L'actualité de la crise : DANSES AUTOUR DE LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité

De curieuses danses sont actuellement observées autour des dettes souveraines grecque et argentine. Dans le premier cas, une opération de rachat de la dette vient d’être lancée sous les auspices de l’Union européenne et du FMI, dans le cadre d’un nouveau plan de sauvetage qui ne dit pas son nom. Dans l’autre un fonds vautour poursuit via les tribunaux le gouvernement argentin de ses assiduités pour être remboursé à leur valeur faciale (à 100 %) des obligations qu’il détient.

Ce qui est dans les deux cas en cause, c’est la possibilité pour un État de négocier sur le marché un remboursement partiel de sa dette (de faire partiellement défaut). Et les conditions dans lesquelles il peut affronter les hedge funds qui se sont placés en embuscade après avoir acheté à bas prix de la dette sur le second marché, dans l’espoir de réaliser de copieux bénéfices. Les deux histoires méritent d’être regardées de plus près.

Elliott Capital Management est un fonds vautour basé dans les Iles Caïmans et présidé par Paul Singer, qui fut l’un des grands donateurs de la campagne présidentielle de Mitt Romney. C’est lui qui est à l’origine de la saisie de la frégate Libertad (Liberté) de la marine argentine dans un port ghanéen, dans le but de se faire rembourser à 100 % des titres qui ont fait l’objet d’un accord de restructuration globale en 2005 et 2010, auquel il s’est refusé de participer, alors que 92 % des détendeurs de ces titres de la dette argentine y ont souscrit.

Jusque-là, un scénario des plus classiques est poursuivi. Mais la nouveauté est que le juge new-yorkais de district qui a condamné le gouvernement argentin à payer au fonds vautour la valeur nominale de ses titres, plus les intérêts qui courent, ne s’en est pas tenu à cela. Au nom du pari passu (la notion de traitement égal héritée du droit romain), le juge a assorti sa décision d’une injonction qui revient à interdire au gouvernement argentin de continuer ses remboursements auprès des créanciers ayant accepté l’accord de restructuration. Sa portée n’est pas mince, puisqu’elle empêche tout accord de restructuration qui ne serait pas adopté à l’unanimité des créanciers, alors que selon la loi américaine sur les faillites, l’accord de seulement 70 % d’entre eux est requis. Si la décision du juge devait faire jurisprudence, ce serait dorénavant tout ou rien sur le marché de la dette, tout accord de restructuration devenant impossible !

Avec la dette grecque, c’est autre chose qui est en cours, sous la direction de la Deutsche Bank et de Morgan Stanley, qui sont aux commandes de l’opération de restructuration. Il est question d’une offre d’échange de titres de dette grecque contre des bons émis par le FESF européen, sur la base du volontariat. Une notion sur laquelle l’Institute of International Finance a beaucoup insisté, sachant que les banques grecques – dont il est estimé qu’elles détiennent 17 milliards d’euros de titres sur un total de 61 milliards concernés par l’offre – sont un peu poussées dans le dos. Car elles vont au passage enregistrer une moins-value estimée à 4 milliards d’euros !

Le succès de l’opération, qui est au final destinée à soulager la dette grecque de 20 milliards d’euros, dépend également de l’attitude des hedge funds, qui possèdent 21 milliards d’euros de la dette. Toute la question est pour eux de savoir s’il est avantageux de vendre aux conditions proposées (qui vont leur garantir des très substantiels profits étant donné leur prix d’achat des titres sur le seconde marché) ou s’il est possible de faire mieux encore. C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter l’annonce par le FMI qu’il n’avalisera pas le plan de sauvetage dans sa totalité si l’opération de rachat des titres n’est pas un succès.

Cette amicale pression a de quoi faire réfléchir les hedge funds, ainsi que la perspective, si tout se passait mal, que le gouvernement grec chute au profit d’une nouvelle équipe qui serait emmenée par Syriza, qui a le vent très en poupe dans les sondages électoraux, et qui manifeste des intentions plus radicales à propos de la dette publique…

Les contextes sont de ce point de vue différents, car si la Grèce n’a pas d’autre perspective que de s’enfoncer, l’Argentine est par contre sortie de sa crise sans avoir accepté d’appliquer les classiques mesures d’austérité préconisées par le FMI. Ce qui laisse d’ailleurs à penser que les marchés ont décidé de lui donner une bonne leçon.

Mais les deux danses tournent autour du même pot : celui de la dette publique et des aléas de son remboursement. Un sujet sur lequel on en est seulement aux prémices. Angela Merkel vient de lui apporter un éclairage, en faisant un pas de deux. Annonçant d’abord qu’il serait possible d’envisager une restructuration en bonne et due forme de la dette grecque, une fois l’État parvenu à dégager un excédent budgétaire primaire (ce qui est formellement prévu pour 2014/2015) ; puis revenant sur ses propos, car cela pourrait selon elle aboutir au relâchement des efforts en cours, d’autres pays pouvant se mettre sur les rangs pour bénéficier d’un effacement similaire de leur dette. Quoi qu’il en soit, le ver est dans le fruit !

La question est désormais sur la table : les créanciers de la dette souveraine peuvent-ils prétendre à être systématiquement remboursés ou doivent-ils accepter, et dans quelles conditions, des restructurations destinées à éviter pire ? Comment le marché de la dette souveraine peut-il lui aussi être régulé ? Ce n’est certainement pas sans arrière-pensées que la présidence russe du G20 vient de décider de mettre à l’ordre du jour de sa prochaine réunion, qui aura lieu en septembre 2013 à St Petersbourg, « la modernisation des systèmes d’endettement public et de gestion de la dette souveraine ». L’intitulé est sibyllin, car le sujet est chaud.

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105 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DANSES AUTOUR DE LA DETTE, par François Leclerc »

  1. Les fonds vautours représentent le placement de milliards appartenant à quelques personnes
    Le tout ou rien est un moyen de chantage ou de pression. la négociation vient ensuite. Mais en se montrant impitoyables un jour ce pourrait être rien surtout si ces fonds avaient leur siège dans des paradis illégaux;

    1. Je suggère, car je ne détiens pas les preuves de ce que j’avance, Quick, que vous vous trompiez. J’explique.
      La localisation en paradis n’empêche pas une nationalité US du fond.
      Soit, déjà que la FED perfusionne un MAX l’ « économie » de son pays, là, si les fonds tombent, c’est tout le château de cartes qui se retrouve à plat. Notes, entre un dollar qui ne vaut deux fois rien et rien, l’épaisseur de la carte est faible. Mais…
      Un faisceau d’indices pourrait ainsi commencer par le remontage au cric des cours de bourse afin de les « aider » aussi, de même que l’augmentation gigantesque des frais de transaction sur l’or, histoire de calmer son envolée.
      Je dis ça, j’écris rien…

      Ha. Et évitez de me surnommer Delamarche II, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

  2. Pourquoi le social-libéralisme est dans l’impasse.

    Alors que sa base populaire s’est considérablement affaiblie, le nouveau pouvoir reste prisonnier des dogmes néolibéraux qui le conduisent à pratiquer le grand écart entre ses promesses et ses actes, analyse les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, auteur de «L’argent sans foi ni loi.

    http://www.marianne.net/Pourquoi-le-social-liberalisme-est-dans-l-impasse_a224892.html

    1. Comment pourrait-il en être autrement ? Lorsque l’on a fait le choix de faire allégeance aux marchés, tout acte de souveraineté étatique devient impossible ( voir Florange, Mittal vs Gouvernement français)
      Démocratie ou Marchés il faut choisir.
      « Ils » ont choisi pour nous: ce sera la loi des marchés.
      Partant de là sauve qui peut ! Les peuples doivent être dissous, et l’on remplace les guerres entre Etats, par la « concurrence libre et non faussée », qui n’est que la guerre de tous contre tous.

    2. Social-libéralisme, c’est un oxymore !

      Souveraineté ou marchés, il faut choisir. De Gaulle qui disait: « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille. », l’avait bien compris.

      Mais à l’heure où les nations et leurs peuples sont de trop, ce sont les marché qui mènent la danse, et en particulier celle de la dette, au détriment de l’Etat Providence.

      Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, tous ont été ou sont vassaux des puissances financières. Tous ont contribué à augmenter la dette de la France, au plus grand bénéfice des rentiers du capital international.

      1. « De Gaulle qui disait: « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille »
        Mais De Gaulle, n’a t-il pas ouvert la porte au ‘social-libéralisme’, lui aussi…?
        ‘La sécu’, il était pas très chaud au départ…Mais le poids électoral des communistes (et socialistes) était incontournable après 1945, alors…Merci M. Ambroise Croizat…

      2. @Paco76

        Ambroise Croizat: Ministre du Travail du gouvernement Charles de Gaulle (du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946)

        De Gaulle n’était certes pas communiste, mais il présidait un gouvernement d’union nationale, et visiblement il s’est laissé convaincre.

        En tout cas il n’avait pas dynamité le cadre de la souveraineté nationale, cadre dans lequel a été adopté le programme de rénovation sociale du CNR.

        Ironie de l’histoire:

        Adopté le 15 mars 1944 après plusieurs mois de négociations, le programme du Conseil national de la Résistance est très empreint de rénovation sociale et doit beaucoup à l’impulsion de Pierre Villon, représentant le Front national.

        Ce Front National avait été créé par les communistes !!!

        Aujourd’hui on aurait le plus grand mal à former un gouvernement d’union nationale, voir la « guerre civile » en cours chez les « héritiers » du gaullisme à l’UMP (entre autre).
        Quant au Front National il est synonyme d’extrême-droite.

        Depuis 1944, la politique française a fait un virage à 180 degrés.

        Aujourd’hui, la mondialisation capitaliste financière néo-libérale s’est fixée pour objectif de faire imploser les états-nations historiques, afin de pouvoir exploiter sans entraves les populations.

        Le programme néo-libéral, c’est la « route de la servitude » pour les peuples.

        Et n’en déplaise à Von Hayek, ce n’est pas le trop d’Etat qui mène à cette servitude, c’est son affaiblissement programmé par les puissances économiques hégémoniques. C’est la prise en otage de l’Etat par les forces de l’argent, qui mène a toujours plus empiéter sur les libertés individuelles et qui peut progressivement conduire au totalitarisme, c’est-à-dire à la servitude des peuples.

        Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit

      3. Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit…

        Certes. Mais à condition que la Loi soit juste.
        Et comme disait un candidat aux élections présidentielles vainqueur en 2007 : « je vais dépénaliser le droit des affaires. »

        J’ai un jour rencontré, par relations, un juge de proximité qui m’a, au cours d’une conversation amicale, confié : « La Loi n’est pas là pour défendre les pigeons. »
        J’ai alors eu ce regard qui, lui, ne trompe pas et signifie une envie de meurtre directe.
        Bizarrement, il a toujours fait en sorte de m’éviter en constatant que nos relations communes avaient aussi changé de regard à son égard.

      4. Bizarrement, il a toujours fait en sorte de m’éviter en constatant que nos relations communes avaient aussi changé de regard à son égard.

        si plus de gens faisaient comme ça… , …

  3. Ma grand mère tapissait ces murs avec les emprunts russes……………….pourtant c’était une fourmi qui n’avait pas dansé tout l’été.

    1. J’ai lu un texte sur les emprunts russes… Ce fut une mesure de représailles du gouvernement russe contre les régimes occidentaux qui ne cessaient d’envoyer des contingents militaires sur le sol de Russie pour faire la guerre au nouveau gouvernement des Soviets avant que ceux-ci ne soient annihilés par les staliniens. Je ne cautionne pas spécialement la mesure de représailles à l’époque mais il ne faut pas s’étonner de certaines mesures radicales à un moment donné ou à un autre de l’histoire d’un peuple ou d’un gouvernement. Partout , les peuples sont responsables des gouvernements qui soi disant gouvernent en leur nom. Cela marche dans les deux sens. Il ne faut jamais l’oublier. Ceux qui ont tapissé les murs de leur chambre avec les emprunts russes non honorés n’avaient cas s’en prendre à leur gouvernement qui menait une politique contre les intérêts à l’époque de leurs populations. Au départ le gouvernement bolchevique voulait rembourser rubis sur l’ongle les emprunts russes contractés par le pouvoir Tsariste , tout a été fait pour que ça ne se passe pas comme ça…Vieille histoire ! Voyez en Grèce, qui peut croire un instant que le peuple grec va revenir à l’âge de pierre ? A un moment donné face à une dette odieuse grossie par les intérêts indus toujours plus indus, il y aura un grand coup pied de l’âne et tout un peuple criera  » Ya Basta !
      ( hurlé en grec )  » – La Grèce fera peut-être défaut sur la dette, sortira de la zone euro ou sortira de l’Europe néolibérale complètement. Depuis que les allemands et les anglo-saxons les ont appelé  » PIGS « , franchement qu’ont -ils, les Grecs , à perdre et à attendre encore d’un tel projet politique soi -disant  » européen  » et  » humaniste  » ? Vaste blague !

  4. Un truc que je ne pige pas : Qu’est-ce qui empêche l’Argentine de dénoncer le jugement new-yorkais au motif qu’il na aucune compétence pour juger un Etat? Car j’imagine la réaction d’amusement au mieux, des USA si l’inverse se produisait : un jugement local d’un pays du Rest of the World annonçant une injonction de paiement…et la demande de saisie d’un frégate de la Navy…

    1. Lorsque des titres sont émis, il est précisé une attribution de juridiction (governing law). Dans le cas de la Grèce, les titres du FESF sont de droit anglais. Les titres argentins devaient être de droit américain.

      1. Vous avez sans doute raison, merci pour la réponse. Cela dit, les pays, et les USA en tête, s’arrogent souvent le droit de dénoncer tel ou telle obligation/contrat/traité, international au motif du caractère sacré des intérêts stratégiques de la nation. le traité de Tokyo en est un exemple. Alors je ne comprends toujours pas ce qui empêcherait l’Argentine de décréter ces fonds vautours comme une menace directe envers les intérêts vitaux de l’Argentine. Elle aurait des éléments à charge facilement car le hedge fund en question répond à toutes les définitions des organismes opaques officiant sur des bases off-shores dont les organisations internationales ne cessent de clamer la nuisance. Et l’Argentine d’indiquer que selon ses sources, ce hedge fund servirait à blanchir l’argent de la drogue et de base de financement illégaux…un peu de bluff obligerait le hedge fund à se dévoiler : c’est une guerre et il faut se battre.

      2. Le problème de l’Argentine c’est qu’un vaisseau de la marine argentine est pris en otage dans un pays tiers.
        Ce sont les argentins qui pourraient envoyer l’armée récupérer la frégate,
        Ce qui ferait surement plaisir aux USA qui s’empresserait de leur fondre dessus, et fomenter un coup d’état comme ils ont si bien su le faire dans d’autres temps.
        Le temps est délicat pour l’Argentine
        On peut voir à quoi il faut que nous attendions si nous arrivions nous aussi à répudier cette « maudite » dette
        La « bête » ne se laissera pas faire

      3. Dans le cas de la Grèce l’essentiel de la dette (avant la restructuration de cet été) avait été émise en droit domestique (grec), avec un peu (10% approx) en droit Anglais et Suisse (mais oui).
        Ce qui n’a que peu été rapporté est que pour faire passer la pilule de la décote et de l’échange « volontaire » (je parle à nouveau de cet été) le droit grec a été amendé rétroactivement pour qu’il ne faille en effet plus que l’assentiment de 70% des détenteurs pour engager l’ensemble d’entre eux. En revanche les obligations de droit étranger ont été remboursées.. au pair, la Grèce n’ayant pas osé (ou pas été autorisée à ?) une aventure du type de ce que l’Argentine vit actuellement. Très bonne affaire pour ces détenteurs, et sacré sentiment d’injustice pour ceux qui avaient acheté au même prix et aux mêmes conditions (en son temps) de la dette domestique…
        Pour ce qui est de l’Argentine le problème immédiat n’est évidemment pas la frégate bloquée, mais le fait que la justice américaine a décidé (à tort ou à raison, on peut en débattre) d’interdire à tous les établissements financiers américains (ou y étant représentés, on n’est jamais trop sûr) d’agir pour le compte de l’Argentine. L’agent payeur est actuellement Bank of New York Mellon et ils auront bien des difficultés à en trouver un autre. Dès lors l’Argentine risque de faire défaut à la prochaine échéance du 15 décembre, à mois que de demander aux détenteurs de la dette de venir prendre livraison en cash à Buenos Aires…
        On peut certes affirmer que la continuité de l’état n’est pas le problème des gouvernants actuels, que les dette contractées sous d’anciens régimes sont par définition odieuses, qu’un débiteur possédant un titre légitime est forcément un vautour, etc. Mais cela risque aussi de renchérir considérablement le financement des États s’il est démontré en pratique qu’ils n’y a pas de possibilité de forcer un remboursement… à garder en mémoire lorsque l’on voit l’état des finances de l’ensemble du monde occidental qui ne peut pas vivre que de la planche à billet !

      4. « L’Argentine (…) aurait des éléments à charge facilement car le hedge fund en question répond à toutes les définitions des organismes opaques officiant sur des bases off-shores dont les organisations internationales ne cessent de clamer la nuisance. »

        Les reconnaissances de dette n’ont de valeur que si ceux qui les détiennent ont les moyens de se faire rembourser quand le débiteur s’y refuse.

        Les paradis fiscaux ne me semblent avoir que de faibles moyens à mettre au service de ceux qui les utilisent.

        Si les Etats unis acceptent d’intervenir à l’avantage de préteurs localisés de manière fictive dans un paradis fiscal ça montre que c’est les Etats-Unis qui, tout en prétendant lutter contre les paradis fiscaux, en assurent eux même le fonctionnement…

    2. Les nations existent toujours quand elles servent les intérêts en place et les idéologies créées et diffusées par les mondialistes sont une immense illusion.

      « Je marchais le coeur battant, la gorge sèche, (…) et je savais pour quoi désormais le décor était planté. » Julien Gracq, LE RIVAGE DES SYRTES

    3. Tchoo

      Seuls 40 à 50 % de la dette française sont détenus par des non résidents hors Europe.

      C’est une grande sécurité pour nous, sauf à ce que nos dirigeants nous poussent sous les fourches caudines des US.

      Le reste de la dette est détenu par les épargnants européens, ce seront les premiers touchés en cas de défaut, mais c’est le risque des placements financiers.

      La dette des pays de la zone euro est en grande partie possédée par des non-résidents d’autres pays de la zone. C’est ainsi que, en 2010, 52 % des dettes de la France et de l’Allemagne étaient détenus au sein de la zone euro, et donc libellés dans cette monnaie. Par ailleurs, 60 % de la dette des deux pays sont détenus en Europe au sens large (en incluant Norvège ou Suisse).

      C’est une sécurité, dans la mesure où l’Europe est capable de politiques contracycliques. La France a ainsi racheté une partie de la dette grecque au terme de l’accord du 21 juillet. Mais c’est aussi un danger, puisqu’un pays de la zone qui ferait défaut (qui se montrerait incapable de s’acquitter du paiement de ce qu’il doit) fragiliserait toute la zone et la monnaie européennes.

      Restent donc 40 % à 48 % de la dette française qui sont détenus hors de l’Europe, et donc sur des marchés internationaux. Cette part est la plus vulnérable aux aléas de la conjoncture et à l’affolement de la sphère financière.

      http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/10/a-qui-appartient-la-dette-de-la-france_1558009_823448.html

      1. @widleech

        oui oui, j’y pense à chaque instant, surtout lorsqu’on affirme que les US se fichent complètement de l’Europe, qui ne représente aucun intérêt pour eux.

        2015 … dans deux ans seulement

        Il est plus que temps de se rapprocher de la Russie…

         »
        Jean-Pierre Chevènement a été désigné, dans le cadre de la diplomatie économique mise en œuvre par le gouvernement, comme représentant spécial de la France pour la Russie.

        Dans sa lettre de mission, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, lui demande d’œuvrer pour une mobilisation des acteurs français publics et privés en faveur des relations politiques, économiques, commerciales, scientifiques et culturelles entre la France et la Russie.

        Monsieur Chevènement rencontrera demain à Matignon, aux côtés du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, le Premier Ministre russe, Dimitri Medvedev. Il se rendra à Moscou de 4 au 8 décembre. »

    1. Ca reste à vérifier. C’est le mode de défense habituel des très riches. Si je perds, vous perdez aussi. Or à ma connaissance, les fonds de pension sont distincts des fonds vautours.

      1. ils (les fond de pension) doivent certainement pouvoir acheter des « véhicules financiers » des fonds vautours… Naïf.

    2. oui bien sur quand ils perdent c’est notre argent et quand ils gagnent c’est le leur

      c’est une conception particulière de la solidarité

    3. tu l’as la liste des entités qui encaissent nos 50 mds ? je veux bien pleurer mes compléments de pensions privés après en échange

  5. …le juge new-yorkais de district qui a condamné le gouvernement argentin …

    Cette seule phrase mériterait un quintal d’explications et une tonne d’indignation, non ?
    Je suis de plus en plus fasciné par l’alliance contre nature (et inconsciente) entre les idéalistes supranationalistes (dont les Europhiles et autres partisans de multiples devoirs d’ingérence sur la base des droits de l’homme) et les partisans de l’ultralibéralisme.
    Qui a dit « L’Etat, c’est la richesse des pauvres » ? J’ai oublié mais on n’est pas près de trouver des structures juridiques supranationales offrant les mêmes possibilités démocratiques que l’Etat-Nation, et on nous oblige à déjà lâcher la proie pour l’ombre.

    1. Je prends le terme ultra-libéral comme signifiant « serviteur du Marché ». Notez la majuscule. Le terme supra-nationaliste signifie ici un défenseur d’une structure plus grande que les nations. Vous trouvez que leur alliance est contre nature.

      Je ne suis pas d’accord.

      Les ultra-libéraux sont supranationalistes. Ils veulent le Marché par dessus tout et partout. La loi de la finance doit être mondiale. Une de leurs excuses est le « doux marché » d’un type qui se faisait appeler, je crois (pas sûr de mon coup), Montaigne. Une autre est que le Marché est efficient, etc… Les supranationalistes sont là pour organiser le Marché. Ils sont les capitalistes de Marx le scientifique, celui qui croyait au matérialisme dialectique. Les supranationalistes sont les marxistes nouvelle version.

      Les deux groupes sont liés et sont une nouvelle version de la lutte des classes décrite par Marx.

      Tous ces gens oublient le petit détail qui me tue. Il y a des humains dans l’histoire.

      1. Sauf erreur le « doux commerce » (on ne parlait pas encore de marché..) est une expression de Montesquieu.

        Si je parle d’alliance contre nature, c’est en faisant référence aux discours officiels et autres trémolos (telle que la récente attribution du prix Nobel de la paix) des défenseurs des constructions supranationales (telle que l’Europe) ; pas à la réalité des choses où ils représentent les uns et les autres, les deux mâchoires du piège à c-n qui se referme sur les peuples.

      2. Christian B,

        Merci pour l’information sur Montesquieu. Pendant la période des Lumières, le terme de marché au sens actuel n’existait pas. Mais ce dernier a fondé cette idée comme étant une chose fort positive. C’était l’époque où la préséance du marché sur les lois régissant la société a été fondée. Une loi sur les grains, rendant obligatoire la liberté totale de commerce de cette denrée vitale date de ce temps. Avant cette loi, les paysans devaient fournir les gens de leur région ou le grain devait être réparti au mieux dans toute la population. Après, seuls les plus riches étaient sûrs de manger à leur faim. C’était une des premières libéralisations de l’histoire que je connais.

        Je me demande si une partie des révoltes contre le roi de France puis contre la Révolution ne peut pas lui être attribuée. Cela donnerait un goût bizarre à l’expression de « doux commerce ».

        Le Chat,

        J’ai l’impression que vous vous moquez des adeptes du Marché. Je le vois assez comme une entité transcendante chez les libéraux. Le Marché peut résoudre tous les problèmes selon eux. Ça été longtemps la fonction principale de bien des divinités. J’ai des souvenirs affirmant que le Marché ne peut pas être compris. On ne peut que se soumettre à ses lois. Dans mes souvenirs, il y a également l’idée que le Marché est bon, qu’il apporte le bonheur et la prospérité à condition de se soumettre à Sa Volonté. Etc….

        Ces gens ont les dieux qu’ils peuvent.

    2. Cette seule phrase mériterait un quintal d’explications et une tonne d’indignation, non ?

      et qu’un candidat très en vue à l’élection présidentielle française puisse être poursuivi comme le vulgaire quidam par une juge new-yorkaise… sans même l’esquisse d’un incident diplomatique… indignation ou pas ?

      1. Poursuivre un individu (qui plus est pour des faits commis dans l’Etat qui le poursuit) n’a rien à voir avec la condamnation d’un Etat ! Surtout pour des faits qui relèvent de la volonté de ses organes constitutionnels ..

  6. Je viens de finir « un autre monde  » de J. Stiglitz écrit en 2006 ou il mentionnait déjà qu’il était indispensable de prévoir une réglementation dans le cadre des restructurations de dettes souveraines. Comme quoi cette problématique n’est ni neuve ni inconnue, et les remèdes ont déjà été formalisés il y a un certain temps, temps ou la restructuration de la dette en temps que débiteur ne concernait que fort peu les pays industrialisés…

    La roue tourne

  7. Elliott Capital Management est un fonds vautour basé dans les Iles Caïmans

    Tout est dit ! Comment un fonds de pensions à la légalité plus que douteuse, au vu de l’implantation de son siège social, puisse s’attaquer à un état ? Comment peut-on accepter que ce même fonds puisse saisir une frégate de la marine argentine dans un port ghanéen ?

    On nage en pleine piraterie moderne là, et sauf erreur de ma part, des lois existent contre la piraterie, à moins que les huissiers soient maintenant mandatés pour ce genre d’opération.

    Notre porte avion Charles de Gaulle à du souci à se faire.

    « Share anywhere, control everything », « Business whitout boudaries », « Flexible, Efficient, Secure »… Alléchantes allégations sur la page d’accueil du site de Elliott Capital Management.

    http://www.elliottmgmt.com/

    1. Patrick,

      Si je comprends bien la logique ultra-libérale, ce qui rapporte est bon. Récupérer le 100 % de la valeur faciale alors que les papiers valeurs ont été achetés, très certainement, à bas prix représentent un joli coup financier. Le pari est incertain mais très rentable.

      Obtenir ce jugement est un pas vers le gain du pari en cours. Le reste ne compte pas pour ces gens. C’est la logique du truc.

    2. Ce n’est pas un fonds de pension mais un « hedge fund » – une entité crée pour gagner de l’argent, pas pour servir des retraites ! Maintenant il n’est de loin pas impossibles que certains fonds de pension y aient investi et soient donc indirectement parties de cette sombre histoire…
      Pour ce qui est du cas qui nous intéresse la dette en question a été émise en droit américain. C’est peut être stupide rétroactivement mais c’est ce qui fonde l’action d’Elliott Capital. Et il ne fait aucun doute que de la dette domestique émise au même moment par le gouvernement Argentin aurait coûté nettement plus cher… eh oui…
      Mais le plus important dans tout ça est de voir qui va avoir le dernier mot. En effet les défauts Grecs, Espagnols, Portugais sont certains et l’essentiel du monde occidental (France inclus) vont quasi certainement faire défaut sur leur dette dans les années qui viennent. Il est dès lors très intéressant de voir quel(s) recours peuvent avoir les détenteurs de ces titres. Si la réponse est « aucun » nul doute qu’ils réfléchiront à deux fois avant de prêter à nouveau à ces Etats, respectivement à continuer à détenir ces papiers (sachant qu’il leur sera probablement bientôt interdit de s’assurer contre un défaut)…

  8. De deux choses les deux.
    L’amélioration indéniable des taux de profits des investisseurs publics ou privés depuis 30 ans s’accompagne inévitablement aujourd’hui de la perte sur 2 fronts. Les impôts et la perte sur le défaut de dette.
    Faut peut-être pas déconner.

  9. Entretien au long cours de LIBERATION du 03/12 avec Michel Rocard

    (…)
    . «Je suis un homme libre, dit-il en se disant porté par «le bonheur et le boulot». Cette liberté se sent dans ses propos, cash, dénués de toute langue de bois. Pour lui, «si on ne change pas de cap, on risque une régression terrifiante».

    (…)
    la France est un pays horriblement difficile à vivre à cause de ses divisions. Elle tient debout par son administration d’Etat. Tout le droit social est fait par la loi alors qu’en Scandinavie, par exemple, la loi pèse pour 4 % à 5 %, les 95 % restants étant contractuels (en Allemagne, c’est 50 – 50). Ceci entraîne une paralysie particulière. Notre pays, depuis toujours, connaît une absence totale de sens de l’Etat dans son opposition, que ce soit la gauche ou la droite. Avec cette tendance à défaire, une fois arrivé au pouvoir, tout ce que l’autre a fait. En France, l’opposition commence par casser ce qu’a fait l’autre.

    (…)
    Les socialistes ont fini par avaler l’économie de marché mais ils ont renoncé à le dire. Le seul qui a été loyal, c’est Mélenchon, il est caricatural et délicieux, minoritaire par la structure de son caractère.

    (…)
    le pauvre Hollande est coincé. Son éducation n’a pas comporté de politique. Tout comme Jospin, c’est un honnête homme. Le mensonge n’est pas sa tasse de thé même si la politique en exige beaucoup. Moi, j’ai quand même menti moins que la moyenne. Tout cela se passe dans un pays qui n’enseigne pas l’économie au collège ni au lycée. Il n’y a pas de contre-feux aux discours politiquement corrects et économiquement creux du moment.

    (…)
    Hollande a fait HEC tout de même !
    Le commerce, ce n’est pas la production. La substance de l’enseignement donnée à nos étudiants en école de commerce ne leur permet pas de comprendre la crise. Car c’est la macroéconomie qui permet avant tout de comprendre le problème. Et ça vaut pour ce pauvre François…

    (…)
    On est entré dans une crise qui pourrait être la finale et qui n’a pas été analysée par le Parti socialiste. Je me suis élevé contre les prévisions stupides du PS qui voyaient 2,5 % de croissance en 2013, 2014… Aucun des moteurs permettant cette croissance n’était allumé, et personne ne disait qu’on était peut-être dans une nouvelle crise façon 1929. On est ailleurs, la distance avec le monde de l’économie est toujours la même. Si on ne change pas de cap, on risque une régression terrifiante.

    (…)
    je ne crois pas aux mesures vigoureuses qui changent la situation d’un coup. Dans la situation concrète où nous sommes, l’urgence n’est pas à l’essentiel. L’urgence est à la finance. La nouvelle unité monétaire s’appelle le «T» pour trillion de dollars. Nous vivons dans un monde où 800 T (800 000 milliards de dollars) sont disponibles et prêts à s’investir dans n’importe quoi. Il y a 98 % de placements sur les marchés spéculatifs et juste 2 % dans l’économie réelle. La probabilité que la bulle explose est immense, elle emporterait le monde entier.
    La plus grosse bulle qui explose en ce moment, c’est celle de l’immobilier chinois. Cela a poussé les autorités à prévoir une baisse des prix de l’immobilier de 50 %. Elle explose en ce moment même ce qui entraîne une récession de la Chine depuis quatre mois. La Chine a eu la malchance historique de se raccrocher au système capitaliste au moment où nous étions en train d’entrer en crise.
    L’urgence est de se protéger contre ce risque et pour cela il faut prendre quelques mesures simples : stériliser les paradis fiscaux, revenir à la séparation des banques de dépôt et d’affaires afin qu’une nouvelle crise bancaire ne détruise pas l’économie courante, donner un statut public aux agences de notation, interdire la création de produits dérivés financiers déconnectés de l’économie réelle. Tout cela, c’est juste de la précaution ! Tout de suite !

    (…)
    les banques ont pris le pouvoir ! J’avais l’espoir qu’une France se voulant exemplaire puisse dégainer la première mais c’est la Grande-Bretagne, inventeur du système diabolique dans lequel nous sommes, qui est en train de le faire, pour se protéger. Et je ne suis pas sûr que le Président et le Premier ministre soient conscients de cette urgence et y aient même pensé. La complexité n’est plus reçue de nos jours, et le long terme non plus.

    (…)
    La crise de l’euro, on est peut-être en train de l’éviter. Du bon boulot a été fait. Et c’est la seule bonne nouvelle du moment : on va peut-être y arriver. Quand, dans les années 2000, on a eu l’impression d’en avoir fini avec la crise de la e-économie, tout le monde a pris appétit pour ce regain de croissance et l’Allemagne, forte de sa réunification, a décidé de tout jouer sur les exportations. Schröder a fait baisser le pouvoir d’achat des salariés pour favoriser la compétitivité et cela a marché superbement (sauf que le pouvoir d’achat n’a cessé de baisser en Allemagne !).
    Au nom de tout ça, l’Allemagne s’est fait la porte-parole de ce grand discours : tout repose sur la confiance, donc, allons-y gaiement, des dettes ! L’Europe a découvert assez vite qu’au fond se laisser mener par l’affaire grecque à une crise où l’euro pouvait exploser est formidablement dangereux parce que, jusque-là, on avait oublié le reste : la grande pagaille des liquidités internationales.
    On a donc bricolé des mesures partielles trop tard, trop lentement, et lutté avec le temps.

    Personne ne peut sortir de l’euro. Si on en sortait, la monnaie nationale serait dévaluée de 30 % à 40 %, on ne pourrait même plus acheter de pétrole. Toute négociation interne sur l’euro ferait craquer le système mondial, les Allemands ont fini par le comprendre.

    Dans cette affaire, on va peut-être être sauvés par deux génies. Le premier, c’est Jean-Claude Trichet qui, en douce, avait fait assez pour paver la route de son successeur, Mario Draghi, encore plus resplendissant. Celui-ci sait que, pour continuer à payer sa dette, il faut de la croissance. C’est un pianiste virtuose, il a fait avaler l’essentiel.
    Les comportements de Trichet et Draghi visent à sortir du modèle milton-friedmanien. Car, bien avant d’être politique, ce combat est intellectuel. Il faut être capable de briser des tabous, c’est un combat de doctrines.

    (…)
    On serait aidé si Mélenchon avait compris quelque chose à ce que je raconte.

    (…)
    De quoi l’Europe a-t-elle besoin aujourd’hui ?
    De relancer le combat géopolitique pour être capable de tenir la compétition face à la Chine. Il faut saisir l’occasion des difficultés de l’euro pour instaurer une vraie solidarité et une vraie Fédération. Notre pays d’incapables et d’impuissants pleure en voyant la Grande-Bretagne dire qu’elle veut quitter la négociation. Au contraire, il faut dire hourra !
    On a sept à huit ans de stagnation devant nous avec des risques de dérapage vers la récession. En plus, on n’a plus le droit de revenir vers la croissance gaspilleuse. C’est au niveau européen que se trouve la vraie voie de sortie qui consiste à créer sur place, aujourd’hui, les emplois nécessaires à une économie durable.
    Il faut par exemple isoler 10 à 11 millions d’immeubles en France, doubler tous nos vitrages, passer très vite à un parc de voitures électriques. Ce serait ça le changement de cap que j’appelle de mes vœux.

    (…)
    Nos grands partis ont du mal à bousculer nos traditions, cette indifférence à l’économie qui est culturelle. François Hollande est un dirigeant social-démocrate honnête, de bonne foi. Mais la France n’est pas un pays de commerçants, c’est un pays de paysans, donc de notaires. Et de Latins, donc bavards.

    (…)
    La social-démocratie est-elle en crise ?
    Le XXe siècle, qui a été le pire de l’Histoire avec la Shoah, a compté quatre courants politiques : les communistes, les fascistes, le grand capital et la social-démocratie. Le seul de ces grands courants qui subsiste, c’est la social-démocratie et elle a toujours quelque chose à dire.

    1. « Il faut par exemple isoler 10 à 11 millions d’immeubles en France, doubler tous nos vitrages, passer très vite à un parc de voitures électriques. Ce serait ça le changement de cap que j’appelle de mes vœux. »

      Cher Michel , pourrais-je connaître votre opinion à propos de certains dépassements de budget ( d’environ 6 000 000 000 d’€ tout de même ) concernant une centrale dite nucléaire sise dans le Cotentin .
      Combien de logements aurait-on pu calorifuger avec cette jolie cagnotte . Combien de projets alternatifs auraient pu voir le jour .

      1. Combien ? 6e9/1.5e4=4e5 = 400 000 logements (à 15 kE l’isolation quality street, les pavillons avec leurs 4 murs et leur toit sont une horreur à isoler). 1 000 000 à 6 kE pièce.
        Hélas, les ordres de grandeurs restent pas si délirants que ça.
        Au prix actuel du KWh (qui augmentera sans doute) les 9 milliards d’euros de Flamanville seront « remboursés » en environ 30 ans à la louche (la vente de l’électricité rapporte un peu moins d’1 milliard d’euro par an (au prix de ventre de gros du KWh, pas au prix distribué), il faut enlever le cout d’exploitation (Uranium, salaires, entretien…), resterait quelque chose comme 300 Meuros de surplus dans un cas typique (à un facteur deux près).
        Dans les 1 000 000 logements isolés par an, on n’économisera pas bcp plus que 1000 euros, donc 1000 Millions d’euros par an, ça reste du même ordre de grandeur…(i e à un facteur 2 près) pas de grosse disproportion et de totale « gabegie » … sur le court terme. J’accorde bien entendu que dès qu’on regarde plus loin que le bout de son nez, l’économie d’énergie est le bon choix.

      2. Surtout Timiota, que tu regardes effectivement pas au delà de 30 ans. Et la gestion (stock) des déchets ? Mais l’écologie est une politique anti-progrès. #NDDL

      3. @Timotia
        Vos chiffres: 400 000 logements (à 15 kE l’isolation) sont aberrants et ne reflètent que votre support pour le nucléaire de fission,même si vous en vous défendez.

        ’économie d’énergie est le bon choix

        Entre autres:
        1. Le coût de Flamanville:C’est non seulement 6milliard d’euros de dépassement,il faut y ajouter 3 Milliards du prix de départ soient 9 milliard d’euros.
        2. Le coût de Flamanville avec son dépassement actuel n’intègre pas le coût de son demantellement et le coût d’enfouissement de ses déchets,soient au moins +3Milliards d’euros..
        3. De par sa technique centralisée la production d’électricité nucléaire perd plus d’un tier de sa puissance dans son transport par lignes haute tension (Effet Joule) s’y ajoutent le coût et les dangers du réseau.
        4. Le coût d’isolation par appartement que vous prenez est celui ‘moyen’ actuel et ne reflète pas un coût d’isolation de masse obtenu avec l’isolation de centaine de millier d’appartements.
        5. Un appartement isolé thermiquement l’est pour le reste de son existence et son prix ne dépend pas des fluctuations économique de l’uranium par exemple.
        Ceci pour dire qu’ une politique nationale d’isolation thermique aurait en France un impacte bien plus efficace pour économiser l’énergie que la politique mortifère actuelle d’EDF de promotion du nucléaire, puits sans fond de son coût réel et de ses dangers inérrants.

    2. ragot blâmable offshore; ça balance dur, ironie au moment où se joue le bras de fer / échange infos fiscales avec la suisse + en plein examen du troisième collectif budgétaire (avec un volet important sur la lutte contre la fraude); il se trouve que c’est Cahuzac adepte du « dire la vérité » de Rocard qui menace Mediapart et quiconque colporte la calomnie d’un compte fantôme volatilisé de Genève à Singapour; je ne fais qu’avertir de son avertissement… Ici sur rue89. la politique à l’agonie.

      moins spectaculaire mais plus grave encore, Florange :
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/04/florange-le-monde-publie-le-contenu-de-l-accord-secret-conclu-entre-le-gouvernement-et-arcelormittal_1799836_3234.html

    3. ça y est : le vieux a encore sniffé de la cocaïne …à son âge, c’est pas raisonnable …

      donc, par moment, ça lui donne quelques éclairs de lucidité :

      « …stériliser les paradis fiscaux, revenir à la séparation des banques de dépôt et d’affaires afin qu’une nouvelle crise bancaire ne détruise pas l’économie courante, donner un statut public aux agences de notation, interdire la création de produits dérivés financiers déconnectés de l’économie réelle. Tout cela, c’est juste de la précaution ! Tout de suite !… »
      et … »

      Il faut par exemple isoler 10 à 11 millions d’immeubles en France, doubler tous nos vitrages… »

      mais, après … plouff …

      ex.: bavards, nous ?? ! … en lui le « parpaillot », et sa haine du latin aimant les plaisirs de la vie civilisée, ce, dans une juste mesure, remonte … car, pour parler à tort et à travers, depuis un moment, il a fait fort !! [ genuflexions devant le MEDEF, en veux-tu, en voilà =) l’ayrault(port) a fait juste du copié-collé, ni plus ni moins ! ]

      Evidemment, mosco, c’est encore pire …

      Pire to pire, qu’y disaient !
      ah bon, il ne s’agit pas de la même chose ?…

    4. « On a sept à huit ans de stagnation devant nous avec des risques de dérapage vers la récession. En plus, on n’a plus le droit de revenir vers la croissance gaspilleuse. »

      Je ne comprendrais jamais comment il peut avoir des instants de lucidités et pourquoi il est dans le discours ambiant 99% du temps.

      « Nos grands partis ont du mal à bousculer nos traditions »

      Qu’il leur montre la voie !

    5. Michel Rocard comme à son habitude nous assène des formules irréfutables. Pas de place au doute. C’est comme ça et pas autrement.
      Les autos; électriques, les maison; isolées, place aux génies; Trichet et Draghi, c’est comme ça…
      C’est sûr que là on reprend confiance, on n’y croit.
      Et pour Libé c’est du tout bon, du sucre.

    6. Le mouvement anarchiste aussi ce fut pas mal, il est étonnant que M. Rocard ne voit rien de ce mouvement international et ne dise rien du formidable ferment idéologique que celui -ci a eu dans l’Histoire et visiblement l’écologie politique est pour lui un autre point aveugle ….Passons…

      1. @ JEFF
        C’est même ce qui s’est fait de mieux , à mon sens .
        Voir l’histoire de l’anarchie en Espagne dans les années avant 1936 .

      2. Les anarchistes, comme quelques autres critiques radicaux, ne sont plus censés exister sauf sous la forme de dangereux exaltés terroristes ou de partisans d’une liberté absolue dont il est si facile de démontrer qu’elle est un mauvais rêve.
        Pour quelques autres menteurs – en fait toutes les variétés de néo-staliniens – les anarchistes sont soudoyés par la bourgeoisie et on utlise leur nom pour désigner une variété particulière d’ultras libéraux partisans d’une totale liberté en économie, alors que ce qui caractérise les anarchistes authentiques c’est le goût de la démocratie directe comme moyen et comme but.

    7. il demande à Mélenchon de comprendre ce qu’il dit, sauf qu’il dit la même chose que Mélenchon. Voudrait-il dire que Mélenchon ne comprends ce qui déclame, où est-ce Rocard qui oublie ce que dit son collègue?
      En quoi l’action de trichet et Draghi est utile?

    1. On serait aidé si Mélenchon avait compris quelque chose à ce que je raconte.

      Surtout que Papy Rocard lui il a tout compris…

      Tout au long de sa grande carrière politique, aidé de ses amis du PS, il avait pourtant les moyens de prévoir les choses…
      La vie est ainsi faite…l’apprentissage , l’expérience, la sagesse…et le naufrage.

      « Le XXe siècle, qui a été le pire de l’Histoire avec la Shoah, a compté quatre courants politiques : les communistes, les fascistes, le grand capital et la social-démocratie. Le seul de ces grands courants qui subsiste, c’est la social-démocratie et elle a toujours quelque chose à dire. »

      Il en a d’autres comme celle-là ??
      Car la social-démocratie n’est désormais rien d’autre que le valais du grand capital !
      Et que ce faisant, elle porte en elle les germes d’une extrême droite virulente et qui tisse sa toile dans toute l’Europe.

      C’est pas Papy Rocard qui voulait envoyer l’Armée en Grèce ?
      On devrait vraiment les empêcher de parler ces « sociaux-démocrates »
      , ces prétendus sages, visionnaires, de grands incapables oui ! Et l’histoire l’a prouvé.

  10. Le gouverneur de la Banque de France juge anormal que la City soit le principal centre financier de l’euro.

    Ah, ça fait toujours plaisir de voir nos « amis » anglais hurler et s’étrangler ! ..et sentir que la primauté de la City s’érode toujours plus gravement.
    « Simple considération technique », nous dit Noyer, qui n’est certes pas ma tasse de thé. Mais enfin, objectivement, c’est bon à prendre, tout est bon à prendre qui aggrave le fossé des perceptions et des pratiques réelles entre la GB et l’Euroland.
    Le Royaume-Désuni n’a pas fini de payer ses années de défiance, de manipulation, de tromperie, d’imposition idéologique vis-à-vis de l’UE. Il s’éloigne enfin à tire d’aile (de chauve-souris) et il prétendrait garder la primauté financière dans notre grand pré carré ?
    Cette arrogance imbécile me rassure : ils jouent désespérément en contre et ils ont perdu la main !

    1. c’est pas des années, c’est des siècles.
      qu’ils rendent le québec, un allié comme la france ça se paie.

  11. Jacques Généreux, homme affable, porte bien son nom.
    Mais la générosité ne sert à rien si on sort pas la tête du sable.
    Personne, nulle part, n’a jamais connu « une révolution par les urnes »
    La bourgeoisie n’a jamais désarmé devant des tonnes de papier.
    Cette stratégie a seulement conduit des politiciens à la mangeoire,
    et des peuples à l’échaffaud.

    1. Mais bon sang , mais c’est bien sûr »

      Et l’Amérique du Sud , c’est sur la lune…

      Equateur : Les élections générales des 15 octobre et 26 novembre 2006 donnent gagnant Rafael Correa, économiste de gauche avec 56 % des voix au deuxième tour, contre Álvaro Noboa, homme d’affaires membre du Parti roldosiste équatorien.

      Vénézuela :Hugo Chávez a remporté toutes les élections avec 60 % des voix environ depuis celle qui l’a porté au pouvoir.

      Bolivie : Evo Morales remporte l’élection présidentielle de 2005 avec 53,7 % des voix.

      1. Je connais très bien ces trois pays pour y voyager assez souvent,
        et m’intéresser de très près à leurs luttes sociales et écologiques.
        Dans aucun la bourgeoisie n’a laissé le plancher.

        Mieux, ces trois pays confirment que la bourgeoisie ne cède que face à la force,
        Dans chacun d’entre eux les avancées populaires ont du être défendues
        par la force, et dans des affrontements pas sur le papier,
        face à des coups de force de la bourgeoisie
        s’appuyant sur des secteurs de l’appareil d’Etat.

        Pas la peine de chercher ailleurs.Vous ne trouverez pas.
        Par contre, vous trouverez des tonnes de cas
        de promesses de changement qui ne servent que les politiciens.
        Et malheureusement, des peuples trompés et masacrés sans défense,
        car les ayant cru.

        Le temps approche de sortir la tête du sable, et affûter les serres.
        Tout le reste ne sert que les ambitions de politiciens mitterrandiens,
        et conduit aux plus cruelles défaites.

      2. @ Charles
        100 ANS que vous tenez ce discours pour quel resultat …jouer les idiots utiles de la dite bourgeoisie
        laissez Melanchon tranquille il n’ a pas encore achete de piolet et il n’est pas envisagé qu’il aille à Mexico

      3. @ Sirius

        Ce forum est n’est pas la récré.
        Les insultes vous font beaucoup de tord. Vous valez mieux que cela.
        Essayez d’articuler une démonstration rationnelle, et si possible scientifique.
        Parlez nous d’un seul cas où la bourgeoisie et son Etat
        ont disparu sous une pluie de bulletins à l’ouverture des urnes.

    1. Les oubliettes ce n’est pas assez profond. Peut-être que le jour où la dévastation régnera sur le monde occidental, alors peut-être mais avant il va falloir descendre toutes les marches de l’enfer ultra-libéral

    2. Juan:
      La question a été posée et répondue par la même personne (x), éditorialiste Eco. aux matins de France -Culture (date non retenue)
      Réponse : « Les réglements l’interdisent. »
      Question résumée : »La BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 5-6%
      aux Etats. Pourquoi pas directement ? ».

      Quand les bornes sont dépassées,y’a plus de limite.
      Et vous voudriez un prêt à 0%? Mais Juan, c’est la chienlit que vous nous préparez!

      (x): Madame Agnès Bénassy-Quéré , Professeur à l’Université , membre du Conseil d’analyse économique, de la Commission Économique de la Nation et du Cercle des économistes, plus autres broutilles, ( voir Wikipédia ) et enfin préposée à l’économie sur Les Matins de F.C.

  12. La satisfaction de la semaine se trouve sans aucun doute sur la première page du journal « courrier international ». Ce n’est pas demain que notre président de la république ouvrira son palais présidentiel aux démunis et donnera 90% de son salaire à des associations caritatives.
    Quel bonnheur de savoir qu’il existe encore sur cette terre de VRAI HOMME POLITIQUE et qu’un jounal comme courrier intern. en fasse sa une est aussi une bonne nouvelle !!!

  13. L’unanimité c’est donner un pouvoir énorme à la plus petite minorité. Situation idéale pour des spéculateurs qui n’hésiteront pas à monnayer très chères leurs adhésions à un plan de restructuration.
    Jurisprudence : système ingénieux qui permet à un petit groupe de faire passer des lois qui n’ont pas été votées par le parlement donc par les représentants du peuple.

    ça sent le cdfd cette histoire.

    Quelques juristes dans cette aimable blog pour éclairer mes supputations ?

  14. Les salariés du service public,des multinationales, des banques et des entreprises privées sont confrontés aux même problèmes qui viennent de leur direction ou des fonds d’investissements qui exigent plus de rendements et plus de résultats avec une diminution des moyens pour y parvenir. Les problèmes de stress, de santé et les suicides font partie de cette dégradation sociale qui finit par changer les mentalités, et va rendre les relations sociales plus dures et plus méchantes.

    Les restrictions des budgets qui sont devenus la norme accepter par les divers services publics et privés en contradiction avec la hausse des profits pour les actionnaires et leurs dividendes, les propriétaires de grandes entreprises et les hyper-riches.

    Ses baisses de bugdets ont pour conséquence de rendre le climat social plus tendu, et dans le même temps d’exiger une hausse régulière des rendements et une hausse des résultats qui ne seront de toute façon pas redistribuer. Par le biais de la précarisation des contrats de travail ont peu facilement mettre la pression sur les salariés et délocaliser l’entreprise même si les bénéfices sont importants. Ce qui permets de poser de plus en plus d’exigences sur la masse salariale, qui de toute façon n’aura aucun contre-pouvoir pour tenter de sauvegarder leurs situations de vie en entreprise.

    Les restrictions qui ont pour but une hausse des résultats et des rendements, ne sont pas accompagnés d’une augmentation des salaires, ce qui devrait se passer à la suite de meilleurs résultats. Au contraire, les salaires publics comme privés sont gelés, et sont même baisser comme ce fût le cas dans de nombreux pays ou entreprises. Il y a moins de salariés par service, moins d’heures de travail que les salariés essayent de combler par des heures supplémentaires qui ne seront pas payés, ceci avec obligation de rendements/résultats sous peine de subir des pressions permanentes ou de faire du chantage pour délocaliser l’entreprise, qui de toute façon peut se voir confronter à une administration ou un conseil d’administration cupide pour ensuite fermer malgré les résultats exigés ou de bons résultats pour permettre de continuer l’activité.

    Celà continue avec une baisse des droits sociaux pour des couvertures diverses, c’est la sécurité et la qualité de l’emploi qui sont remis en cause, alors que les profits vont vers les riches qui profitent de la masse salariale.

  15. Bonsoir à tous.

    « Elliott Capital Management est un fonds vautour basé dans les Iles Caïmans et présidé par Paul Singer, qui fut l’un des grands donateurs de la campagne présidentielle de Mitt Romney. C’est lui qui est à l’origine de la saisie de la frégate Libertad (Liberté) de la marine argentine dans un port ghanéen, dans le but de se faire rembourser à 100 % des titres qui ont fait l’objet d’un accord de restructuration globale en 2005 et 2010, auquel il s’est refusé de participer, alors que 92 % des détendeurs de ces titres de la dette argentine y ont souscrit. »

    L’Argentine comme tous les états possède un service action, c’est le bon moment pour s’en servir et offrir à Monsieur Paul Singer des obsèques de troisième classe et de réserver le même sort à ce juge new-yorkais. Les larbins étant aussi coupables que les maîtres.
    Il y a un moment où il faut cesser de discuter et de se conformer aux dictats de ce que l’on appel improprement le « droit » qui dans ce cas est au service de la mafia financière, des intérêts politiques US et anglais.

    1. de plus, ce serait une » reconnaissance » envers les méthodes des yankees, qui sont des spécialistes du butage à distance de ceux qui dérangent la* United Fruit C° ( nom générique ) …

      * = le divin marché ( dans un sens, mais pas dans l’autre ; en effet, le « rest of the world », c’est pas pareil !! )

  16. M. Leclerc  » Elliott Capital Management est un fonds vautour basé dans les Iles Caïmans et présidé par Paul Singer, qui fut l’un des grands donateurs de la campagne présidentielle de Mitt Romney. C’est lui qui est à l’origine de la saisie de la frégate Libertad (Liberté) de la marine argentine dans un port ghanéen, dans le but de se faire rembourser à 100 % des titres qui ont fait l’objet d’un accord de restructuration globale en 2005 et 2010, auquel il s’est refusé de participer, alors que 92 % des détendeurs de ces titres de la dette argentine y ont souscrit « …

    1 / Commentaire personnel : On se demande bien ce que font les services secrets argentins ! Personne n’est encore allé faire une petite visite à M. Paul Singer ?

    2 / Le fait que les îles caïmans ( îles caïmans / territoire d’outre -mer du Royaume uni ) aient saisi une frégate de la marine argentine, cela pourrait -il être considéré comme un acte de guerre ?

    Quelqu’un pourrait-il répondre à la question n ° 2, je m’interroge. Merci.

    1. @JEFF

      Les GHANNEENS appliquent betement la convention signé à New york en 1958 sur les voies d’execution en droit international
      Ils ont procede à la saisie arret conservatoire de la fregate
      Quand je dit betement je veut dire servilement ( la peur du grand Satan ) car il y avait et il y a encore tous moyens de discuter le caractere definif de la decision du juge americain et d’ajourner cet exequatur là….si d’aventure les ARGENTINS avaient dument contesté la decision du juge americain et du juge d’Accra !? Ici l’ambassade americaine a exercé d’aimables pressions.

      1. Les dirigeants ghanéens, comme les autres politiciens,
        sont choisis pour leurs talents de bons comédiens
        mais n’ont qu’une marge d’interprétation très limitée
        du livret écrit par le capital.
        Leur gamelle est menacée en permanence par l’existence de doublures
        dite alternances électorales…

  17. Pourquoi n’y-a-t-il pas de danseurs financiers aussi frénétiques…autour de la dette…climatique?
    Seraient-ils atteints de myopie? Ou alors est-ce la politique à courte vue des oligarchies qui dicte le  »ce qui est pris est pris »?

  18. Y a t-il que moi pour penser que des bombes vont finir par tomber et des gens mourir..?
    Combien des les forces armée US pourront elles encore être le rempart de ces prédateurs?
    Et qu’on ne me parle pas de Droit!

  19. Bonsoir JEFF

    « 1 / Commentaire personnel : On se demande bien ce que font les services secrets argentins ! Personne n’est encore allé faire une petite visite à M. Paul Singer ? »

    Merci. Il y a des jours où je me sens moins seul.

    1. Moi aussi ! Quand j’ai posté mon message, je n’avais pas encore lu le vôtre. Mais nous gardons raison, cela va sans dire…

      Quand le dit  » droit  » administré internationalement devient un formidable outil de domination, peut-on encore appelé cela  » droit  » ? N’est-ce pas une nouvelle tyrannie déguisée ? Surtout quand on sait que l’oncle Sam ferme les yeux sur les  » nations sœurs  » – dictatures et régimes militaristes en tous genres – qui ne cessent de violer ce même  » droit international  » sans que rien ne se passe jamais, sans que l’oncle Sam ne dise quoi que ce soit…  » Droit  » ? Vous avez dit
       » Droit  » ? Que les nations dominées inventent le leur puisque le dit  » Droit international  » est à géométrie variable et si fantasque selon les bourses !

  20. Bonsoir à tous

    Merci à Axel T pour ses précisions techniques sur la situation de la dette argentine et à François Leclerc pour élargir la question aux autres dettes.
    Les réactions émotionnelles fortes de certains , que je comprends bien, montrent bien qu’il y a une confusion entre ce qu’est le Droit et ce qu’est la Justice!
    Les commentaires parlent beaucoup de la technique de gestion de la dette mais peu de l’hypothèse avancée de politique délibérée d’empêchement de l’apparition de solutions économiques qui ne seraient pas à l’avantage des spéculateurs sans vergogne.
    Quand aux moyens de convaincre un juge de district ici ou un fonctionnaire là, dès qu’il y a des milliards et des principes en jeu….

    Cordialement

  21. Voilà qui indique fort bien la pierre de touche à mettre à terre
    Parisot dans un moment de lucidité,
    ce que je nomme le « marxisme spontané », source AFP 29.12

    « Toute notre société est construite sur un principe essentiel, celui du droit de propriété (…)
    Ebranler ce principe, comme ça, à la va-vite, c’est très grave »

    1. On peut le faire autrement qu’à la  » va-vite » , pourvu que ce soit dans un temps compatible avec  » Liberté -Egalité- Fraternité  »

      Mais la fraternité et la survie de la planète règlent la flamme nécessaire à feu vif .

  22. Pour ce qui est de l’Angleterre et de la City. Les anglais gagnent du temps, mais devrait éclater tôt ou tard un des plus grand scandale politico- financier qui soit ou un truc dans le genre qui va faire très mal. Les anglais ont fait le choix du grand écart . Ils divisent pour régner, désirant profiter des avantages du continent sans en accepter les inconvénients tout en lorgnant du côté des states. Ils vont se retrouver bien seuls sur leur île.

    D’où je dis ça….sait pas vraiment, c’est encore flou, une forme obscur dans mon bac à compost. Quelque chose comme un effet boomerang, un élastique trop tendu que l’on prend dans la g.. quand il claque. Le point de rupture n’est plus très loin.
    Ca passe par les Etats Unis et le Canada, je ne sais pas dire quoi ni comment ,mais je les plains .

    Pour ce qui est de la France, quelqu’un à ironisé au sujet du retour des « sans culottes »…..il ne croit pas si bien dire. Une révolution en profondeur est en mouvement, de l’intérieur, un changement profond. Une mutation, à peine perceptible mais certain. Un renouvellement qui gagnera toute l’Europe. Sait pas dire quoi. Mais de l’espoir. Une sorte de douceur déterminée qui se fraye un chemin dans l’opacité noire des tribulations politiques.

    Quelque chose à été semé en terre de France il y a longtemps, ça passe par la Russie. La Russie hésite encore, c’est comme un vent de quelque part, un souffle qui vient du dedans. Une histoire d’âme. L’âme de la Russie est fort belle, ils ont le sens du merveilleux enfoui sous les décombres de l’histoire. …..à voir.

    L’Allemagne, elle fait partie du continent, qu’elle s’en souvienne, c’est une pièce maîtresse du jeu, un atout. Avec les autres elle rayonne, sans les autres elle ternit. L’Espagne semble hors jeu .Le Portugal courageux s’accroche balloté comme une coquille de noix, ils sont solidaires, le coeur du Portugal est son salut, petit mais imaginatif, il peut surprendre. L’Italie son génie est bridé dommage . Les autres je ne les vois pas. La Belgique s’est perdu de vue, elle tâtonne. La Suisse se frotte les mains, mais ce qui fait sa fortune peut faire son malheur, elle va vite comprendre ou est son intérêt et ne pas céder aux mauvaises tentations, avoir les yeux plus gros que le ventre peut conduire à l’implosion. Pour la Suisse plus que pour une autre tout est question d’équilibre et il est fragile.
    La Suisse c’est un peu comme la Comté dans le Seigneur des Anneaux, elle ne se croit pas concernée par les tribulations continentales, une bénédiction peut avoir des effets secondaires inattendus. La Grèce va s’en sortir, nul ne peut la laisser sombrer, elle fascine, trop belle pour être perdue. Son avenir passe par les arts.

    L’avenir sera européen, ou ne sera pas. L’Europe est originale ,riche de ses cultures, les pays fondateurs en sont le noyau car ils concentrent les influences venues du reste du continent et du monde. En Europe se cristallise toutes les civilisations,les sciences, les arts et la vie c’est une sorte de synthèse de tout ce qui à été ,dans le meilleur comme dans le pire . Sa singularité c’est d’être la terre de « Notre Dame », plus particulièrement la France. L’Europe c’est le creuset de l’Humanité à venir.

    L’Europe n’est en rien supérieure aux autres continents, mais elle récolte, concentre, absorbe, transforme et restitue. Elle doit tout aux autres mais sans elle les autres ne peuvent accéder à leur plein accomplissement.

    L’avenir des Etats Unis est flou , leur rôle à été de permettre l’émergence de l’Europe à travers ses plus grosses crises. Leur rôle va changer, tout dépend de leur capacité à se réformer en profondeur. La transformation pour eux risque d’être rude car elle passe par une remise en cause radicale de leur culture, de leur idéologie.Un retour complet sur eux mêmes pour aller de l’avant. Ils voient cela comme un déclin et donc ils vont s’accrocher à leur hégémonie comme un naufragé aux débris de son vaisseau. L’Amérique se réinventera ailleurs que dans ses grandes villes. Le plus grand défit des Etats Unis est intérieur. Ils n’ont pas de pire ennemis qu’eux mêmes, que leur paranoïa.

    Il y aurait encore tant à dire mais je vais y passer la nuit, le contient asiatique, africain, …..etc.
    Dès fois ça jaillit comme ça.

    Bref le monde dans ses turbulences change, l’humanité se redessine. Et les prophéties mettent plus en garde qu’elles ne prédisent de malheurs, elles donnent des pistes de lecture, indiquent des directions, des dangers, mais le dénouement est toujours libre. Tout est ouvert.
    Tous les chemins du possible sont visibles dans les livres d’histoires de notre humanité, les contes, les légendes, les mythes.

    Dans le ciel lourd de nuages obscurs, une trouée de lumière. L' »Inespéré » tant espéré…… »Nous »…..enfin!

    Euh non je n’ai rien fumé, ni bu, j’ai peut être une case…. c’est même certain.

    1. @ Saule
       » L’Europe c’est le creuset de l’Humanité à venir  »
      Géocentré , ton truc ! ( la Chine ? )
      Mais quand tu dis :  » Une mutation, à peine perceptible mais certaine. »
      Là , ya p’têt quéquechose mais  » ça  » ne prendra pas forme du haut de ta chaise d’ordinateur .
      Notre Dame des Landes , une pellicule sur un chaos brûlant .

    2. Z’en faites pas pour les Russes, ils ont une langue et la musique sonne bien dedans.
      Leur énergie interne vient essentiellement de là. Les grands linguistes (Hagège, Georges Nivat) vous diront qu’elle n’est pas figée, c’est une fabrique de mots et d’invention.
      Je dis toujours qu’il faut que je me remette à l’étudier.

  23. @ Mr Leclerc
    Pourrais-je avoir une bonne explication de ce « Pari passu » invoqué par ce Juge New-Yorkais dans sa prise de décision.?. Merci

    1. De son côté EADS , par exemple, a son  » corporate seat » à Amsterdam , et est donc de droit néerlandais ( la City ?) pour d’éventuels contentieux .

      A propos , à un Lagardère près , ça a l’air de pas mal négocier entre Merkel et Hollande :

      http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/infos-conseils-valeurs/infos/les-actionnaires-ont-etabli-le-cadre-d-un-accord-sources-831788.php

      Où est la monnaie d’échange ( s’il y en a une ) ?

  24. Quelle est l’étendue, la « juridiction » de ce droit (pari passu)? Ne doit-il pas être une clause inscrite dans chaque contrat, un accord de chaque contractant ?

  25. Mais alors peut-on remettre en cause avec cette juridiction de « pari passu », toutes les clauses prévues,lors d’une Titrisation et surtout celle de « séniorités ».? A moins qu’elle soit prévue d’office dans les conditions établies…

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