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2 réflexions au sujet de « La mission des banques centrales fait débat »

  1. Bonjour Mr Leclerc

    « D’une manière générale, les banques centrales pourraient être appelées à neutraliser une large part de la dette publique, selon des mécanismes décrits finement par Adair Turner… »

    Auriez vous une description /explication sur ces mécanismes décrits par Mr Turner? Cela m’intéresse beaucoup.

    Excellente journée

    BL.

    1. Comme il n’est pas possible d’envoyer les bandits en prison, puisque ce sont eux qui dictent lois et traités, l’idée est que les banques centrales doivent neutraliser les dettes publiques dont l’envolée résulte du surendettement privé qui a provoqué l’effondrement de 2008.
      D’après les néolibéraux, et j’exagère à peine, l’économie « libérée » des « carcans prudentiels et étatistes » se régule d’elle-même et aboutit au Saint Graal de la répartition optimale des ressources : le prix fixé par les marchés devient ainsi une nouvelle constante cosmologique appelée « juste prix ». Dans ce conte pour enfants, la monnaie est neutre puisque si une création supplémentaire provoque bien une inflation à court terme, les salaires et les prix retrouvent rapidement un nouvel équilibre sans que cela n’impacte les fondamentaux de l’offre et de la demande.
      Si le marché n’est pas efficient, et manifestement il ne l’est pas pour les 99%, ne reste plus qu’à choisir alors entre la politique de l’offre et… la politique de l’offre, comme l’imposent les règles européennes qui interdisent aux états de modifier leur taux de change. Bref, il faut devenir com-pé-ti-tif, c’est-à-dire réduire les salaires, les dépenses, et la dette de l’État.
      C’est pour sortir de ce délire dont les économistes les plus lucides voient qu’il nous emmène tout droit au chaos, qu’Adair Turner a proposé que les banques centrales échangent les titres de dettes qu’elles possèdent contre des titres perpétuels et sans intérêts. Dans ce cas, la BCE plutôt que d’exiger comme elle le fait actuellement le remboursement des titres qu’elle détient à échéance, ne le ferait que lorsque le pays débiteur atteindrait un certain niveau de croissance préalablement établi. Ce qui éviterait de sauver le pays en tuant ses habitants, comme dans le cas de la Grèce par exemple.

      En un peu plus détaillé (294 pages), le rapport de la London School of Economic présidé par Adair Turner. Enjoy !

      http://innovbfa.viabloga.com/files/LSE___the_future_of_finance___aug_2010_1.pdf#page=9

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