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5 réflexions au sujet de « …et l’Italie non plus ! »

    1. Rendre la politique illisible ? Non, bien pire !

      La véritable finalité du néolibéralisme est d’en finir avec la politique, ou plus exactement de la soustraire définitivement aux mains des peuples. C’est le véritable sens des ni-gauche-ni-droite et autres fadaises du en-même-temps : imposer les choix politiques des dominants sous couvert de pragmatisme et de réalisme. Bref, essayer de camoufler le fameux TINA par trop brutal sous un beau rideau de fumée de neutralité politique.

      En France, cette énième mutation du capitalisme a trouvé en Macron le parfait outil, alliage de la haute fonction publique maitrisant les rouages de l’État et du monde des affaires.

      Ici comme ailleurs, il semble qu’à cette privation rampante de l’État, les peuples réagissent majoritairement en votant pour l’extrême-droite. À peine plus de 70 ans après la seconde GM « make chaos great again » !

      Encore bravo comme dirait notre hôte.

      1. Roberto,

        « La véritable finalité du néolibéralisme est d’en finir avec la politique, ou plus exactement de la soustraire définitivement aux mains des peuples. »

        Je plussoie.
        Vous auriez écrit « du peuple » au lieu de « des peuples », je ne plussoierai que davantage.

        1. Je vous avoue que j’aurais aimé écrire le peuple. Mais le peuple étant une construction politique et culturelle, force est d’avouer que celle-ci n’existe pour le moment qu’au niveau national et infranational, et non au niveau européen.

          On peut même avancer que l’existence d’un peuple européen est en contradiction formelle avec les objectifs et fonctionnements d’une UE qui promeut la guerre fiscale et économique de tous contre tous. L’actuel président de la Commission européenne en est d’ailleurs le parfait symbole : comment se sentir solidaire du micro-état qu’il a dirigé pendant 18 ans, et qui en tant que paradis fiscal est un ennemi des peuples européens ?

          Pour paraphraser Jaurès, on pourrait dire que l’idéologie néolibérale de l’Union porte en elle la xénophobie et le repli nationaliste, comme la nuée porte l’orage.

          Et c’est bien là le problème insoluble de l’UE : plus qu’une construction économique et politique, elle est avant tout une construction idéologique qui comme telle se révèle quasiment impossible à réformer. Il n’y a qu’à écouter les réactions de la presse mainstream au lendemain des élections italiennes. Elle ne s’interroge quasiment pas, ou alors en mode mineur, sur la responsabilité de l’UE.

          Difficile dès lors de corriger un vice de construction fondamental… qui n’existe pas !

  1. Les populistes doivent comprendre, ce « système » qui les oppresse, qu’est ce que c’est ? C’est la capitalisme financier, qui les jette dans le chômage, et dans la destruction des services publics.
    Ce ne sont ni les étrangers, ni les bureaucrates, ni les politiques…

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