Nos certitudes sont-elles un luxe ?

La crise est désormais globale. De financière, elle est successivement devenue économique, puis sociale et politique. Aujourd’hui, elle prend également les traits d’une guerre commerciale mondiale, comprenant des offensives sur le terrain monétaire.

Les interrogations se multiplient, les prévisions sont illusoires, une forte dynamique s’exerce. Et d’une certaine manière nous nous y sommes faits. La fin des idéologies n’avait-elle pas été prédite pour que ne soit conservée que celle qui défend les avantages acquis des nantis ?

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La démonstration de Nicolas Hulot

La démission surprise de Nicolas Hulot a déclenché une avalanche de commentaires, dont peu ont à voir avec ce qui semble avoir été son déclencheur, la présence des lobbies au plus haut niveau de l’État. « Qui a le pouvoir  ? qui gouverne ? » s’est pourtant interrogé le ministre, considérant qu’il s’agit là « d’un problème de démocratie » après en avoir fait la dure expérience à ses dépens.

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Les États-Désunis d’Amérique

Par Roberto Boulant

Conséquence logique d’une société clivée à l’extrême par les inégalités et un basculement démographique qui voit la population blanche reculer inexorablement (un nouveau-né sur deux est « non-blanc » suivant la terminologie raciale), on savait déjà que Donald Trump n’était pas vraiment le 45ème président des États-Unis, mais plutôt le 1er président de son seul électorat. Quitte à faire de la recherche systématique des tensions internes et externes, sa principale méthode de gouvernement pour se maintenir.

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L’insaisissable changement de l’ordre mondial

Combien de temps vont-ils continuer à jouer à faire semblant, à déplorer l’abandon des relations à l’ancienne mode ? Donald Tusk, le président de l’Union européenne, est dans le vrai quand il reproche à Donald Trump de défier « l’ordre mondial » à l’occasion du G7, mais dans le faux quand il considère implicitement que celui-ci est immuable. D’où le malaise de dirigeants devant cet ordre en train de basculer, qu’ils ne savent pas comment rattraper.

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Le gouvernement anti-système italien, une ouverture malgré tout

Que peut-on attendre de l’arrivée au pouvoir à Rome de la coalition qualifiée non sans mépris de populiste ? En premier lieu qu’elle rue dans les brancards en mettant en cause une doxa sévèrement ancrée. La logique en est inscrite dans l’application de son programme, sans qu’il soit nécessaire de l’annoncer.

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Emmanuel Macron, un président de et pour l’ancien monde

Par Jean-Michel Servet

La différence de générations entre le président français, 40 ans, et les deux journalistes qui l’ont interpelé pendant plus de deux heures trente le 15 avril dernier, Jean-Jacques Bourdin, 69 ans, et Edwy Plenel, 65 ans, aurait pu laisser penser qu’Emmanuel Macron incarnerait la jeunesse et ses deux interviewers l’ancien monde. Il n’en a rien été. Non seulement parce que le président portait cravate et les deux journalistes pas ; parce que ceux-ci n’ont jamais désigné le chef de l’État par son titre protocolaire ; ou encore parce que les symboles des drapeaux français et européen avaient été relégués en fond de décor. La différence tient surtout à la vision du monde économique et social portée par le président Macron. La différence de génération d’un état civil importe peu en matière d’idées.

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L'ENTREPRISE COMME MODÈLE DE SOCIÉTÉ, par François Leclerc

Billet invité.

La mauvaise réputation des banques n’est plus à faire. Partie immergée d’un système financier aux acteurs et aux mécanismes méconnus, elles ont été chargées de tous les péchés et vouées à toutes les vindictes, détournant l’attention d’un vaste monde dont le caractère profondément systémique a été découvert, laissant les régulateurs désarmés. En découle la certitude qu’une prochaine crise va immanquablement survenir, associée à l’incapacité de prédire quand et comment.

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