TOUJOURS SUR LE QUI VIVE ! par François Leclerc

Billet invité.

Alexis Tsipras, le premier ministre grec, et Pedro Sanchez, le leader du PSOE espagnol, avaient samedi en commun de chercher à sortir au plus vite des situations périlleuses qui se présentaient à eux. Pour le premier, que la Grèce devienne un cul-de-sac où les réfugiés s’installeraient faute de pouvoir poursuivre leur exode, et pour le second que le PSOE entre en crise sous la pression de ses barons opposés à une alliance avec Podemos.

Afin de détourner la menace qui plane sur la Grèce, Nikos Kotzias, le ministre des affaires étrangères, a demandé à son homologue allemand le renfort d’une centaine de bateaux de l’agence européenne Frontex, avec comme mission de renvoyer en Turquie les réfugiés non éligibles à l’asile. Une manière de mettre les autorités allemandes, qui poursuivent des négociations avec les autorités turques, devant leurs responsabilités. Sauf qu’une telle mesure ne permettrait de réduire le flux des réfugiés que d’environ 10 %, selon les données disponibles, loin du ralentissement beaucoup plus prononcé recherché par les dirigeants allemands.

Un communiqué du PSOE a rectifié le tir après la première réaction de Pedro Sanchez à la proposition de Pablo Iglesias de constituer un gouvernement en commun (« ni les électeurs de Podemos, ni ceux du PSOE comprendraient que nous ne nous entendions pas »). Selon celui-ci, le temps ne serait pas venu « d’entreprendre des négociations avec d’autres forces politiques pour essayer de trouver une alternative de gouvernement stable, et encore moins quand elles sont proposées à travers le chantage et en faisant passer les intérêts partisans avant ceux des citoyens »…

À suivre…

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