L'actualité de demain : ZORRO NE VA PAS ARRIVER ! par François Leclerc

Billet invité

Les ministres italiens du PDL n’étant pas passés à l’acte, mais ayant seulement annoncé leur démission, le souffle de l’Italie continue d’être suspendu au cas Berlusconi, mis en cause pour sa « folie », tandis que le président de la République déclare qu’il ne dissoudra les chambres qu’en toute dernière extrémité. Faute d’une révision préalable de la loi électorale, la nouvelle consultation qui en résulterait, et à laquelle le magnat déchu appelle, risquerait fort d’aboutir à des résultats similaires à la précédente… Les pointages et calculs se multiplient à Rome, afin de vérifier qu’une majorité de soutien à un nouveau gouvernement pourrait reposer sur des transfuges du PDL et du Mouvement cinq étoiles… Tout cela est d’une très grande fragilité. Plus le moment de la destitution de Silvio Berlusconi s’approche, le dessaisissant de son immunité parlementaire, plus la tension monte au sein d’un monde politique devenu incapable d’échafauder une de ces combinaisons dont il a de longue date fait son miel.

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L'actualité de demain : DES CRISES POLITIQUES DE GRANDE PORTÉE MAIS SANS ISSUE, par François Leclerc

Billet invité.

Aux États-Unis, en Italie et au Portugal, trois crises politiques s’affichent simultanément, témoignant combien cet échelon de « crise » est atteint. Rien à voir entre elles, en raison de la diversité de leur contexte, si ce n’est leur intensité et, surtout, leur portée.

Les dirigeants politiques poursuivent leur course dans le vide, suspendus au sort de Silvio Berlusconi, alors que tous les signaux d’alarme ont été tirés à propos de la situation des banques du pays. Troisième puissance économique de la zone euro, l’Italie ne peut pas de ce point de vue être cataloguée parmi ces pays périphériques abandonnés à leur sort. Jean-Claude Junker, l’ancien président de l’Eurogroupe, résumait hier ce que la Grèce pouvait pour sa part attendre : « Dire aux Grecs que quoi qu’il advienne ils auront une aide, ce n’est pas un bon signal. Dire à nos compatriotes que quoi qu’il advienne les Grecs n’auront plus un sou, c’est contreproductif. Il faut savoir silence garder »…

Mais que dire aux Italiens dont les grandes entreprises sont vendues au rabais, leurs PME mendient le crédit et leurs banques et compagnies d’assurance regorgent de titres de la dette publique qui se dévalorise quand son taux augmente ? Les banques de la zone euro, au premier chef les françaises qui en étaient gorgées, se sont délestées de ces titres qui leur brûlaient les doigts, anticipant un dérapage et des pertes, faisant de l’Italie l’exemple à venir, mais qui se rapproche considérablement, d’une implosion, cette explosion vers l’intérieur. La BCE, qui a accepté en garantie les mêmes titres enregistrera les pertes qu’elle a jusqu’à maintenant su éviter avec les titres de la dette grecque. Si l’Italie devait à son tour tomber dans le trou, c’est toute l’Europe qui menacerait d’y tomber.

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L'actualité de demain : RÉFORMES DE STRUCTURE : ÉLARGIR LE DÉBAT, par François Leclerc

Billet invité.

Réfléchir à ce que devrait être la France à échéance de dix ans, afin de s’affranchir du court terme et du calendrier politique ; établir un constat permettant d’accomplir cet objectif et de dégager des préconisations : telle est l’ambitieuse mission qui a été confié au nouveau Commissariat général à la stratégie et prospective que préside Jean Pisany-Ferry. En ouverture d’un débat avec des think tanks, celui-ci a jeudi matin présenté lors d’un point de presse où le blog de Paul Jorion était invité cinq notes analytiques , faisant suite à une contribution au séminaire gouvernemental d’août dernier. Elles portent sur les modèles productif, social et républicain, sur la soutenabilité et le modèle de croissance, ainsi que sur le projet européen. A cette étape des constats, mais aussi des pistes formulées en termes généraux, les préconisations finales concernant la politique à suivre sont prévues pour la fin de l’année, un délai bien court vu l’ampleur des questions abordées. Entre-temps, l’intention est de cultiver une « culture de discussion » en associant des think tanks aux réflexions qui vont se poursuivre.

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L'actualité de demain : LES FAUSSES ROUTINES, par François Leclerc

Billet invité

Serions-nous installés dans la routine, la crise (dont le mot s’est évanoui) désormais normalisée et intégrée dans nos esprits ? Une fois encore, le plafond de la dette va être atteint aux États-Unis et le Congrès se prépare à une nouvelle bataille de tranchées. Le gouvernement japonais tente à nouveau de présenter comme un succès sa tentative de sortie de la déflation qui ne doit qu’à l’augmentation de l’électricité. La déroute économique des pays en Europe ayant bénéficié de plans de sauvetage et devant retourner se financer sur le marché va exiger de nouveaux accommodements financiers, sans rien régler (cela va se terminer par l’obtention de lignes de crédit pour l’Irlande et le Portugal, pour la Grèce on ne sait pas). Tentatives de reprendre l’initiative sinon la main, la taxe sur les transactions financières et l’union bancaire ne sont pas prêtes d’être pleinement opérationnelles. La croissance est atone et le chômage en progrès, le levier de croissance présumé des pays émergés n’est plus ce qu’il était. La guerre des monnaies n’est plus dénoncée, mais ses dégâts sont amplifiés. Les taux du marché obligataire sont sur une pente ascendante qui ne va rien arranger.

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L'actualité de demain : TENIR ! TOUJOURS TENIR ! par François Leclerc

Billet invité.

De « modéré », le taux de croissance de l’économie américaine est pour la Fed devenu « modeste », Mario Draghi de la BCE décelant très prudemment une « confirmation de la stabilisation » au sein de la zone euro. De nouveau, le sujet de la croissance est sur toutes les lèvres, ce qui généralement survient quand un miracle est espéré. La palme incontestée revient une fois de plus à Pierre Moscovici, le ministre français de l’économie et des finances, pour son envolée à propos de la « véritable croissance » française qu’il prévoit en 2014 : « notre objectif, c’est 0,8% puis ensuite repasser nettement au-dessus de 1%, 1,5% pourquoi pas 2% en 2015 et 2016 ». Pourquoi pas, mais pourquoi s’arrêter là ?

Si un frémissement devait intervenir, nul doute qu’il sera toutes affaires cessantes présenté comme la fin du tunnel. Avec le retour des banques sur le devant de la scène, on est décidément revenu à la case départ : celle de ces petites pousses vertes annonciatrices de futures récoltes. Encore que l’Autorité prudentielle française (ACP), fidèle en cela à une tradition que le monde entier lui envie, vient de s’appliquer à noyer le poisson à propos des banques du pays en annonçant qu’elles sont « à niveau ou pas loin » du ratio de levier « qui ne s’appliquera d’ailleurs qu’en 2018 », oubliant en cela que celui-ci n’a pas encore été fixé par le Comité de Bâle…

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L'actualité de demain : QUI VA PAYER POUR LA CRISE ?, par François Leclerc

Billet invité

Qui va payer pour cette crise ? La question semblait entendue, puis les cartes se sont brouillées. Au départ, ce n’était pas les banques, pour désigner la face visible du système financier, mais les États, c’est-à-dire les citoyens. Puis c’est devenu plus compliqué, car il a fallu en convenir : la stratégie de désendettement européenne ne donne pas de résultats particulièrement brillants…

Les signaux tournant autour de cette même interrogation – qui va payer ? – se sont multipliés. La crise grecque, puis la crise chypriote ont été l’occasion de deux inflexions : la première en engageant une restructuration de la dette publique, la seconde en impliquant dans un sauvetage les actionnaires et les créanciers de deux banques. À chaque fois, le même discours a été tenu : « cela ne recommencera pas ! ». Dans le cas de la Grèce, qui est de ce point de vue emblématique, le contraire est d’ores et déjà certain, et dans celui de la participation des créanciers aux sauvetages bancaires, l’Espagne l’avait discrètement devancé en vendant à près d’un million de familles pour 30 milliards d’euros des « preferentes », ces titres dont la valeur s’est ensuite effondrée.

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L'actualité de demain : QU’EST-CE QU’ILS NE VONT PAS INVENTER ? par François Leclerc

Billet invité

On connaissait l’assurance-vie, par le biais de laquelle ses possesseurs peuvent se retrouver sans le savoir détenteurs de titres de dette souveraine qui subiront demain une décote ; on avait enregistré sous Nicolas Sarkozy la volonté gouvernementale d’accroître le nombre de propriétaires de logements et l’endettement des ménages, ou bien encore la tentative de lancer la retraite par capitalisation, mais avant la crise. Le tout dans l’intention de mouiller le plus de gens possible et de les rendre dépendants et solidaires du système.

Dans ce même esprit, il nous vient du Royaume-Uni une nouvelle idée qui ferait du plus grand nombre possible de Britanniques les actionnaires des banques. C’est tout du moins la proposition de Policy Exchange, un think tank qui entend créer « une nouvelle génération d’actionnaires ». Avec l’avantage incontestable, mais pas revendiqué, que leur présence représenterait un obstacle à la participation des actionnaires d’une banque à son renflouement !

La réflexion s’est engagée à propos de la privatisation de RBS et Lloyds, les deux banques partiellement nationalisées en 2008, qui devrait être prochainement annoncée par George Osborne, le chancelier de l’Échiquier. En attendant, 70 % des parts de l’État dans celles-ci pourraient être vendues à une population estimée entre 20 et 30 millions de Britanniques, selon ce rapport. Chacun d’entre eux pourrait acheter des titres pour un montant évoluant entre 1.100 et 1.600 livres, en fonction de la demande, avec la garantie gouvernementale de ne rien perdre en cas de baisse de la valeur de l’action (au bout de dix ans). Autres avantages de ce scénario, il permettrait de réaliser l’opération avec les prochaines élections législatives, prévues en 2015, et d’illustrer les bienfaits de la politique gouvernementale.

Peut-on prochainement espérer la réalisation d’un partenariat entre la Loterie nationale et un opérateur de trading de haute fréquence pour un nouveau jeu ?

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LE PRINCE ET L'APPRENTI-SORCIER, par Zébu

Billet invité.

« Il ny a pour un prince de défense bonne, certaine, et durable, que celle qui dépend de lui-même et de sa propre valeur », ‘Le Prince’, Machiavel.

Lorsque le 7 novembre 2012 Christiane Taubira présente au Conseil des Ministres le projet de loi du ‘Mariage pour Tous’, la cote de confiance du Président de la République s’est déjà inversée et ce depuis septembre 2012.

 Le mariage pour tous aurait donc pu être un palliatif politique décidéà la va-vite pour faire face à la chute de popularité de l’exécutif. Pourtant, ce projet qui est une des 60 promesses de campagne présidentielle de François Hollande est préparé par le cabinet de la Ministre de la Justice dès l’été 2012 et l’annonce qu’il sera déposé au parlement pour être voté au premier semestre 2013 est réalisée dès début août. Avec seulement une semaine de retard par rapport à l’annonce du premier ministre Jean-Marc Ayrault pour sa présentation au Conseil des Ministres, ce projet bénéficie donc d’une attention toute particulière mais ne déroge cependant pas avec ce que le calendrier du candidat François Hollande avait annoncé dans son programme pour octobre 2012 et ce que le Président de la République décida ensuite d’appliquer.

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L'actualité de demain : DYNAMIQUES DE GROUPE, par François Leclerc – En débat demain mardi, de 11 h à 14 h.

Billet invité. Le débat a commencé ICI

Parvenus à ce stade de la crise dans sa dimension politique et sociale, une interrogation toute simple s’impose : pour quelles obscures raisons, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, ceux qui sont en responsabilité (comme ils aiment jargonner) sont-ils incapables d’en sortir ? Que cherchent-ils à obtenir ?

Les prises de position des plus péremptoires d’entre eux sont connues : « Pas d’impôts supplémentaires pour les riches ! » et « Taillez dans l’État-providence ! », désignant à chaque fois la même victime. De fait, les uns continuent de bloquer toute adoption d’un budget aux États-Unis, et les autres coupent dans ceux-ci sans se soucier du désastre. Dans les deux cas, une véritable fuite en avant s’ensuit, en défense du statut des nantis, de leur fortune, de leurs aises et privilèges. C’est aussi simple que cela. En Europe, ce sont des pays entiers qui sont détruits, des générations qui en subissent les effets, condamnés au nom de la Rédemption.

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L'actualité de demain : L'IRRÉVÉRENCE S’IMPOSERAIT-ELLE PARFOIS ? par François Leclerc

Billet invité.

Le suspens est à son comble dans l’attente de la diffusion dimanche sur BBC Radio one de son hit parade intitulé « The Official Charts Show ». « Ding Dong! The Witch is Dead » (La sorcière est morte) devrait y figurer comme le veut le principe, car ses ventes ont explosé. Or le disque est rien moins qu’une actualité puisqu’il s’agit d’une chanson chantée par Judy Garland, encore adolescente, à partir d’une scène de The Wizard of Oz, l’un des premiers films en couleur, sorti sur les écrans en… 1939 !

Les milieux comme il faut crient à la manipulation politique, en raison de la transparence de l’allusion à la disparition de Margaret Thatcher, surnommée durant toute sa carrière politique, « The Wicked Witch » : la méchante sorcière, par la partie de la population britannique qui n’appréciait guère celle que l’on appelait chez ceux qui, au contraire, l’aimaient, « The Iron Lady » : la dame de fer.

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