LA NÉGO REPREND CAHIN-CAHA, par François Leclerc

Billet invité.

Le sommet de la zone euro de ce soir a décidé… la convocation d’un nouveau sommet dimanche prochain, cette fois-ci de l’Union européenne. On ne peut pas encore dire que des négociations sont à nouveau engagées, mais la porte n’a pas été fermée. Un Eurogroupe devrait prendre connaissance des nouvelles propositions du gouvernement grec, qui a jusqu’à jeudi pour les formuler a précise Donald Tusk, le président de l’Union européenne. D’après ce que l’on en connait, elles comprendraient « les réformes, les besoins du financement du pays ainsi que le règlement de la dette ». Elles pourraient aboutir, si elles étaient acceptées, à la mise en place d’un plan de deux ans, période pendant laquelle la suite serait négociée. Après en avoir exposé ce soir les grandes lignes, Alexis Tsipras est annoncé prendre demain la parole devant le Parlement européen.

Au sortir du sommet de ce soir, Angela Merkel a réaffirmé que « les conditions ne sont pas encore réunies pour entamer des discussions sur un nouveau plan d’aide », dans l’attente de l’étude des propositions grecques. Mais la chancelière n’envisage de couvrir les besoins de liquidités à court terme que sur la base de propositions sur le long terme, toute décote sur la dette étant exclue.  Le gouvernement grec a au contraire l’intention de demander une solution couvrant ses besoins de financement à court terme, période pendant laquelle un accord à long terme serait négocié.

Matteo Renzi n’a pas vu de son côté « la possibilité que s’engage une discussion sur la dette ». C’est le principal objectif du gouvernement grec, qui estime non sans logique qu’il faut d’abord déterminer les besoins de financement avant d’étudier comment y répondre. Enfin, l’autre tabou qui était la sortie de la Grèce de la zone euro est désormais brisé, Jean-Claude Juncker annonçant que la Commission a préparé « un scénario détaillé » si cela devait se terminer ainsi.

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