Envoyez par mail 'Macron accroché à son pari perdant' à un ami.

Envoyez une copie de 'Macron accroché à son pari perdant' à un ami.

* champs obligatoires


Séparez les entrées par une virgule. 5 éntrées maximum.


Séparez les entrées par une virgule. 5 éntrées maximum.

Code de sécurité

Loading ... Chargement en cours ...
Partagez

6 réflexions au sujet de « Macron accroché à son pari perdant »

  1. Déjà plombés dans l’hexagone par un exécutif vendu à la finance, voici la pauvre France condamnée à voir passer la stratégie européenne au-dessus de sa tête.
    Décidément, rien ne va plus au pays de Voltaire.

  2. La Grèce ayant été un laboratoire social, est-il nécessaire de préciser la suite des événements ?
    Les projets étaient déjà dans les cartons
    https://youtu.be/s4Z2ahTnReg

    Après avoir « dompté » les cheminots durant ce printemps et alors que la réforme de la Sncf conduira à supprimer de nombreuses lignes et semble être un échec annoncé https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/05/sncf-reseau-pour-la-cour-des-comptes-la-reforme-ferroviaire-de-2018-n-est-pas-suffisante_5393088_3234.html, le gouvernement a cru qu’il avait un boulevard devant lui assuré d’avoir mis KO un salariat particulièrement combatif.
    Nous célébrons le centenaire de l’armistice de 1918, la blitzkrieg engagée va t’elle se transformer en guerre des tranchées ou en un terrible boomerang ?

  3. Oui, oui et trois fois oui….! (le scénario était écrit, y compris la fin, c’est à dire ce qui est en train de se passer maintenant, c’est à dire que comme le nom l’indique, la « guerre éclaire » est… courte). A la différence de ce « couillon » de Fillon, qui expose le plan en le décrivant par le menu, et avec la rigidité bornée du personnage, Macron a voulu l’assortir d’un visage beaucoup plus avenant, avec certains « adoucisseurs » prévus dans son « programme » à l’époque : une relance européenne (numérique, écologie et défense), une suppression (partielle) de la taxe d’habitation et un plan formation massif pour faire face à la révolution numérique et au chômage….Echec. Aujourd’hui on peut bien dire qu’il se retrouve « Grosjean comme devant », et l’oligarchie ou la techno-structure risquent bien de le lacher pour ne pas porter le chapeau…. A la différence du billet, je dirais que la crise politique est déjà bien là en France. Mais l’histoire n’est pas écrite….

  4. Cela ressemble à la fin d’un cycle.

    La tentative d’obtenir des autorités allemandes un budget européen « complétant » l’euro, dans l’espoir de le pérenniser, est un échec. Ceci en dépit de circonstances aussi favorables qu’on peut les rêver : isolation diplomatique de l’Allemagne (Royaume-Uni, Italie, Pologne, Etats-Unis) qui ne peut compter que la France comme allié, président français jeune et au verbe pro-européen charismatique, programme déterminé et crédible pour réaliser « les réformes », c’est-à-dire un alignement rapide de la France sur la stratégie économique décidée au niveau européen…

    Non seulement cette tentative, la plus vigoureuse, intervenant dans les circonstances les plus favorables, est un échec retentissant. Ce qui pourrait déjà suffire à convaincre que l’objectif, compléter l’euro afin de le viabiliser à terme, est inatteignable.

    Mais encore cette tentative sera en toute probabilité la dernière, vu la réaction brutale de la majorité du corps social, et réaction pas nécessairement arrivée à son terme qui plus est.

    La conclusion est difficile à éviter. Sans même parler des potentialités de la situation italienne de déboucher à relativement court terme sur des troubles mettant en danger l’union monétaire, de toute façon à moyen terme la France va se rebiffer contre les contraintes de la monnaie unique. Bien malin qui saurait dire quel président succédera à Macron, quoi qu’il en soit volontairement ou involontairement il ou elle mettra fin à la zone euro.

    L’euro est condamné à plus ou moins court ou moyen terme.

    Que peut faire un président jeune et ambitieux, peut-être assez lucide pour constater l’échec irrémédiable de son plan, après seulement dix-huit mois ?

    Impossible à prévoir, naturellement. Je propose trois scénarios :

    1. Le Raidissement
    Arc-bouté sur l’incontestable légitimité gagnée dans les urnes en 2017, refusant de voir l’effondrement de cette légitimité en décembre 2018, le président maintient son projet, modulé de simples concessions de façade.

    Nous sommes actuellement dans cette phase. Il pourrait cependant s’agir d’un scénario-limite, car si les protestations continuent et si le soutien de la population ne faiblit pas, cette posture pourrait devenir intenable.

    2. L’Inflexion
    Prenant en compte la réalité politique sans pour autant changer la teneur fondamentale de son projet, le président s’appuie sur la contrainte intérieure pour « forcer » une levée de la contrainte extérieure, afin de se donner des marges de manœuvre.

    En pratique, il annonce une levée temporaire unilatérale de la limite des 3% de déficit (option déjà mise en avant par son conseiller l’économiste Aghion). Jointe à une augmentation de la fiscalité sur les très hauts revenus, cela lui permet de diminuer sensiblement la taxation des moins aisés en même temps que de réaliser des investissements pour « verdir » l’économie avec un rôle moindre pour la taxe carbone.

    L’Allemagne, que seule la France empêche d’être totalement isolée parmi ses principaux partenaires (Royaume-Uni, Italie, Pologne, Etats-Unis), grogne mais est forcée d’accepter. Bruxelles de même.

    En revanche, les fondamentaux du projet présidentiel ne changent pas.

    3. La Conversion
    Secrètement désespéré depuis quelques temps par l’échec de sa réforme européenne, Emmanuel Macron décide qu’il regardera en face le fait que l’euro ne sera pas sauvé.

    Il calcule que poursuivre son projet dans ces conditions ne l’amènera qu’à la même fin que François Hollande, et à une retraite ignominieuse à 44 ans, d’autant que le ou la populiste qui lui succédera non seulement démantèlera l’euro mais encore l’UE toute entière, ce qui personnellement lui répugne.

    Il décide que le meilleur moyen d’empêcher cela est de démanteler l’euro volontairement, de telle manière que l’essentiel du reste des institutions de l’UE demeure debout. Qu’il est la seule personne à même de réussir un si difficile challenge. Et que cela pourrait bien être le moyen le plus sûr d’assurer son avenir, qu’il n’imagine que sur les sommets.

    Peut-être commencera-t-il par le scénario de l’Inflexion. Mais il prépare déjà la suite.

    Ce scénario pourrait être limite, comme le premier, car il suppose chez Emmanuel Macron une capacité de décision et une audace peu commune.

Les commentaires sont fermés.