L’impuissance n’est pas un argument

La guerre bat son plein dans le nord de la Syrie et en Libye où des centaines de milliers de réfugiés sont pris au piège en plein milieu des affrontements. D’un côté les forces russes appuyant le régime syrien pratiquent la politique de la terre brûlée, de l’autre les deux clans se disputant le pouvoir continuent d’être approvisionnés en armes par leurs soutiens respectifs. Des deux côtés, les trêves ne sont pas respectées et rien n’indique que cela va cesser. Contenir vaille que vaille les réfugiés hors d’Europe aboutit à une catastrophe humanitaire à ses marges.

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Ces réfugiés qui ne peuvent même pas demander l’asile

Grand succès, la grande majorité des réfugiés qui cherchent à rejoindre l’Europe est stoppée à ses marges, mais dans quelles conditions inacceptables ! En Libye, ils sont pris au milieu d’une guerre civile alimentée par des livraisons d’armes d’États ne respectant pas l’embargo. En Grèce, ils sont parqués dans des îles où la situation est devenue incontrôlable à force d’arrivées clandestines n’ayant jamais cessé. Signe de la détérioration de la situation, des forces anti-émeutes ont utilisé à Lesbos des gaz lacrymogènes contre une manifestation de réfugiés.

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Immense irresponsabilité collective

Malgré l’hiver et une mer très rude, les réfugiés tentent toujours de fuir à tout prix une Libye en pleine guerre civile. Près de 500 d’entre eux ont été sauvés le week-end dernier par les équipes des ONG et attendent d’être débarqués, le temps qu’un accord lent à intervenir soit trouvé pour les répartir entre pays européens volontaires. Mais leur sort est privilégié par rapport à ceux qui restent en Libye ou qui ont disparu en mer, sans avoir la chance de rencontrer l’Ocean Viking ou l’Alan-Kurdi, les deux navires affrétés par des ONG qui croisent seuls au large des eaux territoriales libyennes.

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L’accord de Malte ne constitue pas un solde de tout compte

L’accord européen sur la répartition des réfugiés sauvés en mer par les navires des ONG leur permet désormais de les débarquer en Italie et à Malte, mais il est loin d’avoir réglé tous les problèmes car il ne concerne que la Méditerranée centrale – où 70% des noyades interviennent – et laisse de côté ses parties orientales et occidentales.

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Le monde s’emmure

Trois jours après le débarquement des réfugiés transportés par l’Open Arms sur injonction d’un procureur italien, l’Ocean Viking, sans pouvoir lui-même pénétrer dans les eaux territoriales maltaises et se ravitailler, a transbordé en mer sur des garde-côtes ses 356 rescapés qui ont été ensuite débarqués à Malte et seront répartis entre six pays volontaires (Allemagne, France, Irlande, Luxembourg, Portugal et Roumanie).

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Une désinvolture largement partagée

De qui faut-il s’horrifier, de la désinvolture cynique de Matteo Salvini ou de la paralysie des autorités européennes qui s’y apparente ? À nouveau, celles-ci se retrouvent confrontées à une situation devenue répétitive : l’Ocean Viking et l’Open Arms ont à leur bord plus de 500 réfugiés sauvés en mer d’une mort certaine et ne sont pas autorisés à les débarquer dans un port sûr, comme l’exigent les conventions internationales, faute d’un accord préalable de répartition de leur prise en charge.

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L’Europe dans toute sa gloire inconsciente

Faute d’être parvenues à un accord entre elles, les autorités européennes sont condamnées à bricoler au coup par coup, tandis que les navires des ONG poursuivent sans relâche leurs sauvetages en mer de réfugiés en détresse. Un accord de répartition, le minimum que l’on pouvait attendre d’elles pour celles et ceux qui échappent à la noyade, reste inaccessible. En attendant un hypothétique accord lors d’une prochaine réunion, à Malte en septembre.

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La démission des élites

Pour dissimuler l’échec de la réunion de lundi dernier destinée à décider d’un dispositif permanent de répartition des réfugiés – à titre provisoire, comprenne qui pourra – Emmanuel Macron a mis en avant l’accord de participation de quatorze gouvernements qui aurait été enregistré à l’occasion.

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Assez de simagrées

L’Europe est mal en point et la mise en place de ses institutions le traduit avec éloquence, comment s’en étonner ? Les tractations ayant abouti à nommer des personnalités inattendues à leur tête n’ont pas été l’occasion d’un débat sur son avenir d’une grande hauteur de vue. Et, à peine nommées, celles-ci ont été contestées pour leur manque présumé d’aptitude à exercer leurs futures responsabilités.

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Ils n’en ont pas fini avec les ONG en Méditerranée

En trois années de campagne avant d’avoir été immobilisé pour avoir perdu son pavillon, l’Aquarius aura secouru 30.000 réfugiés en mer Méditerranée. Combien de temps le nouveau venu « Ocean-Viking » qui vient d’être annoncé tiendra-t-il ?

SOS Méditerranée a affrété avec Médecins sans frontières cet ancien navire de 69 mètres de long d’assistance aux plate-formes pétrolières, afin qu’il patrouille dans une vaste zone au large des côtes libyennes où 426 réfugiés ont trouvé la mort depuis le début de l’année. La nouvelle équipe va prendre le relais de celle de « Sea-Watch 3 », dont le navire est immobilisé dans le port italien de Lampedusa, et maintenir la présence symbolique et active des ONG.


Coïncidence, les autorités européennes se réunissent lundi avec les responsables de l’agence Frontex, du HCR et de l’OIM (l’Organisation internationale des migrations). Ils n’ont pas comme intention d’étudier la réforme des accords et du mécanisme de Dublin, qui est résolument au point mort, mais d’éviter la répétition des longues tractations menées aux fins de répartition des réfugiés pour qu’ils puissent être sans délais débarqués dans un port européen, une fois secourus en pleine mer. La détérioration de la situation en Libye, qui participe de la dénonciation de la carence actuelle a également favorisé cette initiative franco-allemande qui devrait aboutir à l’engagement d’une quinzaine de pays européens, est-il espéré.

Dans le projet d’accord-cadre, informe Le Monde, figure « une relocalisation rapide des arrivants dans d’autres pays que ceux où ils débarquent et une procédure accélérée de retour pour ceux qui ne peuvent prétendre au statut de réfugié. » L’intervention des navires des ONG est encadrée et il est question d’un nouveau renforcement des moyens en garde-côtes de la Libye, car tout doit être fait pour que les réfugiés soient interceptés avant qu’ils ne quittent ses eaux territoriales afin d’être reconduits dans des camps de détention où ils sont traités de manière indigne.

Ne voulant pas le voir, les autorités européennes tentent de se donner bonne conscience à peu de frais avec ce nouveau mécanisme qui ambitionne d’accueillir tout au plus quelques dizaines de réfugiés sauvés de la noyade et ayant échappé à l’interception des garde-côtes libyens. Après avoir tout fait pour les faire bloquer en Turquie, en Libye et au Niger. Mais cela ne donne pas toute la portée limitée d’engagements qui devraient n’être valables que jusqu’en octobre prochain, fin présumée de la période la plus propice aux départs clandestins…

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