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Les lignes bougent de tous les côtés
La provocation de Matteo Salvini a atteint son but au-delà de toute espérance. Il a mis en évidence la cacophonie européenne qui ne demandait qu’à se réveiller à propos des réfugiés et dont il entend profiter. Elle ne va pas manquer de s’exprimer lors du sommet de fin juin, où une nouvelle réglementation succédant à…
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L’insaisissable changement de l’ordre mondial
Combien de temps vont-ils continuer à jouer à faire semblant, à déplorer l’abandon des relations à l’ancienne mode ? Donald Tusk, le président de l’Union européenne, est dans le vrai quand il reproche à Donald Trump de défier « l’ordre mondial » à l’occasion du G7, mais dans le faux quand il considère implicitement que celui-ci est immuable.…
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Une stabilité précaire et pas destinée à durer
Qu’attendre de la situation si, ni les dirigeants allemands, ni les partis du nouveau gouvernement italien ne veulent évoluer ? Certes, aucun d’entre eux n’a l’intention de déclencher la sortie de l’euro du pays, mais c’est pourtant bien ce à quoi ils pourraient contribuer. Et plus vite qu’ils ne le pensent, ne laissant pas le…
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Le nouveau mur de Berlin
La presse allemande se déchaîne et, vieille rengaine démagogique, oppose l’Europe des paresseux à celle des vertueux. Nous conduisant à comparer les déclarations, finalement prudentes, des partis anti-systèmes italiens sur l’euro avec les sorties vitriolesques que l’on entend outre-Rhin.
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Le compte n’y est pas, la dynamique du conflit est préservée
Pour couper court à toute spéculation, Angela Merkel a rompu un silence soigneusement entretenu depuis des mois. Elle a d’abord explicité ce que le porte-parole du gouvernement allemand Stefan Seibert entendait hier par l’adoption d’une attitude d’ouverture vis-à-vis du nouveau gouvernement italien : elle propose aux jeunes chômeurs qualifiés italiens de venir travailler en Allemagne.
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Les grandes manœuvres vont commencer
D’entrée de jeu, le gouvernement américain a décidé hier d’imposer des tarifs douaniers supplémentaires de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium en provenance de l’Union européenne, du Canada et du Mexique.
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Le statu quo n’était pas tenable
La situation européenne était présentée comme verrouillée pour longtemps, mais le statu quo imposé n’a pas duré. La venue au pouvoir dans des conditions chaotiques d’une coalition des deux partis anti-système italiens est surprenante, mais elle montre bien que l’Italie est un morceau trop gros pour être avalé. Toute honte bue, les marchés ne s’y…
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Après l’Italie, l’Espagne. Que dit Macron ?
Il vaut mieux tenir que courir. Beaucoup de mauvaises intentions ont été prêtées à Matteo Salvini de la Ligue, mais il s’est rendu à la raison et abandonne son projet d’élections lui permettant de mieux négocier sur la base du renforcement qu’il en attend.
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Les Allemands n’ont pas de plan B
Ces derniers temps, il est fait assaut de créativité afin de contourner le diktat des autorités allemandes et de leurs alliés, dont le modèle de croissance est mis à mal par Donald Trump. L’objectif est d’assouplir les contraintes qui pèsent sur la politique budgétaire sans violer le pacte signé avec le démon, mais tout bute…
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Premiers pas hésitants à Rome et ailleurs
Pas à pas, le gouvernement italien se met en place. Giuseppe Conte a été chargé de le constituer par le président de la République Sergio Mattarella, qui se positionne comme un rempart contre les excès futurs. Le premier ministre est chargé de faire l’interface entre les turbulents leaders des deux mouvements et le sage président.…