De l’air, de l’air

Un incontestable malaise s’épaissit, fait d’inquiétudes et se traduisant par la défiance. Il s’alimente désormais à plusieurs sources qui se conjuguent et le renforce.

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Hypocrites quand ils ne sont pas ignorants

Ne serait-il pas temps que les dirigeants politiques européens apprennent comment fonctionne le système économique qu’ils croient défendre ? Rivés à leurs pauvres préceptes, ils multiplient les obstacles à sa rédemption alors qu’ils feraient mieux de regarder ce qui se passe outre-Atlantique.

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Les grands sont parfois tout petits

La monarchie républicaine et la nomination de conseillers du Prince vont bien ensemble. Rien d’étonnant de la part d’Emmanuel Macron, dont la nomination d’un nouveau conseil révèle l’un des pans de son personnage. Les conseils se succèdent, avec le même usage et la même désinvolture à l’occasion.

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Leur boussole est détraquée mais tous ne perdent pas le Nord

Ils ne savent plus très bien où ils en sont, seul l’instinct de conservation les guide ! Les uns brandissent le spectre du retour de l’inflation, d’autres celui de la « japonisation ». Tous remettent à plus tard le moment où il va falloir traduire leur pensée dans les faits.

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Papier de mauvaise humeur

Ils voudraient s’y prendre mal qu’ils ne pourraient pas mieux faire. Le Medef a commencé en annonçant qu’il allait falloir travailler plus, le gouverneur de la Banque de France que les dettes allaient être payées et le ministre de l’Économie a martelé qu’il fallait retourner au travail. Puis le président de la République a décidé qu’il serait rendu hommage aux « soignants » le 14 juillet, avant qu’un membre de son gouvernement annonce la distribution d’une médaille aux plus méritants. Ils ont tous perdu de bonnes occasions de se taire. Les personnels hospitaliers de Toulouse ont répondu en manifestant sur le thème « nous ne sommes pas des héros ».

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BlackRock, un champion à suivre de près

Cette crise est mal nommée, car c’est une véritable catastrophe. Les crises sont passagères, les catastrophes sont durables, voire irrémédiables. Celle que nous vivons a été dans un premier temps comptabilisée en nombre de morts, puis en points de chute du PIB et de hausse du chômage, et ce sera bientôt en victimes de la famine. Règne de la survie, l’informalité tourne au désastre. On parle d’atterrissage en catastrophe et l’on a de bonnes raisons de pressentir que l’on ne va pas y échapper.

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Le chagrin pour les uns, la pitié pour les autres

Les occasions de se sentir révolté sans pouvoir l’exprimer ne manquent pas. Au plus près de nous, nous ressentons douloureusement le sort des pensionnaires de maisons de retraite qui n’ont jamais autant mérité qu’aujourd’hui leur nom de mouroir. Ou bien celui des plus démunis, sans toit ni emploi, qui comprennent qu’ils ont encore moins qu’avant un avenir et connaissent même la faim. Ou encore celui des réfugiés condamnés à nos portes à une dangereuse promiscuité sans pouvoir s’en échapper.

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Plus question de donner du temps au temps

« Combien de temps allons-nous pouvoir tenir à ce régime là ? » L’appel à la reprise du travail se fait pressant et comminatoire dans le monde des affaires. Non sans donner lieu à de sérieux dérapages verbaux sur le thème du rattrapage dont les salariés vont être comptables. La relance promet d’être le fil rouge de la stratégie de déconfinement sélectif.

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L’imagination est au pouvoir, disait-on

L’État est le dernier recours, c’est sans discussion ! Il l’est quand il devient vital de différer, prêter ou donner. Il l’est lorsqu’il préserve l’emploi ou quand il compense les pertes de chiffre d’affaires des entreprises et les chutes de revenu des particuliers. Son intervention pourra si nécessaire s’élargir. Quand la crise survient, l’État est une garantie tous risques. Les arbitrages ne sont plus confiés au marché qui n’est plus déifié. Il en découle bien des conséquences.

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Un tout petit peu quand il faudrait beaucoup plus et mieux

Le monde ne tourne plus comme avant faute à une pandémie hors de toute proportion. Ses pics qui avaient été prématurément annoncés se révèlent être des mirages dangereux, et les précautions prises toujours plus insuffisantes. Que penser notamment d’une situation où, faute de prise en charge hospitalière des cas peu symptomatiques de l’infection, leur vie doit être partagée par leurs proches, sans parler du cas des infections asymptotiques non dépistées faute de campagnes de tests ?

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