MADRID PLACE LA CATALOGNE SOUS TUTELLE, par François Leclerc

Billet invité.

En déclarant avec deux heures de retard sur l’horaire initialement prévu qu’aucune garantie de suspension de la mise sous tutelle de la Catalogne n’avait été donnée au cas où des élections seraient convoquées, Carles Puigdemont a finalement écarté cette option qui avait ses partisans au sein de son gouvernement et des forces qui le soutiennent. Il a confié au Parlement la responsabilité de proclamer ou non l’indépendance de la Catalogne, ce qui sera fait selon toute vraisemblance à titre symbolique, car la décision du Sénat autorisant Mariano Rajoy à agir ne fait plus de doute, et il en fait porter la responsabilité à ce dernier.

Se plaçant à son tour sur le terrain du droit que Mariano Rajoy a privilégié dans une lettre de neuf pages qu’il avait précédemment fait porter au Sénat, où il était invité à venir s’exprimer, Carles Puigdemont estimait que les mesures envisagées par le gouvernement espagnol portent « frontalement » atteinte à la Constitution espagnole, notamment les articles statuant sur « le droit à l’autonomie politique des régions ». Il faisait valoir en argumentant que ni l’esprit ni la lettre de l’article 155 n’étaient respectés.

Le Parlement catalan va entrer en séance et le Sénat votera demain les pleins pouvoirs à Mariano Rajoy.

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