AU RADIO CROCHET, ILS SERAIENT DÉJÀ ÉLIMINÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Les bras en tombent et les mots manquent ! Une mission française de la dernière chance dépêchée à Berlin, avec comme consigne de trouver un moyen de sauver la face, est revenue bredouille. Le terrain avait été préparé : il ne s’agissait pas d’un vulgaire marchandage (sic) entre les gouvernements allemand et français, et il était « simpliste » de parler d’un pacte, dixit Michel Sapin, le ministre français des finances, pas plus que demander une quelconque modification des règles budgétaires comme l’a affirmé en prologue Emmanuel Macron, ministre de l’économie. Résultat : en y mettant les formes, les deux parties ont donc d’un commun accord signifié qu’ils ne l’étaient pas.

Pas question d’investir sur fonds publics, ont fait à nouveau savoir Wolfgang Schäuble et Sigmar Gabriel, les homologues des ministres français, les espoirs se reportant alors sur un catalogue de « propositions extrêmement concrètes » en cours d’élaboration, dont il faudra trouver le financement, en s’appuyant sur « la dynamique » que cela créera. « Chacun sait ce qu’il doit faire », a résumé Emmanuel Macron, ne pouvant mieux signifier que rien de commun n’était envisagé. Reste à connaître le sort qui va être réservé par Bruxelles au projet de budget 2015 français et à rédiger le communiqué du prochain sommet européen. Ils sont toujours à la tâche.

Mais comment combler ce vide sidéral ?

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