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6 réflexions au sujet de « La tentation du contrôle social numérique »

  1. Et on peut sans crainte ajouter à la présente réflexion le dernier scandale lié à l’exploitation de données brutes d’utilisateurs vendues par TWITTER à des officines-paravents mal ou pas contrôlées par des autorités académiques à priori respectables (ici , en l’occurrence l’U.C.L.-Belgique, qui s’annonce par ailleurs « roulée à l’insu de son plein gré..!!.. ») .
    On découvrira avec stupeur, mais à la réflexion sans grande surprise, l’amateurisme (au mieux) , la perversité (au pire) de cette « start-up » auto-proclamée « ONG spécialisée » dans l’analyse des données , abritée dans les couloirs de la bien connue Université par exemple à partir ( « à partir » car il est conseillé d’approfondir et d’en tirer toutes les leçons nécessaires) de:
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/08/13/les-fichiers-eu-disinfolab-donnent-ils-les-infos-sensibles-gay-lesbienne-juif-queer_1672409

    dont extrait significatif :

    …  »  »  » De fait, aucunes données personnelles ne figuraient dans les deux fichiers publiés le 8 août par l’ONG, jour de la publication de l’étude.

    En revanche, et contrairement à ce qu’a indiqué DisinfoLab dans son démenti, ces informations figuraient bien dans le premier fichier publié le 5 août par Nicolas Vanderbiest, un des fondateurs de DisinfoLab, lors d’échange avec des twittos.

    Ce fichier, qui comportait 55 000 pseudonymes sur Twitter (ayant tweeté ou retweeté 7 fois ou plus sur l’affaire Benalla), reprenait aussi le profil public de chaque twittos, c’est-à-dire la courte biographie par lesquels les internautes se présentent publiquement sur leur compte. C’est dans cette biographie que les twittos mentionnent parfois leur orientation sexuelle et religieuse. Un certain nombre des 55 000 profils comportaient de telles mentions, qui figuraient donc dans le fichier.

    Précisons qu’il s’agit donc de données publiques, mises en avant par les twittos eux-mêmes. Et qui n’ont, de ce côté-là, rien à voir avec la classification politique que mentionnait un des fichiers, et qui était, elle, déduite grâce à un algorithme étudiant notamment les interactions sur Twitter. …  »  »  »

    Les liens disponibles dans l’article suffiront au lecteur curieux pour comprendre l’importance du danger de manipulation que représentent ces apprentis-sorciers par toute officine para-politique.

  2. On y est (l’exemple chinois est terrifiant – pire que Big Brother). La question est comment en sortir ….(!).

  3. Bonsoir

    Les outils pour appliquer le modèle chinois en n’importe quel lieu sont explicitement disponibles grâce aux réseaux sociaux et plus globalement notre usage d’Internet. L’usage qui est fait de ces outils découle d’une décision avant tout politique. Elle peut varier à n’importe quel moment et n’importe où.

    Entièrement d’accord avec ce billet, une maigre protection consistant à être excessivement vigilant voire paranoïaque avec les données que l’on sème.

    Jacques

  4. Dans Mediapart du 20 août 2018 (et dans un numéro récent de la revue Le Crieur) il y a un article de MARA HVISTENDAHL:
    L’enfer du «social ranking»: quand votre vie dépend de la façon dont l’État vous note
    qui compare le système mis en place en Chine (où elle a vécu et fait des séjours) avec ses équivalents aux Etats-Unis (où elle vit.)

    Il faut espérer que nous aurons beaucoup de retard sur les chinois et les américains, ces derniers étant entre autres en train de « perfectionner » grâce au big-data le système d’évaluation FICO des clients des sociétés de crédit.

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