ILS CONTINUENT À PERDRE LA MAIN À FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité

La confusion se développe sur le site de la centrale. Tepco a découvert une montée en flèche de la contamination de l’eau dans un puits situé à une dizaine de mètres du réservoir d’où 300 litres d’eau contaminée avaient fuit en août dernier. Les émissions bêta atteignent 400.000 becquerels par litre, 6.000 fois le niveau mesuré la veille. La présence du tritium a triplé, établie à 790.000 becquerels par litre.

Cette découverte contribue aux interrogations à propos du niveau de contamination des 2.400 tonnes d’eau déversées dans l’océan après le passage de Wipha, déclaré être inférieur au taux maximum légal.

L’opérateur évoque les effets des pluies diluviennes résultant du passage du dernier typhon comme étant à l’origine de cette brutale augmentation. Il fait également état des difficultés rencontrées à décontaminer le sol dans des zones encombrées de tuyaux et d’installations. Mais que se passe-t-il sous le site de la centrale ? À quelles installations ce puits est-il relié ? Faut-il relier cet accès de fièvre radioactive aux coriums dont il n’est jamais fait état ?

La question se pose : est-il possible de reprendre la main dans une situation qui montre qu’elle est perdue, et si oui comment ?

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