L’Italie joue les prolongations

Combien de temps la crise politique italienne va-t-elle encore pouvoir durer avant d’éclater ? Favorable au Mouvement des 5 étoiles lors de la formation de l’actuelle coalition avec la Ligue, le rapport de force électoral a changé dans le pays, selon les sondages d’opinion. La Ligue prétend à un remaniement du gouvernement en sa faveur et pourrait déclencher de nouvelles élections pour l’imposer. Ce qui pourrait amener à une rupture de la coalition et à la recherche par Matteo Salvini de nouvelles alliances.

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La faiblesse politique de l’Union

La Grande Coalition allemande passera-t-elle l’hiver ? Afin de la sauver, Angela Merkel et la direction du SPD essayent de maitriser la grande confusion qui entoure en Allemagne la désignation d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne. Quoi qu’il en soit, une telle situation est significative : cette formule gouvernementale est en fin de vie.

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Sœur Anne, ne vois-tu rien venir

Le chamboulement de la géographie politique allemande est destiné à se poursuivre, dans le contexte de la poursuite de la dégradation de la situation économique. Mais que peut-on en attendre au niveau Européen ?

Les deux partis de la Grande Coalition, CDU-CSU et SPD, sont déjà inscrits comme les grands perdants. Celle-ci ne doit sa survie qu’aux risques provenant de la tenue d’une nouvelle élection, que leurs dirigeants ne veulent pas prendre. Ils s’accrochent à un pouvoir qu’ils vont néanmoins devoir tôt ou tard quitter dans sa forme actuelle, le SPD pour rentrer dans l’opposition, et la CDU-CSU pour former une coalition avec de nouveaux partenaires. Dans l’immédiat, cela n’a pas empêché les présidents des groupes parlementaires de la CDU, de la CSU et du SPD, de célébrer tous trois réunis leur « harmonie » et leur « succès », exprimant ainsi leur intention de retarder le plus possible l’échéance en forçant le trait.
 
Les Verts et l’AfD d’extrême-droite sont annoncés dans les sondages comme allant connaitre une forte progression lors des trois prochaines élections régionales de l’automne dans les territoires de l’ancienne Allemagne de l’Est. Dans la Saxe et le Brandebourg, où la Grande Coalition est au pouvoir, et dans la Thuringe, le seul État fédéré où Die Linke (la gauche) détient le poste de premier ministre à la tête d’une coalition avec le SPD et les Verts.

Partout, les coalitions en place pourraient ne pas survivre à un nouveau scrutin. Les cartes sont brouillées et, première illustration, l’AfD vient de manquer de peu de conquérir sa première mairie dans la Saxe. Parallèlement, la progression des Verts dans cet État où ils sont au coude à coude avec le SPD, laisse présager des difficultés lorsqu’il faudra reconduire la coalition, ce qui permet d’en prévoir d’analogues lors de la constitution d’une coalition nationale.

Aucun signal annonçant une évolution de la politique européenne allemande n’est jusqu’à maintenant enregistré. Ce n’est en tout cas pas la dernière réunion de l’Eurogroupe qui l’aura donné. Les statuts du Mécanisme européen de stabilité, le dispositif anti-crise, y ont été approuvés afin d’être présentés au prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement du 21 juin. La formalisation de la procédure pour déficit excessif de l’Italie y a été repoussée et, en dépit des dimensions devenues symboliques du fonds d’investissement de la zone euro, il n’aura pas été possible de l’adopter en raison de dissensions. C’est dire le blocage qui sévit et le poids du FMI qui au contraire le soutient ! L’enterrement est de première classe, ne laissant plus aux dirigeants français qu’à y voir un démarrage !

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Une sortie de crise et de transition démocratique floue

La volonté de rester unis l’a emporté sur des désaccords placés au second plan. La 1ère Conférence nationale de la société civile, qui s’est tenue samedi à Alger, est parvenue à définir les conditions générales d’une « sortie de crise et de transition démocratique », une première depuis le démarrage du mouvement le 22 février.

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Du nouveau à Alger

Pour le 17ème vendredi consécutif, les places et les rues d’Alger et de toutes les principales villes du pays, de Sétif à Constantine et de Sidi Bel Abbès à Mostaganem, ont été envahies par des marées de manifestants venus en famille, sans que leur nombre et leur tranquille détermination ne faiblissent.

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À son tour l’Allemagne entre dans la danse

Où va-t-on si l’Allemagne entre à son tour dans une période d’instabilité politique ? Angela Merkel a annoncé son départ pour la fin de la législature et Andrea Nahles a quitté la présidence du SPD et la vie politique. Et Annegret Kramp-Karrenbauer, désormais à la tête de la CDU,  est loin de faire l’unanimité. La greffe n’a pas pris comme espéré. Il en ressort que l’édifice actuel est fragilisé.

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En Algérie le système joue l’usure du mouvement

Comme il était prévisible, l’élection présidentielle du 4 juillet a été annulée faute de candidats. Deux inconnus avaient bien remis un dossier au Conseil constitutionnel, mais celui-ci les a retoqués. Aucun autre candidat ne s’est présenté sous la pression des manifestants qui ne veulent pas de cette élection. Ils récusent  le président de la République par intérim, Abdelkader Bensalah, en charge de sa supervision, et réclament également le départ de Noureddine Bedoui (surnommés les 2B).

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L’armée algérienne, recours du système

Dans tout le pays, une foule énorme comparable à celle des cinq vendredis précédents a clairement adressé au général Gaïd Salah, le chef d’État-major de l’armée, une fin de non-recevoir. La tête de Bouteflika lui est dorénavant offerte, mais comme les manifestants l’ont scandé, « le peuple veut que vous partiez tous ! »

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En attendant les failles, le système se lézarde

Le système a dû abandonner la carte Bouteflika, devenue impossible à jouer, et c’est le chef d’état-major de l’Armée, Ahmed Gaïd Salah, qui a été chargé de l’annoncer, comme s’il en était le parrain. Se gardant de jouer le rôle d’exécuteur des hautes œuvres, l’Armée nationale populaire souligne qu’elle ne veut pas prendre le pouvoir.

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Indépendance, acte II

Quel va être le goût de la victoire pour les Algériens ? Le moment de l’euphorie passé, les jeux ne sont pas faits. Par un subterfuge, le système au pouvoir s’est donné un répit afin de conserver un règne qu’il est pour lui hors de question de céder.

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