-
Une vie à la croisée des chemins
Le grand désordre n’est pas prêt de se terminer. Des certitudes sont déjà ébranlées, et cela ne va pas s’arrêter là par la force des choses. La vie sociale et économique ne va pas recommencer comme avant, des remises en question sont inévitables, la parenthèse ne va pas être facilement refermée.
-
Encore une belle occasion qui risque fort d’être manquée
Le sommet européen de jeudi prochain s’approche et les interrogations grandissent : à la recherche d’un compromis, les chefs d’État et de gouvernement vont-ils encore une fois biaiser en le dissimulant derrière l’annonce de plans d’un montant impressionnant mais ne répondant pas aux exigences de la situation ?
-
Le chagrin pour les uns, la pitié pour les autres
Les occasions de se sentir révolté sans pouvoir l’exprimer ne manquent pas. Au plus près de nous, nous ressentons douloureusement le sort des pensionnaires de maisons de retraite qui n’ont jamais autant mérité qu’aujourd’hui leur nom de mouroir. Ou bien celui des plus démunis, sans toit ni emploi, qui comprennent qu’ils ont encore moins qu’avant…
-
Les à-peu-près ne sont pas de circonstance
Jouant sur le registre émotionnel, multipliant les signes d’empathie, Emmanuel Macron a tenté de se donner le beau rôle, mais son allocution pose plus de questions qu’il n’a apporté de réponses. Il a martelé une date du 11 mai que son ministre de l’Intérieur s’est dès ce matin dépêché d’annoncer qu’elle était « un objectif…
-
Plus question de donner du temps au temps
« Combien de temps allons-nous pouvoir tenir à ce régime là ? » L’appel à la reprise du travail se fait pressant et comminatoire dans le monde des affaires. Non sans donner lieu à de sérieux dérapages verbaux sur le thème du rattrapage dont les salariés vont être comptables. La relance promet d’être le fil rouge de la…
-
La vie ne va pas reprendre ses droits
Pourquoi donc le déconfinement est-il déjà évoqué de toutes parts alors que, dans le meilleur des cas, à la notion de pic de la pandémie succède celle de plateau, exprimant que sa fin n’est pas pour demain ? Pourquoi alors tant de précipitation ? Est-ce l’expression des premiers effets psychologiques du confinement et du besoin…
-
Le dos aux murs
On n’en aura pas fini avec les murs quand le déconfinement débutera et que nous cesserons d’être entre quatre d’entre eux. À un rythme soutenu, leur construction était déjà intensive sur toute la planète, avec déjà comme raison d’être de se protéger des autres. D’autres murs sont en passe d’être élevés.
-
Quand les arbitrages renvoient à qui décide
Le vocabulaire de la crise s’enrichit de jour en jour. La résilience s’était installée, l’arbitrage monte en puissance. Les traders n’en ont plus l’usage exclusif, car il n’est plus seulement financier. Un nouvel arbitrage s’est imposé aux gouvernements qui dosent comme ils le peuvent protection sanitaire et économique en apportant des réponses variables et évolutives,…
-
L’imagination est au pouvoir, disait-on
L’État est le dernier recours, c’est sans discussion ! Il l’est quand il devient vital de différer, prêter ou donner. Il l’est lorsqu’il préserve l’emploi ou quand il compense les pertes de chiffre d’affaires des entreprises et les chutes de revenu des particuliers. Son intervention pourra si nécessaire s’élargir. Quand la crise survient, l’État est…