L'actualité de demain : LE FIN MOT DE L'HISTOIRE, par François Leclerc

Billet invité

Cela se complique ! Le parti politique du président s’oriente vers l’abstention au parlement, afin de renforcer sa position de négociation. Le gouvernement chypriote avait auparavant renvoyé la balle dans le camp de la coalition des ministres des finances européens, de la Commission, de la BCE et du FMI. Les prenant au mot, il propose d’exonérer les petits déposants (en dessous de 20.000 euros), mais laisse inchangé le taux de 9,9 % pour ceux qui dépassent le seuil des 100.000 euros. Le compte n’y est donc pas et les 5,8 milliards d’euros requis ne seraient pas réunis (il manquerait 300 millions d’euros). Que faire ? Dans les négociations, ce sont les derniers mètres à franchir qui sont les plus difficiles ! Ils se sont décidément pris tout seuls les pieds dans le tapis, expliquant que ni Angela Merkel, ni François Hollande n’ont voulu répondre hier aux questions qui ont fusé lors de leur conférence de presse commune, suite à leur rencontre avec le gotha industriel européen.

On a entre-temps eu confirmation, de la bouche du porte-parole du gouvernement chypriote, des intentions initiales du FMI, qui ont finalement donné lieu au compromis qui aujourd’hui est remis en question. Il était prévu de créer une good bank où auraient été recueillies les dépôts en dessous de 100.000 euros, et de laisser les autres dans une bad bank, où ils auraient subi une taxation de 40 %. Voyant dans cette issue la fin annoncée de leur prospérité financière, les responsables chypriotes s’y sont opposés de toutes leurs forces en faisant savoir que le parlement ne ratifierait jamais un tel plan, les conduisant à accepter le plan qu’ils ont ensuite rejeté.

Ultime rebondissement : un échange téléphonique entre Angela Merkel et le président chypriote Nicos Anastasiades est annoncé.

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