Le cocktail frelaté du chef d’État-major algérien

Le général Gaïd Salah peut-il espérer voir son plan fonctionner et l’élection de l’une de ses créatures ? Deux candidats anciens ministres de Bouteflika qui se sont fait une virginité sur le tard ont fait acte de candidature et il reste à convaincre les électeurs d’aller voter.

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L’Algérie sans issue

Les manifestations massives du mardi et du vendredi, après avoir passé sans encombres le cap de l’été, continuent d’illustrer une mobilisation populaire qui ne se dément pas, à Alger et dans tout le pays. Hier mardi a eu lieu la 29ème manifestation des étudiants et vendredi dernier la 28ème plénière. La détermination et la persévérance des manifestants n’est plus à démontrer, de même que l’obstination des chefs militaires au pouvoir. C’est l’impasse.

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Chut la BCE réfléchit

Christine Lagarde vient de passer son audition au Parlement européen et l’on ne pouvait attendre de grandes révélations de cet exercice convenu. Elle a toutefois glissé que les banques centrales affrontaient « des questions stratégiques posées par la faible inflation et les taux bas », reprenant un thème déjà soulevé lorsqu’elle avait rappelé que le dernier examen stratégique de la BCE datait de 2003… Mais de quelles marges de manœuvre dispose-telle pour faire évoluer sa stratégie ? Ne sont-elles pas, en réalité, plus étendues qu’il est communément admis ?

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Chut la Commission réfléchit

Arbitre du respect par les gouvernements de la zone euro du pacte faussement appelé pour faire alléchant de stabilité et de croissance (SGP selon l’acronyme anglais), la Commission voudrait sortir d’une situation impossible.

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Italie, jour J

La coalition du Mouvement des 5 étoiles et du Parti démocrate, hier l’ennemi le plus vilipendé, verra-t-elle le jour et combien de temps durera-t-elle le cas échéant ?

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Trump a tout faux

Alternant sans crier gare le chaud et le froid dans ses négociations avec les autorités chinoises, Donald Trump vitupère par contre avec beaucoup de constance contre la Fed et son président Jerome Powell. Le dollar fort actuel pèse sur les exportations américaines et contrarie la lutte contre la calamité électorale que représenterait pour lui une récession

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L’Allemagne joue solo

La BCE a beau annoncer pour septembre un nouveau train de mesures musclées, l’idée se répand que la politique monétaire est à son plafond et que la politique budgétaire doit prendre son relais.

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L’Italie joue les prolongations

Combien de temps la crise politique italienne va-t-elle encore pouvoir durer avant d’éclater ? Favorable au Mouvement des 5 étoiles lors de la formation de l’actuelle coalition avec la Ligue, le rapport de force électoral a changé dans le pays, selon les sondages d’opinion. La Ligue prétend à un remaniement du gouvernement en sa faveur et pourrait déclencher de nouvelles élections pour l’imposer. Ce qui pourrait amener à une rupture de la coalition et à la recherche par Matteo Salvini de nouvelles alliances.

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La faiblesse politique de l’Union

La Grande Coalition allemande passera-t-elle l’hiver ? Afin de la sauver, Angela Merkel et la direction du SPD essayent de maitriser la grande confusion qui entoure en Allemagne la désignation d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne. Quoi qu’il en soit, une telle situation est significative : cette formule gouvernementale est en fin de vie.

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Sœur Anne, ne vois-tu rien venir

Le chamboulement de la géographie politique allemande est destiné à se poursuivre, dans le contexte de la poursuite de la dégradation de la situation économique. Mais que peut-on en attendre au niveau Européen ?

Les deux partis de la Grande Coalition, CDU-CSU et SPD, sont déjà inscrits comme les grands perdants. Celle-ci ne doit sa survie qu’aux risques provenant de la tenue d’une nouvelle élection, que leurs dirigeants ne veulent pas prendre. Ils s’accrochent à un pouvoir qu’ils vont néanmoins devoir tôt ou tard quitter dans sa forme actuelle, le SPD pour rentrer dans l’opposition, et la CDU-CSU pour former une coalition avec de nouveaux partenaires. Dans l’immédiat, cela n’a pas empêché les présidents des groupes parlementaires de la CDU, de la CSU et du SPD, de célébrer tous trois réunis leur « harmonie » et leur « succès », exprimant ainsi leur intention de retarder le plus possible l’échéance en forçant le trait.
 
Les Verts et l’AfD d’extrême-droite sont annoncés dans les sondages comme allant connaitre une forte progression lors des trois prochaines élections régionales de l’automne dans les territoires de l’ancienne Allemagne de l’Est. Dans la Saxe et le Brandebourg, où la Grande Coalition est au pouvoir, et dans la Thuringe, le seul État fédéré où Die Linke (la gauche) détient le poste de premier ministre à la tête d’une coalition avec le SPD et les Verts.

Partout, les coalitions en place pourraient ne pas survivre à un nouveau scrutin. Les cartes sont brouillées et, première illustration, l’AfD vient de manquer de peu de conquérir sa première mairie dans la Saxe. Parallèlement, la progression des Verts dans cet État où ils sont au coude à coude avec le SPD, laisse présager des difficultés lorsqu’il faudra reconduire la coalition, ce qui permet d’en prévoir d’analogues lors de la constitution d’une coalition nationale.

Aucun signal annonçant une évolution de la politique européenne allemande n’est jusqu’à maintenant enregistré. Ce n’est en tout cas pas la dernière réunion de l’Eurogroupe qui l’aura donné. Les statuts du Mécanisme européen de stabilité, le dispositif anti-crise, y ont été approuvés afin d’être présentés au prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement du 21 juin. La formalisation de la procédure pour déficit excessif de l’Italie y a été repoussée et, en dépit des dimensions devenues symboliques du fonds d’investissement de la zone euro, il n’aura pas été possible de l’adopter en raison de dissensions. C’est dire le blocage qui sévit et le poids du FMI qui au contraire le soutient ! L’enterrement est de première classe, ne laissant plus aux dirigeants français qu’à y voir un démarrage !

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