel, cette demande serait par contre « un point de départ pour la négociation ». Le premier ministre Manuels Valls a de son côté soutenu que « la France agit et agira jusqu’au bout pour que la Grèce conserve toute sa place dans l’Europe » sans plus d’explications. Enfin, selon une source gouvernementale grecque citée par l’AFP, « le gouvernement allemand essaie d’anticiper les décisions de l’Eurogroupe en exerçant des pressions sur les partenaires ».

Que peut espérer le gouvernement grec de tout cela ?

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