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6 réflexions au sujet de « Les grandes manœuvres vont commencer »

  1. Europe, y a ceux qui sont pro-rigueur et ceux qui le sont moins.
    Y a ceux qui sont anti-Russie et anti-Poutine et ceux qui le sont moins.
    Y a ceux qui sont pro-migrants et ceux qui le sont moins et ceux qui le sont pas.
    Y a celui qui est pro-intégration renforcée et les autres que non merci, c’est gentil mais pas tout de suite.
    Y a les anti-Trump et les anti-Trump mais on aime bien les US quand même.
    Bref, c’est un tel foutoir que ça devrait effectivement se traduire par « une souplesse politique inédite à l’intérieur de l’Europe », comme vous dites pudiquement.

  2. Incroyable il y a seulement 3 mois : les commentaires de JCJ !
    A-t-il seulement des remords pour ce qu’il a contribué à faire à la Grèce? Certainement pas ! Il reste redoutable, je pense, dans ces phrases accommodantes sur l’Italie. On ne change pas les vieux requins et il réserve sans doute des coups bas dont les « euroïnomanes » (comme les appelle Jacques Sapir) ont le secret.

    1. Je confirme : les chefs bruxellois sont capables, en paroles, de critiquer légèrement ce qu’ils ont fait. Ils perçoivent le désenchantement de l’opinion et lui paient reconnaissance mais ne dévient pas des objectifs libéraux extrémistes. Il n’est d’ailleurs pas question de porter remède ou atténuer les souffrances induites.
      Les affaires religieuses sont compliquées, reste que les Jésuites ont été condamné pour moins que ça.
      Autre argumentaire à venir: «Nous avons été dépassé par les gouvernements». Jospin, en particulier, doit en faire des sauts de carpe dans sa tombe politique.

  3. D’un certain point de vue, nous nous sentons impuissants. On ressent un foutoir ? Mais c’est plutôt dans les opinions publiques, selon la description de Renard.
    Il y aussi une dispersion parmi les opinions des dirigeants nationaux (réunis au Conseil Européen).
    D’un certain point de vue, Varoufakis cherche à rassembler des forces à d’autres niveaux de pouvoir, tel le pouvoir communal ou régional, selon la désbéissance constructive à laquelle réfère Otromeros. Mais aussi à constituer un camp européen, pour s’opposer aux forces centrifuges d’extrême droite. C’est une stratégie bizarre, un peu des gens « aux marches du pouvoir » (et donc les intellectuels de la haute bourgoisie), et non les opinions. (Car pour bien des partis de gauche, c’est refuser l’austérité et les élites qui est nécessaire ; sauver l’europe n’est plus un principe d’action).
    Selon l’intervention de Paul Jorion à la RTBF sur l’Italie, c’est plutôt un sursaut des dirigeants tous confondus qui sera nécessaire à un moment pour « réparer l’euro » tant qu’il est temps (et presque trop tard). Mais cela demandera un changement en Allemagne, y compris peut-être dans la constitution pour diminuer les pouvoirs de la Cour fédérale et de la Bundesbank.
    Bref le rapport de forces est mauvais, mail seule la « dernière extrémité » pourrait le modifier. Non ?

  4. Je trouve toutes ces déclarations tragi-comiques, avec un prix spécial pour Madame Lagarde et sa déclaration dénonçant « une forme de remise en cause de la manière dont le monde fonctionne ». À y regarder de plus près, la formule est étrange, et laisserait penser que Mme Lagarde sait très exactement comment le monde fonctionne, et que ce qui vient de se passer échappe à son modèle… mais zut, il faut aller expliquer au président de la première puissance mondiale, et de très loin, que le monde ne fonctionne pas comme ça. Je ne lui souhaite pas d’être en poste lorsque la prochaine crise financière adviendra, car alors je prédis déjà sa déclaration: « mais ce n’est pas comme ça que le monde fonctionne ! ».

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