CATALOGNE, RAJOY DÉTERMINÉ À L’EMPORTER, par François Leclerc

Billet invité.

Mariano Rajoy a mis la Catalogne sous stricte tutelle, son attitude faisant contraste avec celle de Carles Puigdemont, qui en réaction n’a pas appelé le Parlement catalan à proclamer l’indépendance – n’en prononçant pas le mot – mais seulement à discuter de la réponse à lui apporter.

Assurant que « les valeurs européennes étaient en danger », ce dernier a estimé que la Catalogne faisait face aux pire attaques dirigées contre elle depuis Franco, et que Madrid se plaçait « hors de l’État de droit ».

Déterminé à l’emporter, Mariano Rajoy s’en donne tous les moyens, décidé à contrôler la police catalane, le fisc et les médias. Mais à vouloir se comporter demain en territoire conquis, il prend le risque de susciter un profond ressentiment. Quelle en sera la traduction dans les urnes ?

Premier signe d’inquiétude européen, Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères français, a déclaré au Journal du Dimanche que la situation peut mener à une « dislocation dangereuse ». À propos des élections annoncées par Mariano Rajoy, il a ajouté « je souhaite qu’elles permettent de clarifier la situation et de trouver la voie d’un dialogue constructif ».

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