Le bal des hypocrites bat son plein

Lèveront-ils un jour le nez hors de leur bréviaire ?  Le gouvernement italien vient de lancer un débat sur le traitement de la dette Covid-19 mais il lui a été immédiatement rétorqué qu’une dette d’État doit être remboursée, comme un prêt aux particuliers a-t-il été démagogiquement déclaré, tandis que Bruno Le Maire ressortait les vieilles recettes.

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L’indignité faite loi

Les conditions de vie des réfugiés aux frontières ou à l’intérieur de l’Union européenne sont indignes et cela ne s’arrange pas. En Libye, dans les îles grecques et maintenant dans les Canaries, ils sont parqués dans des conditions sanitaires et d’hygiène désastreuses, exposés aux intempéries et au froid qui vient, ainsi qu’aux mauvais traitements à l’occasion. 

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Certitudes et incertitudes

La fin des certitudes signe le fait qu’il va falloir vivre dans l’incertitude. Et il a beau être répété par les instances internationales que toute prévision économique est devenue très incertaine, celles-ci se succèdent en se démentant les unes après les autres.

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Ce qui marche et ce qui cafouille

Lors d’une émission de 8 milliards d’euros d’obligations italiennes à 30 ans, plus de 90 milliards d’ordres ont été reçus et le taux final a été de 1,67%. Pas encore au niveau du -0,18% dont les obligations allemandes de même maturité bénéficient, mais le « spread » (écart) diminue et le taux est à un très bas niveau. Avec cette émission, le trésor italien avait pour but de financer le rachat de titres à plus courte maturité afin de se prémunir contre toute éventuelle hausse des taux futurs.

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Ces marches à ne pas rater

Il est « crucial » que le plan de relance européen soit un « succès » pour Christine Lagarde. Mais à quelle renonciation les dirigeants européens vont-ils devoir consentir pour lever le veto des gouvernements polonais et hongrois, car ils peuvent espérer trouver un arrangement avec le Parlement européen. La préservation de l’État de droit est mal partie dans ces deux pays, expression de la poursuite du démantèlement de l’Europe.

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Keynes à toutes les sauces gâtées

Jean Castex se prévaut d’un étrange “keynésianisme de l’offre” dont on ne sait trop où il va le chercher. Tandis que la tentation est grande de voir dans l’évolution de la politique financière allemande un tournant  « conceptuel ». Les dirigeants seraient-ils devenus des keynésiens comme l’affirme la correspondante du Monde à Berlin, Cécile Boutelet ? Ou bien plus simplement, le même pragmatisme que celui qui anima les dirigeants américains lors du précédent accès de crise aigüe, il y a une dizaine d’années, n’en est-il pas plutôt à son origine ?

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Réfugiés et otages de surcroît

N’attendant rien d’un accord européen le soulageant de leur grand nombre, le gouvernement conservateur grec a trouvé une manière expéditive de se débarrasser des réfugiés : ils sont renvoyés à la mer sans autre forme de procès, en contravention avec la convention internationale qui veille à leur protection. Une enquête du New York Times qui s’appuie sur les ONG et les gardes-côtes turcs établit que plus d’un milliers de réfugiés ont fait l’objet de 31 expulsions successives. C’est donc une politique et non pas des cas isolés.

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Wirecard, un cas en tous points exemplaire

Seuls les morts ne parlent pas, rien ne viendra jamais le démentir ! Christophe Bauer, la cheville ouvrière de Wirecard aux Philippines, a été déclaré mort. Le propriétaire de PayEasy Solutions, son partenaire en Asie, avait revendiqué 1,9 milliards de dollars qui n’ont jamais existé et une enquête le concernant était en cours dans le pays. Elle n’ira pas plus loin.

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Les à-côtés du plan qui méritent d’être relevés

Le plan de relance et de résilience européen va faire des heureux dont on ne parle guère. Plus de 700 milliards d’euros vont être levés sur les marchés d’ici 2024, hissant la Commission au rang des grands emprunteurs, aux côtés notamment de la France et de l’Italie. Les investisseurs en mal de placements sûrs vont être gâtés.

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Hourra à s’époumoner

Les cris de victoire démesurés que l’on entend sont à la mesure du soulagement qui est intervenu chez ceux qui craignaient ne pas parvenir à un accord. La palme revient sans doute au ministre français des Finances Bruno Le Maire qui annonce ce matin « la naissance d’une nouvelle Europe ». Sur ce mode triomphaliste, ils se déconsidèrent, car si le pire n’est pas intervenu le meilleur va attendre.

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