EN ATTENDANT LE PROCHAIN ! par François Leclerc

Billet invité.

Selon un sondage effectué hier, le « non » l’emporterait au référendum de dimanche prochain, à condition qu’il ne soit pas suspendu, bien qu’il soit en recul par rapport à lundi, avant que les limitations de retraits des banques aient été annoncées. Les chiffres actuels sont les suivants (entre parenthèses figurent ceux du précédent sondage) : « non » 46% (57%), « oui » 37% (30%), indécis 17% (13%). Il en ressort que rien n’est joué et que le pari d’Angela Merkel d’une victoire du « oui » et d’une reprise des négociations sur cette base est loin d’être gagné.

Michel Sapin suit une ligne différente en expliquant ce matin que « le but est de trouver un accord avant le référendum si c’est possible », alors que va se poursuivre la téléconférence de l’Eurogroupe suspendue hier soir. De nouvelles propositions d’accord ont été adressées par Alexis Tsipras, dont la teneur n’est pas encore connue. Mais de nombreux obstacles se dressent sur la route d’un accord, le moindre n’étant pas la consultation du Bundestag.

Des spéculations font état d’un remplacement possible d’Alexis Tsipras par Yannis Dragasakis, réputé plus favorable à un accord au sein de Syriza, le vice-premier ministre du gouvernement. Elles ont pour objectif de crédibiliser une solution gouvernementale si le « oui » l’emportait et ne sont pas en phase avec les évènements. La principale bataille se joue désormais en Grèce et a pour objet le résultat du référendum, Alexis Tsipras ayant toujours fait valoir qu’il conforterait la position du gouvernement dans les négociations. Ses dernières demandes n’ont comme contre-partie qu’une suspension du référendum et non pas son annulation. Les prises de position publiques des uns et des autres sont prioritairement dirigées vers les électeurs grecs, même si elles ne s’adressent pas à eux.

Prochain épisode : le résultat de l’Eurogroupe et la divulgation des nouvelles propositions grecques.

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68 réflexions au sujet de « EN ATTENDANT LE PROCHAIN ! par François Leclerc »

    1. Y a-t-il un homme d’Etat européen dans la salle?
      « Ne comptons pas sur le FMI
      Last but not least, ces mesures devraient se coupler à une aide à la réforme de l’Etat grec, qui le doterait d’une administration fiscale efficace, le débarrasserait du clientélisme et de formes plus ou moins larvées de corruption. On n’y parviendra pas en lui imposant d’absurdes privatisations (qui aggravent le problème) et un calendrier irréaliste. Une telle entreprise demande beaucoup de tact, une relation durable et une confiance chaque jour renforcée. Ne comptons pas sur le FMI pour cela : seuls les Européens peuvent vraiment aider la Grèce.

      Le gouvernement grec a pris une décision imprudente, pour lui et pour nous tous. Mais les autorités de Bruxelles ne sont pas, aujourd’hui, à la hauteur de la crise. On aurait besoin d’une initiative courageuse et audacieuse pour mettre à plat le problème global des dettes souveraines (pas seulement grecques), et renforcer la solidarité politique sans la confondre avec une relation marchande. Mais y a-t-il encore un homme d’Etat européen dans la salle ? »

      http://www.lalibre.be/debats/opinions/y-a-t-il-un-homme-d-etat-europeen-dans-la-salle-5592caa33570c6858512e559

      1. Dommage, c’est précisément pour l’implémentation des réformes fiscales et administratives que le recours à l’expertise du FMI avait un peu de sens…

  1. Selon Peter Spiegel du Financial Times (sur son blog), Alexis Tsipras serait près à accepter le projet qu’il soumet au référendum à trois modifications près.

    L’augmentation prévue de la TVA dans les îles grecques serait limitée, afin de ne pas pénaliser le tourisme. La prime accordé aux retraités les plus démunis ne serait supprimée qu’en décembre 2019, et en attendant progressivement diminuée. Le départ à la retraite à 67 ans n’entrerait en vigueur qu’en 2022, et non pas immédiatement, et l’âge serait en attendant progressivement reculé.

    1. Tout ce barouf pour ça…. Ce mec est réellement désastreux.

      Rappelons que le coup de la.« TVA des Îles » comme Red line est le fait exclusif du veto du quasi lepéniste Kammenos (vous vous rendez compte que si on taxe les îles, ces pòvres îliens vont aller faire leurs courses chez l’ennemi Turc !). De l’utilité de bien choisir ses alliés.

      1. @Vigneron,

         

        Que pensez-vous de la prise de position de N. Sarkozy ? L’ex Président souhaite sortir la Grèce de l’Europe sans se rendre compte que cela coutera 300 Md € immédiatement, que ces 3000 Md seront gentiment dispersés puis s’imputeront sur tout ce qui est placé, sauf la bourse. By Bye retraites, assurances vie.

        Je suis pour la création d’un site de formation à la comptabilité en partie double… plutôt que d’avoir à relire Astérix chez les Grecs .

         

      2. Sarkozy aura servi à réveiller Hollande, qui s’est positionné contre Sarkozy, puis qui s’est rendormi.

    2. Tsipras ne voulait plus entendre parler du FMI mais il adresse sa lettre piteuse à Juncker, Draghi et… Lagarde ! Pardine…

      Y’a pas, c’est réellement un clown.

      1. Lettre « piteuse » du « clown » Tsipras….. Encore bravo à Vigneron,non seulement pour sa lucidité(?),mais pour

        sa gentillesse coutumière.D’où vient-il exactement

        ce Monsieur si génial style Arias? Est-il en « service » commandé?

    3. Limiter l’augmentation de la TVA dans les îles pour ne pas tuer le tourisme, on croit rêver. D’où vient le tourisme que reçoivent ces îles ? Les grecs ont-ils de quoi y prendre quelques vacances ? Bref, encore une manipulation intéressée du célèbre trop d’impôt tue l’impôt.

      Zébu, vous pourrez coller tous les guillemets que vous voulez à oligarchie grecque, ça ne la fera pas disparaître. Elle se désigne elle-même :

      Le précédent gouvernement du conservateur Antonis Samaras a introduit une loi enjoignant les armateurs à contribuer davantage aux finances publiques…

      … Ce n’était pas une proposition de loi. C’est nous, armateurs, qui avons spontanément accepté de payer davantage d’impôts.

      […]

      Que peut faire l’Europe ?

      La Grèce a déjà consenti d’énormes efforts. Il faut que l’Europe lui accorde un peu d’oxygène. Quelques mois. Le nouveau gouvernement n’est pas celui pour lequel j’ai voté. Mais, maintenant qu’il est là, il faut l’aider. Il ne faut pas lui faire des crocs en jambe.

      D’autant que les relations sont compliquées entre Athènes et Berlin…

      Comme tous les candidats, Alexis Tsipras a promis, avant les élections,  beaucoup de choses qu’il ne peut réaliser. Ce gouvernement de gauche radicale pensait qu’il pouvait changer l’Europe.  Il voulait faire passer l’idée que le problème grec était un problème mondial. Et c’est le point de vue que défend, de façon provocatrice, le ministre des finances Yanis Varoufakis.

      Vous soutenez Varoufakis?

      Il n’est pas ma tasse de thé. Mais quand je le vois face à son homologue allemand Wolfgang Schäuble, je pense à David contre Goliath. Tsipras et Varoufakis ont fait du problème grec le problème le plus connu au monde. Et le Goliath Schäuble, au lieu de regarder Varoufakis comme un pauvre petit David,  l’a regardé comme un compétiteur. Je m’attendais à ce que le ministre allemand, surtout à son âge, ait davantage de sang froid !

      Finalement vous êtes plutôt indulgent avec le nouveau gouvernement…

      Je suis favorable au combat contre la corruption, la fraude fiscale et contre l’oligarchie. J’encourage la nouvelle équipe dans cette voie.

      Nicos Vernicos : http://www.challenges.fr/economie/20150323.CHA4108/les-armateurs-grecs-payent-plus-d-impots-a-la-grece-que-les-armateurs-francais-a-la-france.html

       

      1. oO

        D’où qu’il vienne, le tourisme paye la TVA : grec, allemand, français, … Et c’est pareil partout, même dans les îles françaises.

      2. C’est malheureux mais j’ai bien l’impression que y’a encore que le pape qui discerne à peu près ce qui est en train de se passer.

      3. Ai-je dit le contraire ? Le fait est que tout l’été, les îles grecques seront pleines à craquer de touristes surtout européens non-grecs. Ce sont eux qui paieront cette augmentation de la TVA. Le motif invoqué – préserver le tourisme – est tout simplement absurde. La Grèce fait le plein de touristes les doigts dans le nez sauf quand elle déconne et leur fait peur, comme partout.

    4. Au fait, en passant, Tsimpy a perdu son Kammenos et ses députés sur le budget de la défense.

      Quelle ironie, ils se rendent même pas compte qu’il n’y a plus de budget de la défense, plus de budget du tout, Sudden Stop comme dit très justement El Erian.

  2. TOO BIG TO FAIL !

    C’est pour cela que je me suis trompé. David est Goliath et Goliath n’est que David pour rester dans l’image manicheiste.

    A 7h42, sur Antenne 2, Jacques Attali a traité A. Tsipras de lache !

    Violent J. Atali !

    1. Yves, faut arrêter de raconter n’importe quoi sur les propos d’Attali.

      Voici le verbatim selon FranceTV (j’ai pas de haut-parleur sur l’ordi alors je peux pas écouter, mais ceux qui le peuvent peuvent vérifier) :

      « Pour Jacques Attali, il y a urgence : « la lâcheté des dirigeants européens et la démagogie des dirigeants grecs mises l’une à côté de l’autre, font que l’on se dit que l’on a encore du temps. »

      http://www.francetvinfo.fr/economie/crise/jacques-attali-eviter-le-grexit-qui-menace_977877.html

      Bon, démagogie, c’est pas glop non plus, mais cela n’a rien à voir avec la lâcheté, laquelle est bien celle des créanciers.

      Bref, plutôt l’inverse, le Attali en vrai que celui que vous citez …

      1. Zébu,

        Ce qu’a dit J. Attali a été très fugitif, 1 dixième de seconde. Je ne peux plus rien affirmer sans avoir ré-ecouté. Dont acte, Zébu, vérifions.

        Je mets mon commentaire entre parenthèse : Too Fast, Not Good !

        Merci à vous

      2. Pas glop ? Ben ouais c’est pas glop la démagogie. Appeler démagogue un démagogue par contre c’est glop glop.

      3. Attelé:

        Le miracle grec n’est possible que si les Allemands, en particulier, acceptent de réduire la dette grecque à moins de 100% du PIB, le seul niveau soutenable.

        Et pourquoi pas 90% (Rogoff…), 60% ou 150% ? Et la VAU de la dette grecque, ultra favorable, il en fait quoi Attali ? Voir ce qu’en dit le MES dans son dernier rapport. Il dit sensiblement comme Japonica: suivant le standard IPSAS (International Public Sector Accounting Standards) la dette publique grecque c’est no souci…

      4. @Vigneron :

        Attention à la tension , car on va finir par croire que vous avez voulu dire TSIPRAS et écrivant IPSAS .

         

        J’ai réécouté le speech d’Attali . Côté « lâcheté » , il y est revenu effectivement en visant Tsipras au détour d’une question , mais en fait il arrose très large en matière de lâcheté , au point que ,à part à lui , je ne vois pas à qui il fait confiance.

        Ha si ! au patron de la BCE …qui n’est pas un élu .

        Comme lui .

      5. @Vigneron :

        D’accord la formule est exagérée , mais j’avais pris soin de la faire précéder de :  » depuis trop longtemps « .

        Mais , si je lui laisse le bénéfice du doute , je ne connais pas clairement la politique de Vigneron , et pour le coup , celle d’Attali me paraitrait plus compréhensible .

        Messieurs , rien ne va plus , faîtes vos preuves , à défaut de vos jeux .

        Ou laissez la place au peuple sinon au populisme .

        Car , dans tous les cas , je maintiens que c’est lui qui paie la note . Plus ou moins salée , et plus ou moins satisfait du menu .

      6. Mon cher Vigneron,

        J. Attali répond longuement au journaliste d’Antenne 2. Au début il parle de lâcheté pour l’Eurogroup et de démagogie pour Tsipras. Les questions et les réponses passent et pas de bol… vers la fin il traite Tsipras de lâche. Et cela ne dure qu’un dizième de seconde.

        Quand Jacques Attali parle, j’écoute attentivement car il est bien introduit. Il a sa personnalité, son expérience, ses jugements perso. Et c’est là que ça devient intéressant et inintéressant.

        Bonne journée. Je vais aller dans mes vignes bio… j’ai déjà relevé les fils, les sarments, ébourgeonné les pieds, effeuillé pour éviter les maladies,  relevé les baguettes et dégagé les crochets pour l’ année prochaine. Je sens que ce sera une bonne année.

         

    2. Sur ce coup , il sera plus crédible quand il aura lui même accepté le risque de l’onction élective .

      Mais les intellos n’aiment pas trop les referenda ( qui ne sont pas la panacée universelle) et ces connards ( qui le sont parfois) de citoyens .

      M’enfin , comme depuis trop longtemps , le citoyen paie la connerie des intellos , autant lui laissé la joie ou consolation de choisir sa propre misère .

      Il ne fera jamais pire .

      1. le citoyen paie la connerie des intellos 

        Tu te lances en politique Juan ? C’est tardif non ? Et en ce moment chez les pénistes la tendance est pas aux vieux…

  3. Il en ressort que rien n’est joué et que le pari d’Angela Merkel d’une victoire du « oui » et d’une reprise des négociations sur cette base est loin d’être gagné.

    Je réécris:

    Il en ressort que rien n’est joué et que le pari d’Alexis Tsipras d’une victoire du « non » et d’une reprise des négociations sur cette base est loin d’être gagné.

    Un peu d’objectivité SVP.

    Je me répète: la Grèce est démocratique. L’Allemagne  (et les autres) AUSSI.

  4. Les sondages vous donnent pour le moment tort. Il est toutefois assez vraisemblable que le référendum sera au moins suspendu, en attendant les résultats de l’Eurogroupe et leur suite. Le fait qu’il est retardé a peu à voir avec l’emploi du temps des ministres mais beaucoup avec la nécessité de se concerter.

    1. Suspendre, c’est diplomatiquement correct, mais franchement pas à conseiller. L’abcès doit être crevé au plus vite. Le non ne veut pas dire sortie mais, trouver un autre accord. La bataille de la communication a commencé, ne flanchez pas Mr Leclerc, ne relayez pas des rumeurs. Je vous fais confiance mais rassurez moi. Pour être sur de prévoir l’avenir, il faut mettre le sonde de température en Grèce pas en France, pas en Europe hors Grèce. Rumeur, contre rumeur…

  5. Peut-on spéculer sur ce qui vient ? Essayons.

    1) Merkel et Hollande ne veulent pas de sortie de l’Euro de la Grèce. Chacun a sa manière. Elle en s’opposant in fine à son inoxydable Schauble, lui en prenant mollement le sens du vent mais ayant trop à perdre.

    2) Donc, ils vont nécessairement trouver une solution, avant ou post referendum. Sans doute avant ce dernier et le différant pour donner du temps aux discussions de dernière minute.

     

     

  6. Si un accord est signé, au point ou nous en sommes, cela signifiera qu’aucune politique alternative à celle qui est menée actuellement ne sera plus jamais possible. Et il y aura même aggravation de celle-ci avec la signature des 3 Traités transatlantiques… La même chose que l’UE/Zone euro actuelle, mais en bien pire…

    Par conséquent, il faut que le NON l’emporte et que la Grèce sorte (même si l’accord est bon pour elle, ce qu’il ne sera pas de toute façon).

    Car il n’y a aucune autre alternative que celle-ci: ou bien la signature d’un accord et la fin de Podemos et de toutes les autres vélléités « révolutionnaires », ou bien la sortie de la Grèce de la zone eur et l’espoir pour Podemos et les autres.

    Pour éviter à tout prix la signature des 3 Traités, il faut oeuvrer à  la destruction complète de la zone euro avant qu’une signature définitive ne soit rendue possible, et cette destruction passe désormais par la sortie de la Grèce, suivie des autres, de la zone euro.

    J.Attali est égal à lui-même, nul n’ignorant qu’il roule pour le camp d’en face (à part Paul Jorion…), celui du capitalisme décomplexé et des « pays-hotel » pour ses amis de l’ultra-classe. Parfois, il utilise l’argument (peut-on appeler ça un « argument »?) de « l’échelle à laquelle se pose les problèmes » pour justifier, derrière un vernis « progressiste », la mise en place du genre d’institution globale et anti-démocratique précisément souhaitées par le camp d’en face (celui du fascisme financier). Mais in fine, toutes ses prises de position viennent toujours appuyer – comme c’est étrange – tout ce qui porte en soi une haine viscérale à la démocratie (quand on est de son avis, on est dans le cadre de la démocratie éclairée, sinon on est du côté du populisme).

  7. lettre d’alexis Tsipras adressée aux représentants des institutions
    Greece Prepared to Accept Creditors’ Proposals With Changes

    by Theophilos ArgitisNikos Chrysoloras

    July 1, 2015 — 11:31 AM CEST Updated on July 1, 2015 — 11:50 AM CEST

    l

     

    Greek Prime Minister Alexis Tsipras accepted creditors’ proposals as a basis for compromise to end a standoff over its bailout.

    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-07-01/greek-govt-prepared-to-accept-creditors-proposals-with-changes

  8.  

     

    Passé (perdu) du temps hier soir devant la télé pour voir comment on allait nous présenter la situation en Grèce.

    Affligeant de parti pris !

    Pour illustration dans un registre connexe avec les vedettes éditorialistes que le monde nous envie, cet article d’Acrimed qu’il convient de viser jusqu’au bout.

    http://www.acrimed.org/article4709.html

    Je reprends un écho laissé sur le répondeur de Mermet il y a quelques temps : « on a perdu le combat de la propagande ». En effet ce combat est essentiel et vous François, Paul et les autres … prenez votre part (merci continuez). Mais s’il faut hurler à la face du monde c’est déjà pour exiger que des paroles alternatives puissent avoir l’opportunité d’interrompre de temps en temps la messe néolibérale ! Au moins sur le service public.

    1. Mermet:

      on a perdu le combat de la propagande.

      Voilà, c’est ça, si « on a perdu » c’est à cause de la propagande, forcément, puisqu’on a raison. Concentré de pensée acrimermétienne. On s’affligerait si l’on pouvait se retenir d’en rire.

      1. Gaffe, y paraît que leur séjour prolongé dans de la sauce acrimermétienne accentue dramatiquement le taux de mortalité des neurones et diminuerait en outre proportionnellement le rendement des synapses rescapés.

      2. Vous êtes dans l’erreur, c’est la haine et le mépris qui diminuent la vitalité des synapses, rétrécit le champs de la conscience et donc favorise l’apoptose. Or les gens cités dans l’article de d’Acrimed dégoulinent du mépris des Grecs et de haine envers la Démocratie. Il faut dire que l’exercice de la Démocratie a toujours été négatif pour la stabilité de leur monde. Et de fait, cette organisation risque bien de s’écrouler.
        Il en sont conscients, leurs gazouillis expriment la crainte.
        Pas encore la panique, mais ça pourrait advenir…

        L’ ordo-libéralisme est mortel. Les défenseurs de ses hautes œuvres  diffusent l’ennui, la médiocrité et la satisfaction de soi. Qu’ils dégagent…

  9. FMI-Banque mondiale
    Les critiques à l’égard du FMI et de la Banque mondiale n’émanent pas seulement des pays du Sud.
    Les critiques à l’égard du FMI et de la Banque mondiale n’émanent pas seulement des pays en développement qui dépendent étroitement de leurs financements. Leur opacité de fonctionnement et leurs interventions sont également contestées dans les pays industrialisés. En France, le député socialiste Yves Tavernier met le doigt sur les dysfonctionnements et appelle à des réformes profondes de ces institutions financières internationales.

    http://www1.rfi.fr/francais/actu/articles/013/article_6297.asp

     
    Le FMI nuit aux négociations sur la Grèce
     »

    Il faut licencier Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Ses exigences de nouvelles et sévères coupes budgétaires sont politiquement inacceptables pour la Grèce, ce qui rend de plus en plus probable un échec des négociations en cours et un défaut de paiement à la fin du mois ou dans les semaines qui suivent (il y a toujours des moyens techniques de retarder l’échéance). Ce n’est pas pour rien qu’en 2010, Jean-Claude Trichet, alors président de la Banque centrale européenne (BCE), avait bataillé contre la présence du Fonds monétaire international dans le sauvetage des pays attaqués par les marchés : pour lui, la zone euro avait les moyens de s’occuper seule de ses canards boiteux, ce qui pouvait lui éviter de se voir imposer un agenda décidé ailleurs.

    Les faits lui donnent raison : il est désormais clair que la logique de l’organisation de Washington est incompatible avec celle de la zone euro. Le FMI obéit à des considérations uniquement budgétaires : lorsqu’il intervient, il conditionne ses prêts à un équilibre du budget (coupe dans les dépenses, augmentation des impôts) et impose un abandon de dette afin de la rendre soutenable. Or, si la dette grecque a été en partie restructurée, pour un montant de 115 milliards d’euros, cela a été fait très tardivement, en 2012, et les 220 milliards de prêts accordés par la zone euro n’ont pas été concernés. Surtout, le FMI ne se préoccupe guère du maintien de la Grèce dans l’euro, pas plus que de la pérennité du projet européen : ce sont des questions politiques qui lui sont étrangères. »

    http://www.liberation.fr/monde/2015/06/15/le-fmi-nuit-aux-negociations-sur-la-grece_1330326

     

    1. ça y est , c’est la faute au FMI maintenant, et par la plume de Quatremer….. Il se peut effectivement que les grecs « ne prennent pas leurs responsabilités » , mais pour les « européens » c’est pire , victimes quoi qu’il arrive .

      1. Ainsi, la Grèce pourrait échapper à l’asphyxie appliquée par la troika? La Russie a environ 700 milliards de dollars en réserve, réserve à peine écornée lors de l’attaque des spéculateurs sur le Rouble ( il y a 4 mois environ, avec la même méthode employée contre la Livre en 1992 et sans doute par le même personnage) et à peine mise à mal par les sanctions.

        Il est probable qu’une Russie bienveillante serait bien plus favorable à la Grèce que les exploits de l’impérieuse troika. Elle a aussi beaucoup plus à offrir et sans doute moins à exiger… Ce serait amusant que les bases des USA/OTAN en Grèce soient doublée par des bases Russes ou chinoises.Et le travail de la NSA en serait facilité d’autant ! Rien que des avantages.

         

         

      2. Mon pauvre Daniel, réveille toi, la Putinie digère difficultueusement ne serait-ce que la Crimée, se met à plat ventre devant la Chine pour trouver de l’air et un air et tu la vois supporter l’insupportable Grèce ?

    1. Tsipras aujourd’hui à la télé (d’Etat mais grecque):

      Ceux qui disent que nous avons un plan secret pour sortir la Grèce de l’euro mentent.

      Fais taire tes menteurs de ministres alors Alex…

  10. Dans un louable souci de pluralisme d’expression , il va bientôt falloir cotiser pour rémunérer Vigneron , compte tenu de sa nouvelle assiduité aux commentaires d’actualités brûlantes.

    A moins que la solidarité entre vignerons ne pousse Yves Vermont ( côte de Blaye ?) a lui céder , en contrepartie de ses scoops, une part de sa récolte bio pour parer aux effets OGM des vignes de numéro 3 .

    1. Je vous trouve très bon ce soir Juan et très patient…

      Merci de commenter de manière solidaire avec celles et ceux qui, s’ils s’abstiennent, ne le font que par crainte de manquer de sang froid.

  11. Tsipras aura servi à réveiller les institutions qui se sont positionnées contre Tsipras et qui se sont rendormies alors que…. Tsipras est très réveillé ……vi..vi

  12. @Mon cher vigneron,

    OK concernant tes conseils sur l’effeuillage, mais c’est un peu tard. J’arrête sur la deuxième partie de ma parcelle (1,5 ha). Le soleil cogne trop fort.

    Changement de sujet : tu oublies une chose très, très importante. Certaine personne change avec le temps. Certaines, avec l’âge, se révèlent extraordinaires, d’autres ordinaires, d’autres totalement décevantes, sans parler de celles qui se recroquevillent sur elles-mêmes. Je ne chercherai pas à justifier ce que j’avance, regarde autour de toi et tire en les conclusions que tu souhaites.

    @Tous

    Voici mes dernières psychopapouilles :

    – Mme Lagarde s’est révélée au grand jour quand on a révélé sa lettre au Pt Sarko

    – Mr Trichet en a tellement bavé durant la crise qu’il s’est bonifié, pas de façon extraordinaire mais tout de même. Je l’ai constaté de visu lors d’un speech au forum du nouveau monde du 7 octobre 2014. Il était crevé, las et c’est dans ces moments là que les personnalités communiquent avec le moins de retenue. Il faut regarder intensément leur visage qui dit beaucoup de chose en France, quand il parle. Je ne serais donc plus aussi sévère que par le passé avec Mr Trichet.

    – Mr Schauble : quel lien peut on faire entre sa force de caractère et son handicap… trop de caractère, ce n’est pas bon dans les négo… il faut de la souplesse et du caractère le tout supporté par une vision de ce qu’on veut faire de l’Europe. Je crains que Mr Schauble ne soit supporté que par une vision de ce qu’il veut faire de l’Allemagne et par le désir de revanche vis à vis de Mme Merkel.

    – Mme Merkel : je ne sens pas trop mais elle me plait tout de même, incapable de dire pourquoi.

    – Mr Juncker : trop faible aujourd’hui pour arriver à diriger la boutique etc…

    – Mr Hollande, trop dans le consensus, trop dans l’écoute. Quand il s’est fait son intime conviction, le train est déjà passé. Donc trop long dans l’action pour être à même de peser au bon moment. Mais une personnalité de recours pour recoller les morceau et s’effaçant dès que le train redémarre à grande vitesse. Le contraire du héro, donc incompris par les masses.

    – M Tsipras & Y. Yaroukakis : vous connaissez mon indulgence vis à vis de ces deux personnalités. J’appelle ça, le tandem gagnant. Leur diagnostic sur la Grèce et son futur tient la route, c’est tellement évident que l’on ne peut qu’en déduire que l’Eurogroup est collectivement de mauvaise foi. Ce ne sont pas des roseaux penchants, YY a manqué d’une petite dose de diplomatie, dommage car avec l’Eurogroup, il est nécessaire de se conformer au moule : être lisse, parler sans agression, je ne vous fais pas le topo. Pour YY, il n’est pas cablé pour, donc pas bon pour la Grèce. L’élément de stabilité, c’est bien A. Tsipras. Il a du taff le pauvre : garde toi à gauche, garde toi à droite. Seule l’honnêteté, la clairvoyance, la légitimité populaire peut lui permettre de se maintenir dans la durée.
     
    Ah si nous l’avions eu Mr Tsipras, comme Président de la commission ! L’Allemagne aurait été obligée de réfléchir à une réduction réfléchie de ses excédents commerciaux vis à vis de ses partenaires européens, à un système lui permettant de se protéger d’une démographie vieillissante. Que du bonheur.
     
    J’en reviens toujours à mon dada : nous manquons cruellement de formation à la macro-économie, à la macro-finance. Comment peut-on arriver à gouverner un pays sans ses basiques, sans de faire intoxiquer par qui vous savez ? Après 8 ans de recherche perso quotidienne sur le sujet, même plus peur de la finance ! Je continue à en apprendre tous les jours, c’est à dire à chaque fois que je me plante.
     
    La seule peur que j’ai, c’est d’écrire des bourdes, des inexactitudes car la somme des connaissances à emmagasiner dans un petit cerveau est énorme. Heureusement avec Internet et le Blog, on arrive à se remettre en piste assez rapidement.

    @ Zébu

    Zébu a raison quant aux premiers propos de J. Attali qu’il rapporte, je les ai ré-entendus lorsque j’ai revisionné la vidéo. Par contre, comme c’est en fin d’interview que J. Attali lâche le mot de lâche, il faut s’accrocher pour l’écouter jusqu’au bout. En fin d’interview, emporté par son élan, J. Attali se sent à l’aise et parle sans retenue. C’est dans ses moments là qu’on se dévoile. Ce n’est qu’un manque de réflexion de J Attali sur la personnalité de Mr Tsipras. Un bon stratège essaye de se mettre dans la peau de l’adversaire. Si votre entourage ne vous y aide pas, vous tombez dans le panneau pour leur faire plaisir. Ecoutez J. Attali OK, suivre tous ses conseils, pas OK mais c’est tellement évident que j’en arrive à me demander pourquoi je défonce des portes ouvertes ?

  13. Plan Juncker de 300 Md €…

    La pire des choses serait d’utiliser le fond pour permettre à la Grèce de rembourser.Personne ne réagit quand je dis qu’une dette d’Etat peut ne pas être remboursée pendant 30 ans, donc tout le monde est d’accord ?

    Trop de liquidité, pas assez d’investissement disent-ils. Je ne fais pas le même diagnostic, trop de pauvres exclus, privés de la possibilités d’acheter le minimum. Le marché potentiel  se réveillera surtout le marché grec, portugais. Deux conditions, créer du pouvoir d’achat en créant de l’emploi. Donc attirer les investissements au Portugal, en Grèce. Le salaire portugais, c’est 300, 400 €. Messieurs les investisseurs, pourquoi vous faites vous tirer l’oreille ? L’eldorado, c’est le Portugal, la Grèce, pas le Maroc.Et si vous y alliez avec la garantie de la BCE ?

    Effectivement si vous écoutez les conseils de vos banquiers, vous risquez de ne jamais faire de bonnes affaires win win… Le banquier serait-il toujours favorable à Win Loose ?

    Relisez Marx, Keynes. c’est « chiant » mais c’est la base qui permet de comprendre tout le reste.

    1. En effet!Où donc est passé le plan de 300 Milliards d’Euros.?

      Cet étrange Président de la Commission n’en dit plus un mot….

      Est-ce complètement étranger au besoin de croissance bien

      orientée de l’économie grecque? Comme toute la droite européenne il souhaite une seule chose:écarter des affaires

      en Grèce le « trop à gauche » homme sans cravate.

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