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7 réflexions au sujet de « Un phénomène contre nature se répand »

  1. les taux zéro ne sont plus une marque de confiance en l’avenir, lorsque l’investisseur refuse une prime de risques. C’est plutôt un manque de confiance global qui génère cette course à la sécurité « apparente » et la recherche d’un refuge.
    Par contre, je n’arrive pas à comprendre le comportement des banquiers centraux : ils doivent bien constater l’échec de leurs politiques à l’origine de l’inflation des actifs et des patrimoines, mais peu d’impact dans l’économie réelle… donc zéro « ruissellement ».

    1. L’article a déjà trois ans, une éternité en matières financières, mais les mécanismes qu’il décrit sont toujours d’actualité. Tout juste est-il possible de se rendre compte à sa lecture combien l’impuissance des banques centrales perdure et combien la situation s’est dégradée en l’espace de trois ans.

      Les banques centrales prises à leur propre piège
      https://www.lerevenu.com/placements/economie/les-banques-centrales-prises-leur-propre-piege

      1. merci Roberto, pour cette raison, je ne comprends vraiment pas l’obstination des banques centrales persévérant dans leurs mesures non conventionnelles inefficaces … pour éviter un effondrement ?? Elles ne font qu’amplifier son potentiel…
        il me manque des « neurones » pour piger…
        bien à vous.

        1. Cher Karluss,

          Vous n’êtes pas le seul à rien comprendre, d’ailleurs à la réflexion je me demande si il y a vraiment quelque chose à comprendre.

          J’entends de toute part que c’est la fête du slip côté des taux d’intérêts actuellement, que l’argent coule à flot presque gratuitement qu’il n’y a pas ou quasiment pas d’inflation.

          Pourtant dans l’immobilier cet accès à l’argent « facile » renchérit durablement et fortement les prix du m2. A un point ou j’aimerai bien savoir qu’elle est l’écart réel de marché entre des taux vers 5% vs m2 TTC et 0,85% vs m2 TTC. On aurait de drôle de surprise. Et c’est valable pour tous les biens en fait. Et comme dit la publicité (en tout petit) un crédit vous engage ! Alors, c’est in fine qu’on voit le propriétaire, ce qui avec des taux à zéro voir négatifs, et la réalité économique future, laisse à mon humble avis un possible retournement aux détriments des emprunteurs. Car si les taux longs sont bas comme le dit Jorion c’est que les prêteurs ne croient pas en l’activité future. Ils feront quoi les emprunteur, malgré de faibles remboursement, d’un bien décoté de 30, 40, 50 % dans 5 ou 10 ans si les perspectives que nous anticipons tous ici se concrétisent (crise majeure pire que 2008, ie chômages, baisses salaires, pénuries, hausse des biens courants, de l’énergie) ?

          Ce qu’il y a comprendre, c’est qu’on nous vend de la science économique où il n’y a que de la volonté politique et des choix d’humains, avec d’autres humains. Aucune Science, aucune Loi réelle, rien que du vent, rien que des sentiments, des sensations, de la morale et des rapports de forces.

          1. merci Cloclo, ces banquiers centraux ne seraient que des rouages au service d’idéologies… (j’enfonce une porte ouverte ^^)
            bonne journée à tous.

  2. Bonjour

    Question aux experts:
    Peut-on faire un parallèle entre la politique monétaire de la BCE et la théorie de la monnaie fondante de Silvio Gesell avec pour conséquence une réduction de la thésaurisation et le recyclage des liquidités dans l’économie réelle ?

    Bien à vous

    1. Il est en effet tentant de voir les taux négatifs actuels comme la concrétisation (non désirée) de l’idée de monnaie fondante de Silvio Gesell. Et après tout, si l’idée est bonne pourrait-on se dire, peu importe son cheminement du moment qu’elle se réalise.

      Sauf que non. Silvio Gesell vivait dans le monde antédiluvien où la masse monétaire d’un pays indexée sur l’étalon-or avait un rapport réel avec son économie et les richesses produites.

      Rien à voir donc avec la finance globalisée où l’argent électronique parcours la planète à la vitesse de la lumière en passant par les hubs des paradis fiscaux et juridiques, où la masse monétaire n’est plus déterminée par les besoins de l’économie mais par ceux de l’industrie financière.

      Dans le monde de Gesell, la monnaie fondante sert l’économie en pénalisant la thésaurisation et en favorisant l’allocation des capitaux là où ils sont nécessaires.

      Dans notre monde de cinglés, les taux négatifs sont une mitrailleuse à bulles financières puisqu’ils incitent à l’endettement et à la spéculation.

      (en précisant que ma ceinture jaune en astrologie financière ne saurait suffire à me qualifier « d’expert »).

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